Magnifiques portraits de Jupiter et de la constellation du Taureau

Jupiter règne sur le ciel d’automne, au sein de la constellation du Taureau.

Cette photo de Tunç Tezel nous montre un petit peu plus d’étoiles et de nébulosités qu’on ne peut en voir à l’oeil nu. Des étoiles et aussi une planète, Jupiter et deux astéroïdes géants, Vesta et Cérès. Trois astres errants (asteres planetes) qui traverse l’une après l’autre, les douze (en réalité treize) constellations du zodiaque. Cette année, c’est dans le Taureau céleste que séjourne la plus grosse planète du système solaire, au-dessus de son front, entre ses deux cornes. Vous ne pouvez pas la manquer car il brille d’un éclat chaleureux et doré au-dessus de l’horizon est, nord-est dès le début de la nuit. En l’absence de la Lune et de Vénus (qui ne parait que le matin), Jupiter domine nos nuits d’automne-hiver. L’étoile Aldebaran qui représente l’oeil fulgurant de cette très ancienne constellation (adopté par de nombreuses cultures, le Taureau a traversé les millénaires) fait pâle figure à côté du puissant Dieu de la Foudre Jupiter/Zeus. Disposé en V et dessinant la tête de l’animal, on reconnait l’amas ouvert des Hyades. Une formation de jeunes étoiles distante d’environ 150 années-lumière. Leur nom signifie “les Pluvieuses”. On ne peut pas dire le contraire en cette saison de pluie abondante ! Plus haut, à droite, graciles et nimbées de bleu, la grappe d’étoiles des Pléiades n’aura échappée à personne. Une famille légendaire (connues aussi sous le nom des “Sept Soeurs” ou des “Sept Filles d’Atlas”) de plusieurs centaines de bébés stellaires dont seuls une poignée sont dicible à l’oeil nu. Blotties à quelques 440 années-lumière de nous, elles sont un marqueur des saisons importants pour de multiples cultures dans le monde entier depuis, probablement, l’aube de l’humanité et se retrouve citées dans de nombreux récits cosmogoniques et épiques … Nées il y a moins de 100 millions d’années, elles ont vues (si l’on puis dire) disparaître les dinosaures de la surface de la Terre et s’installer le règne des mammifères …

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Ephéméride astronomique : semaine du 16 au 23 juillet 2012

Principaux événements célestes à observer entre le 16 et le 23 juillet 2012

Pas d’événements importants dans le ciel de cette semaine nonobstant une occultation de Mercure par notre satellite naturel le 20 juillet, quelques heures seulement après la Nouvelle Lune. Seuls celles et ceux qui seront quelquepart entre l’Afrique du Sud, Madagascar et le sud-ouest de l’Australie pourront en profiter dans les lueurs de l’aube …

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La Voie Lactée en direction des constellations du Sagittaire (centre de la Voie Lactée) et du Scorpion (à droite). Photo de Stéphane Guisard.

Cette semaine, plus exactement, le 19 juillet, c’est donc Nouvelle Lune ! Soit la promesse de quelques nuits noires — dans la mesure où pas ou peu de pollution lumineuse ne vient déranger le spectacle ! — et le plaisir de parcourir le fleuve pâle de la Voie Lactée qui se révèle alors dans toute sa splendeur.

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[Image du jour] : Alignement planétaire dans un bain de lumière zodiacale

Lumière zodiacale et alignement planétaire

Lumière zodiacale et alignement planétaire

Une magnifique photo d’alignement planétaire à admirer en ce moment, baignant dans la douce “lumière zodiacale”.

Vous avez certainement remarqué ces derniers jours, à la tombée de la nuit, la Lune en croissant aux côtés de la très brillante Vénus. Une conjonction dite géocentrique, réservée donc aux seuls terriens ! Ce soir, la Lune à l’apogée (plus grande distance entre la Terre et la Lune) préfère la gigantesque Jupiter. Demain, c’est en compagnie de la pléthore d’étoiles des Pléiades que nous pourrons l’admirer et/ou la photographier … Bel enchainement qui se prolongera le 7 mars, lorsque notre satellite naturel rencontrera Mars aux couleurs chatoyantes. La planète rouge sera, par ailleurs en “opposition” ce vendredi 3 mars. Une position et une période très favorable à son observation !

