Regards croisés sur la nébuleuse Tête de Cheval
- le avril 21, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Herschel, Hubble, NASA, Nébuleuses
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Toute la beauté de la nébuleuse Tête de Cheval ― et de son environnement ― révélée avec des détails époustouflants par les télescopes spatiaux Hubble et Herschel
Invisible à l’oeil nu et étendu au sein de la constellation d’Orion, un gigantesque complexe de gaz et de poussières désigné par les astronomes comme Nuage Moléculaire d’Orion (Orion Molecular Cloud, OMC) figure parmi les objets les plus observé et étudié du ciel boréal. Très photogéniques, les régions ou détails les plus lumineux comptent parmi les plus populaires auprès des astronomes amateurs du monde entier.
Trois super-Terres potentiellement habitables découvertes par Kepler
- le avril 19, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories exobiologie, Exoplanetes, Kepler, NASA
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Découverte de trois super-Terres dans la zone habitable de leur étoile dont deux dans le même système. La recherche de planètes semblables à la notre s’accélère
Les planètes comme la Terre sont-elles l’exception ou la règle dans notre galaxie et, au-delà, dans l’Univers ? A cette question, nul astronome n’a encore trouvé de réponses mais l’enquête progresse à grands pas. Grâce au satellite Kepler chargé de surveiller les éventuelles baisses de luminosité ― méthode dite par transit, signe tangible du passage d’une (ou plusieurs) planète(s) devant leur étoile ―, aussi infime soit-elle, de 150 000 étoiles dans la direction des seules constellations de la Lyre et du Cygne, plus de 120 cas d’exoplanètes ont été identifiés auxquels s’ajoutent 2 740 candidats en attente de confirmation !
Lire la suite»La supernova la plus lointaine jamais observée
- le avril 12, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Hubble, NASA, Supernova
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Tapis de galaxies au milieu duquel est apparu une supernova de type Ia il y a 10 milliards d’années – Toile cosmique en trois dimensions
Nouveau record de distance d’une supernova découverte avec le télescope spatial Hubble
Dans le cadre du programme CANDELS+CLASH entamé il y a 3 ans, une équipe d’astrophysiciens vient de débusquer la supernova la plus lointaine jamais observée, battant le précédent record de plus de 350 millions d’années-lumière. Répondant au doux nom de SN UDS10Wil, le phénomène s’est produit à 10 milliards d’années-lumière de distance, quand notre Univers n’était âgé que de 3,8 milliards d’années ! Identifiée comme une supernova de type Ia, elle appartient à une “espèce” très