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En vidéo, anatomie de la constellation d’Orion

La constellation d'Orion photographiée par Girardi Michele

La constellation d'Orion photographiée par Girardi Michele

En vidéo, présentation de la célèbre constellation d’Orion.

Anatomie ou les dessous de la constellation d’Orion, visible en ce moment, plein sud dés la tombée de la nuit.

Le géant Orion, originaire de Béotie, connut de nombreuses aventures. Chasseur prolixe, il fut aveuglé par Oenopion, fils de Dyonisos, aimé et séduit par les divines Eos et Artemis, pourchasser par un monstrueux Scorpion qui finit par le tuer (ou pas, selon les versions …). Les uns disent que c’est la Déesse de la Chasse qui le porta au ciel en compagnie de Chiens (Canis Minor, Canis Major). D’autres racontent que c’était là, la volonté de Gaïa afin de rappeler à chacun que, à l’instar d’Orion qui périt par la piqure d’un Scorpion, « on trouve toujours plus fort que soi »…  Une autre légende dépeint le Chasseur Orion poursuivant les Pléiades, petites protégées de Zeus (celui-ci les transforma en colombes).

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En vidéo, nuits d’hiver dans le Minnesota

Belle “timelapse vidéo au coeur des nuits d’hiver.

Le photographe Mark Ellis nous fait partager les trésors du ciel d’hiver. On reconnait le géant Orion, habitant des nuits glaciales qui ici, enjambe plaines et fôrets du Minnesota. On reconnait aussi le discret nuage allongé de la galaxie d’Andromède (M31) qui se fraie un chemin entre les griffes des arbres nus. Suivent la belle grappe des Pléiades, le Taureau … La Voie Lactée rampe sur ce sable céleste, essaime les étoiles et dessine de nouveaux motifs chaque nuit. Mandala de la nuit.

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Ephéméride astronomique : semaine du 15 au 22 janvier 2012

Principaux événements célestes à observer du 15 au 22 janvier 2012

16 janvier : Dernier Quartier de Lune.
A découvrir au-dessus de l’horizon sud-est, partir de 2 h du matin : trio (apparent) qui réunit la Lune en dernier quartier, Saturne et Spica (l’épi), l’étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge.

Saturne, Spica et la Lune réunies le 16 janvier à partir de 2h (image app Starwalk)

Io et Europe blotti à côté de Jupiter (image SkySafari)

Quelques heures plus tard, au crépuscule (vers 18 h) : Io et Europe sont visibles côte à côte près du limbe de Jupiter.

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En vidéo, présentation de la constellation du Taureau et des Pléiades

L'amas ouvert des Hyades forme la tête du Taureau céleste - Aldebaran, l'étoile la plus brillante, est plus proche et indépendant du groupe de jeunes étoiles ; il représente l'oeil du Taureau (photo de Jerry Lodriguss)

L’amas ouvert des Hyades forme la tête du Taureau céleste – Aldebaran, l’étoile la plus brillante, est plus proche et indépendant du groupe de jeunes étoiles ; il représente l’oeil du Taureau (photo de Jerry Lodriguss)

Faites connaissance avec la très ancienne constellation du Taureau, visible de l’automne au printemps, et de la légendaire  grappe d’étoiles des Pléiades qui, à travers le monde et diverses cultures,  est un marqueur et une figure très importante. Pour jeter un pont entre astronomie art et culture.

Présentation de l’une des plus anciennes constellation du ciel boréal : le Taureau (Taurus). Sa gueule est formé par l’amas ouvert des Hyades, « celles qui font pleuvoir » . La magnifique grappe d’étoiles des Pléiades est posée sur son épaule. L’astérisme des Pléiades, d’un point de vue culturel, a une très longue histoire. Probablement peint à côté d’un taureau sur une paroi de la célèbre grotte de Lascaux (il y a 17 000 ans !), l’amas des Pléiades représente depuis des millénaires un pour les sociétés agricoles et pastorales, l’arrivée du froid (automne-hiver) quand elle se lève à l’est et celle de la douceur (printemps), le temps de préparer la terre, quand elles se dirigent à l’ouest … Le lever héliaque des Pléiades (fin de nuit, avant le lever d’Hélios, le Soleil en juin) marque pour beaucoup de culture, le début de la nouvelle année. Vous apprendrez au cours de ce modeste exposé que les Pléiades possèdent des dizaines de noms différents, en résonance avec leur nombre. L’actuel qui figure sur les cartes du ciel internationale nous vient de l’antiquité grecque.

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[Image du jour] : Les richesses de la constellation d’Orion

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La constellation d’Orion photographiée par Roger Bernal Andreo

Phénoménal ! Sur cette image composite, on embrasse la totalité de la grande constellation d’Orion et, au-delà, au travers, en filigrane, les multiples nuages de gaz et de poussières, les formations stellaires en perpétuelles évolutions.

A l’oeil nu, nous ne voyons, hélas, que les étoiles les plus brillantes, celles avec lesquelles on dessine depuis l’antiquité, la mythique constellation d’Orion. De toutes les étoiles, c’est d’abord la rouge-orangé Betelgeuse, l’épaule gauche du Chasseur que l’on remarque. Plus bas, impossible d’ignorer le trio Alnitak, Alnilam et Mintaka, trois belles étoiles bleues parfaitement alignées (d’un point de vue uniquement terrestre !) et qui représentent la ceinture ou baudrier du Géant. Il n’est pas rare de les désigner comme les Trois Rois Mages … En dessous, l’éblouissante Rigel est associée à son pied droit.

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Ephéméride Mai 2011

Principaux phénomènes astronomiques de Mai 2011 à observer (à l’œil nu ou aux instruments)

Rassemblement planètaire visible à l'aube le 28 mai

Rassemblement planètaire visible à l'aube le 28 mai - Image : Stellarium

Ce mois-ci, festival de « rassemblements planétaires », en particulier très tôt le matin, parfois dans les lueurs aveuglantes du lever du Soleil. Après une relative longue période d’absence, on retrouvera donc Mars et Jupiter. En leur compagnie, celle que l’on nomme aussi l’étoile du Berger, la très brillante et non moins envoutante, Vénus. Depuis plusieurs mois, cette dernière ne se lasse pas de fréquenter le Soleil du matin, l’aube habillée d’or ou encore, l’Aurore « aux doigts de rose » laquelle, disait-on dans les temps anciens, rougissait lorsqu’elle voyait le Chasseur Orion !
A présent, que la grande constellation de l’hiver disparaît jour après jour, sous l’horizon, Aurore, inconsolable, pleure son amant déposant de la rosée un peu partout derrière elle …

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Ephémérides Avril 2011

Principaux phénomènes astronomiques de Avril 2011 à observer à l’œil nu ou aux instruments

Saturne

Saturne photographiée par Amaltea (AAPOD) en mars 2011

Incontestablement, Saturne est la grande vedette visuelle de ce mois-ci. Par ailleurs, les autres planètes ont comme déserté la voûte céleste de ce début de printemps, excepté Vénus visible furtivement dans les lueurs rosées de l’Aurore !

Le 3 avril, Saturne est en opposition et au plus proche de nous pour cette année, quelques 1,3 milliards de kilomètres. Présente dans la constellation de la Vierge (Virgo), la deuxième plus grosse planète du système solaire se hisse au-dessus de l’horizon Est dés le début de la nuit, bien avant Spica (l’étoile-phare de la Vierge).
Outre Sirius, qui s’ »allume » la première au crépuscule, Saturne est un des astres les plus brillants – et des plus beaux – à voir au cours des douces nuits printanières … Observer Saturne, ses milliers d’anneaux et quelques-uns de ses satellites naturels qui lui tiennent compagnie est toujours un spectacle sensationnel et inoubliable.

Au cours de la première partie de la nuit, le Lion (Leo) bondit au-dessus de l’horizon Sud tandis que le Chasseur Orion, suivi de ses deux chiens (Canis Major et Canis Minor), entame sa route vers l’Ouest et le Soleil couchant … Au même moment, à l’Est, se profilent les constellations du Bouvier (Bootes) largement dominée par la rouge Arcturus et la Vierge (Virgo) qui, comme on l’a vu, accueille Saturne.

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Petite promenade dans le ciel d’été

Vue d'ensemble du ciel d'été

Vue d'ensemble du ciel d'été

Petit panorama des constellations dominant les douces soirées d’été.

Les soirées d’été, comme chacun sait, sont propices à la détente, à la douceur de vivre … De belles soirées qui se remplissent langoureusement d’étoiles sont une invitation à découvrir un ciel mal connu qui se montre chaque soir ! Paradoxalement, c’est au cours de cette période de l’année, quand les nuits sont les plus courtes, que s’aventurent le plus grand nombre de curieux disposés à rencontrer le « peuple du ciel » ! Observer le ciel à l’œil nu est un premier contact avec l’univers, une première vision d’un espace démesuré !

Pour commencer, il est bon de rappeler qu’il faut, le plus possible, s’éloigner de toute source lumineuse, les éviter soigneusement pour ne pas être gêner au cours de l’observation. Veillez à choisir un espace dont l’horizon soit dégagé. Il est préférable de garder avec soi une lampe de poche et de ne l’utiliser quand cas de nécessité. N’oubliez pas que vos pupilles ont besoin de plusieurs minutes pour s’adapter aux ténèbres ! Par ailleurs, vous remarquerez que l’obscurité, tant redoutée, n’est jamais totale.
Les nuits sans Lune et, bien sûr, sans nuages sont magnifiques. Le regard peut alors se concentrer sur les innombrables étoiles qui tapissent le ciel … !
Et que voit-on alors par une belle soirée d’été ?

Le crépuscule

Quand le Soleil s’est couché, amusez-vous à guetter le premier astre qui brille. Couramment nommée l’« étoile du berger », la planète Vénus (notre jumelle en taille située entre le Soleil et nous) est la toute première à se montrer cette année au-dessus de l’horizon ouest. Impossible de la manquer dans les lueurs flamboyantes du crépuscule. Puisqu’elle est en orbite autour du Soleil, Vénus bouge régulièrement. Elle habite tantôt le ciel du soir, tantôt celui du matin (étoile du soir, étoile du matin, etc.). En ce moment, elle part très vite rejoindre le Soleil qui lui continue de descendre les marches vers les ténèbres … La nuit s’avance à grands pas. Chaque minute, une étoile semble surgir de l’espace, apparaître du néant. Bientôt, elles éclabousseront le ciel par dizaines, semées par le temps qui passe. Le « profane » commence alors à s’égarer dans les méandres de la nuit douce.

Revenons un instant au crépuscule. Deux autres planètes accompagnent la déesse de la Beauté … Visible un peu plus haut dans le ciel, à l’est (à sa gauche) de Vénus, un point doré qui ne scintille pas désigne Saturne, la deuxième plus grosse planète du système solaire.
La planète rouge est également là, plus discrète. Mars perd de son éclat au fur et à mesure que la Terre s’en éloigne.

Les étoiles les plus brillantes sont les premières à se montrer et l’une des toutes premières, « tremblote » à la cime du ciel (début de nuit), un astre rougeoyant qui se nomme Arcturus (alpha bootis). Son nom signifie le « gardien des ours« . Cette géante rouge est à environ 37 années-lumière de nous. Elle domine la constellation du Bouvier (Bootes). « Bouvier, gardien des bœufs », « Arktos ouros, gardien des ours », tout cela a un lien direct avec la Grande Ourse (voir les récits plus bas) que l’on peut reconnaître à sa droite, en direction du nord-est.

Arcturus, visible en bas de la constellation du Bouvier

Arcturus, visible en bas de la constellation du Bouvier (cliquez pour agrandir)

En tournant la tête vers l’est, déjà haute dans le firmament, on voit Véga (alpha lyrae) briller comme un diamant ! C’est une des étoiles les plus lumineuses du ciel d’été avec Deneb (alpha cygni) et Altaïr (alpha aquilae). Toutes trois s’invitent vite dans un ciel encore peu occupé. En les reliant, on forme l’astérisme du « Triangle de l’été » ou les « trois belles de l’été ».

La Voie Lactée

A présent, il est autour de 22h45 (début et mi-juillet) ou 21h45 (début, mi-août). Au nord-ouest, les dernières braises du Soleil couchant sont devenues pâles. Le jour s’éteint en silence, la nuit commence. Si votre site d’observation est bien choisi et en l’absence de la Lune, la nuit noire se livre à vous …

La Voie Lactée photographiée par S. Brunier

La Voie Lactée photographiée par S. Brunier

Présente et saisissante, la lueur de la Voie Lactée traverse le ciel de part en part. C’est un fleuve d’une lumière cendrée qui semble naître près de l’horizon nord et se déverser au sud. Il est jalonné de cailloux scintillants, jetés là, il y a bien longtemps … Quelques traces sombres engloutissent par endroit le flot d’étoiles … Mais quelle est donc cette arche voluptueuse devenue, dans la lumière, la chaleur et la fureur de nos villes, complétement invisible ?
Des latinistes, des historiens, des conteurs diront que c’est le lait de la déesse Héra, qui s’est étalé dans le ciel après que Héraclés, encore un nourrisson, l’ait tété goulument en cachette pour acquérir l’immortalité … Un vœu de son père Zeus qui a demandé à Hermès de l’aider. Ainsi l’enfant fut-il conduit auprès de la grande déesse pendant son sommeil … Vous n’avez pas fini d’entendre parler du maître de l’Olympe, de ses liens avec les constellations et les femmes qui sont nombreux … ! Son imagination et ses motivations sont sans limites !

La Voie Lactée doit son nom a son aspect de lait. A l’instar du mot galaxie qui veut dire la même chose en grec. La Voie Lactée que l’on contemple la nuit n’est autre que notre galaxie … Vue de l’extérieur, une galaxie ressemble, en général, à un disque avec des renflements au centre. La lumière qui s’en dégage est celle de plusieurs centaines de milliards d’étoiles regroupées. C’est une formidable communauté d’étoiles tenues ensemble par la force de gravité. L’ensemble est également composé de gaz et de poussières, plus ou moins visibles, de nombreuses régions où se forment des dizaines d’étoiles. De la matière noire, encore mal connues, est soupçonnée aussi d’abonder. Les astronomes évaluent la population globales à plus de 100 milliards de masses solaires. Environ 10 % des étoiles ressembleraient au Soleil !
Le fleuve d’étoiles d’apparence si pâles que l’on voit la nuit est une partie de cette vaste communauté, c’est l’intérieur du disque ou, pour utiliser une autre image, l’intérieur d’un « gâteau ». Dans une direction, vers le centre, c’est dense. Dans l’autre, les étoiles sont moins nombreuses. Le reste du ciel, certes moins peuplé, représentent le dessus et le dessous du « gâteau », à la verticale du disque galactique …
Parcourir la Voie Lactée avec une paire de jumelle est un vrai plaisir, des milliers de petites formations stellaires sont à découvrir !

Notre grande et belle Voie Lactée semble relier, à travers la voûte céleste, l’horizon nord au sud, en passant par le zénith. Elle est nettement plus étroite sur sa partie nord. Peu à peu, elle s’élargie, s’évase puis se répand sur l’horizon sud dans la constellation du Sagittaire (sagittarius). Dans cette direction, on peut admirer un véritable estuaire, taché par endroit de veines sombres. C’est toujours un spectacle merveilleux. Dans cette direction (Sagittaire), il y a le centre galactique, la plus forte concentration d’étoiles. Quelque part, derrière cette débauche de matière et d’étoiles, travaille un monstre fabuleux imppossible à voir directement : un trou noir supermassif. Dans l’invisible, il engloutit les étoiles par dizaines ! Les astronomes lui prêtent une masse équivalent à 4 millions de fois celle du Soleil ! Tout cela, loin de nous et de nos yeux étourdis par tant d’étoiles regroupées.

La constellation du Sagittaire

La constellation du Sagittaire et le centre de notre galaxie

Le centre de la galaxie est une toile de fond, un arrière-plan. Au devant de la scène, on retrouve une poignée d’étoiles plus proches de nous. Elles représentent la constellation du Sagittaire. Au milieu de l’été, elle se hisse au-dessus du sud dès la tombée de la nuit, après avoir déloger la constellation du Scorpion (scorpio), sous la menace d’une flèche … !

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La constellation du Sagittaire représentée par l'astronome persan Al Sufi

Ce dernier est une grande et belle constellation, dominée par la l’étoile rouge-orange Antarès (alpha scorpio), une supergéante rouge atteignant 700 fois la taille de notre étoile. Antarès signifie la « rivale d’Arès », rivale de Mars car son éclat rouge rappelle la planète du dieu de la guerre. Aux latitudes moyennes (plus ou moins 45°), comme la France, il est souvent difficile de considérer la constellation toute entière. Le Scorpion ne monte pas très haut au-dessus de l’horizon, ne laissant voir qu’une partie des étoiles qui le compose. Il se lève au sud-est puis disparaît vite au sud-ouest. Le Soleil figure devant ces étoiles au mois de novembre et décembre, peu de temps avant le solstice d’hiver. Une période où le Soleil est bas sur l’horizon.

La constellation du Scorpion

La constellation du Scorpion, la Voie Lactée et Rho Ophiuchi

Les principales constellations

Les constellations du Cygne et de la Lyre

Les constellations du Cygne et de la Lyre, traversées par la Voie Lactée

Au cours de l’été, tout autour du sommet du ciel, on peut voir trois étoiles très brillantes déjà évoquées ci-dessus : Véga, Deneb et Altaïr. La première appartient à la constellation de la Lyre (Lyrae), elle se situe à 25 années-lumière de nous. Une légende raconte que l’instrument de musique a été créée à partir d’une carapace de tortue par le dieu Hermès. En l’observant attentivement, on peut remarquer que la constellation imite parfaitement un parallélogramme auquel s’ajoute la lumineuse Véga (alpha lyrae).

Deneb (alpha cygni) est visible au sud-est de Véga. « Al Deneb al jaja« , la « queue de la poule » est une étoile marquant la queue du Cygne. Elle est distante de 3 000 années-lumière et brille autant que sa voisine, précédemment évoquée. C’est une géante bleue, une étoile très chaude et très brillante.
Dans la mythologie grecque, le Cygne est une des multiples « métamorphoses » du dieu Zeus. Le poète Ovide raconte avec talent, la rencontre provoquée par le dieu puissant avec la belle Leda, épouse du roi Tyndare. La transformation en bel oiseau blanc majestueux est une nouvelle ruse de sa part pour approcher la délicieuse reine qu’il convoitait ! De leur union, naîtront quatre enfants (Léda accouche de deux œufs) : Castor et Clytemnestre, Hélène et Pollux ! Les deux garçons Castor et Pollux se retrouveront plus tard pour former la célèbre constellation des Gémeaux. De la fin juin à la fin juillet, le Soleil brille devant et il est donc impossible de les voir.

L’étoile Altaïr (alpha aquila) n’est pas loin de là. Son signifie « la tête ». Elle domine la constellation de l’Aigle (Aquila). Dans la mythologie grecque, il est dit que l’oiseau dévorait chaque jour le foi de Prométhée, personnage célèbre pour avoir dérober le feu aux dieux de l’olympe … Une petite flèche, dessinant un trait léger dans le ciel, effleure une de ses ailes. C’est Héraclès/Hercule qui l’a décochée pour secourir son ami. Cette partie de la scène nocturne réunie plusieurs personnages de la même histoire. A l’instar de la Grande Ourse et le Petit Ours, de Cassiopée, Céphée et Andromède vers le nord et le nord-est.

La Grande Ourse et le Bouvier

La Grande Ourse (à droite) et le Bouvier et la brillante Arcturus (à gauche)

En se tournant vers cette direction, on rencontre des constellations visibles toute l’année, on les dit circumpolaires (point de vue terrestre à une latitude nord supérieure à 40°).
Commençons avec celle qui est sans doute la plus célèbre de toutes : la Grande Ourse (Ursa Major). Dans cette région du ciel, ce sont surtout sept étoiles qui retiennent l’attention de l’observateur. En Mesopotamie, elles représentaient un grand chariot tiré par trois bœufs. Les Romains voyaient sept bœufs (septem triones) et les Grecs, une hélice helikon. Par la suite, d’autres étoiles ce sont ajoutées formant ainsi la Grande Ourse. En extrême-orient, les chinois représentent un rat avec trois étoiles ajoutées aux sept premières. Les japonais imaginent une louche géante. De nos jours, on connait aussi ces sept étoiles principales sous les traits d’une grande casserole, un astérisme devenu familier ! Celle qui s’appelle la Petite Ourse (Ursa Minor) est visible à quelques degrés de là. Composée également de sept étoiles dont l’immobile étoile polaire, elle est connue sous les noms de « petite casserole » ou « petit chariot ». Dans la mythologie grecque, il s’agit d’Arcas, naît de l’union de la nymphe Callisto (alias la Grande Ourse) avec le dieu Zeus. Le jeune garçon, n’a jamais su que sa mère avait été transformée en ourse par les soins d’Héra (ou Artemis, selon les versions). Par jalousie, bien sûr. Aussi, jeune chasseur qu’il était devenu, s’apprêtait-il à tirer une flèche sur l’animal quand le maître de l’Olympe est intervenu pour l’empêcher de commettre l’irréparable ! Arcas est devenu à son tour un ours et fut disposé dans le ciel avec sa mère. Héra, acceptant mal cet honneur, a choisie de les priver de repos à jamais en les condamnant à tourner en rond, au-dessus de la terre …

Cassiopée

La constellation de Cassiopée représentée par Hevelius

En dirigeant votre regard vers le nord-est, vous pourrez voir cinq étoiles dessinant un grand W. C’est la constellation de Cassiopée (Cassiopeia), célèbre reine de l’Ethiopie dans l’antiquité ! Plus discret dans le vaste ciel, son mari, Céphée (Cepheus) se tient près d’elle. La légende raconte que la reine passait son temps à s’admirer, se targuant d’être la plus belle de toutes les femmes du royaume au point d’irriter les Nereides. Celles-ci s’en allèrent demander au dieu Poseidon, la destruction de l’Ethiopie par le monstrueux Crachen ! Afin d’enrayer la catastrophe, les deux époux se résignèrent à livrer en sacrifice, leur fille Andromède, comme le prescrivait l’oracle qu’ils ont consulté. Heureusement, tandis que le monstre marin s’approchait du rivage où la princesse avait été attachée, le jeune Persée vint à son secours. Après les avoir débarrasser du monstre, il l’épousa. On les retrouve tous réunis dans cette partie du ciel, à l’orée de la Voie Lactée.
A l’approche de l’automne, la constellation d’Andromède (Andromeda) s’élève de plus en plus haut au-dessus de l’horizon, laissant voir la tache oblongue et délicate de la galaxie d’Andromède, une voisine située à plus de 2,4 millions d’années-lumière !

Toutes les photographies du ciel proviennent du site internet Allthesky.

Crédit photos : Allthesky.

Galerie des constellations

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Starmap pro et Starmap HD, un planétarium de poche

StarMap HD, carte du ciel virtuelle

StarMap HD, carte du ciel virtuelle

iPhone / iPad App Review : Starmap Pro (14,99 €) et Starmap HD (14,99 €)

L’application « StarMap Pro » est un « must have » pour tous les amateurs d’astronomie qui possèdent un iPhone ! La haute-résolution de la version iPad, associée à la très riche palette des fonctions en fait un redoutable accompagnateur pour vos nuits blanches, à l’affut des différents objets célestes !

Que ce soit dans sa version iPhone ou iPad, « StarMap » possède de nombreuses fonctions qui raviront tous ceux qui désirent approfondir leurs connaissances du ciel nocturne.

Tout d’abord, rappelons que l’application est avant tout une carte du ciel qui accompagne l’observateur (débutant ou confirmé) dans ses recherches. Merveilleux avantage offert par la technologie : la puce GPS (couplée à l’accéléromètre) montre sur l’écran de l’appareil mobile les constellations que l’on a devant soi. Une sorte de « réalité augmentée » applicable à la voûte céleste. Il est plus facile alors d’identifier et de situer les objets que l’on souhaite observer. Mais là où vont s’arrêter des applications de la même catégorie, « StarMap » offre une véritable panoplie d’outils au randonneur céleste !

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Que peut-on voir en ce moment ?

Mars 2010 : que peut-on voir en ce moment ?

Constellation du Bouvier

Constellation du Bouvier et l'étoile Arcturus

Peu à peu, les constellations dominant les nuits d’hiver glissent vers l’horizon ouest et tirent leur révérence de plus en plus tôt. Ainsi, le grand chasseur Orion penche t’il au-dessus de l’ouest, comme si il allait trébucher vers l’abîme. On raconte qu’aveugler par Oenopion, le géant se hâte de rejoindre le Soleil couchant dans l’espoir d’y trouver une guérison. Le tableau de Nicolas Poussin, « Orion aveugle cherchant le Soleil » illustre magnifiquement cette scène. On le voit avec le jeune Cédalion sur ses épaules qui le guide dans la forêt (lire « Paysage avec Diane et Orion« ).

Nicolas Poussin "Orion cherchant le Soleil"

Nicolas Poussin "Orion cherchant le Soleil"

Le Grand Chien le suit. Dés le début de la nuit, vous ne pouvez pas manquer la très brillante Sirius, en direction du sud.

D’autres points lumineux attirent aussi le regard. Un peu plus haut dans la voûte céleste, d’une teinte orangée, rouge, on peut aisément remarquer la planète Mars. C’est une voisine : à peu près 100 millions de km nous en sépare en ce moment. C’est si peu comparé aux centaines d’étoiles qui sont visibles. N’oublions pas qu’elles sont plusieurs dizaines de milliards et toutes à des distances variables : 4 ou 5 années-lumières pour les plus proches, des milliers d’années-lumières pour d’autres. Mars séjourne dans la constellation du Cancer depuis quelques semaines, entre les constellations du Taureau vers l’ouest et des Gémeaux, du côté est. En dessous, Orion brandit sa massue. Son épaule gauche, la supergéante rouge Bételgeuse, rivalise d’éclat avec la planète située plus haut.

Vers 22 h, la très brillante Arcturus de la constellation du Bouvier se hisse au-dessus de l’horizon est. Son éclat intense attire beaucoup l’attention. Sa venue annonce bien évidemment le printemps. Dans le sud, en Provence, elle est chaque année accompagnée par le chant des grenouilles qui viennent de se réveiller. Son nom signifie la « gardienne des ours (arctos) ». Gardienne de la Grande et la Petite Ourse, bien sûr !
Petit à petit, la Grande Ourse s’approche du zénith. Elle pèsera alors de tout son poids sur la voûte céleste.

Les sept étoiles les plus brillantes de la Grande Ourse forment ce qu’on appelle aussi la « Grande Casserole« , un astérisme très célèbre. En admettant qu’il y a donc cet ustensile de cuisine suspendu dans le ciel, si on prolonge l’arc de cercle formé par son manche vers l’horizon, on rencontre Arcturus puis Spica. Cette dernière est l’étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge. La Vierge qui est associée à Perséphone (Proserpine pour les Romains), fille de Déméter (Cérès pour les Romains). Son arrivée au printemps n’est pas anodine. La légende veut que la jeune déesse rejoint sa mère dans l’Olympe pour plusieurs mois après avoir passé l’automne et l’hiver dans les Enfers, au côté d’Hadès !

La planète géante Saturne se lève quasiment à l’est. Visible dans la constellation de la Vierge, elle attire l’œil par son éclat doré. Une lunette astronomique ou un télescope sont néanmoins nécessaires pour espérer observer ses anneaux.

Bientôt, le 20 mars, le Soleil se lèvera pile à l’est et se couchera pila à l’ouest. La nuit et le jour auront une durée égale de 12 heures. C’est l’équinoxe du printemps. Peu à peu, le jour grandit et la nuit se retire.

Reportez-vous à l’éphéméride de mars 2010 pour connaître plus en détails les événements et les phénomènes astronomiques à observer.

Carte du Ciel gratuite de SkyMaps.

Crédit photo :

Zoom dans l’amas de galaxies Abell 1689 où se cache une lointaine et jeune galaxie

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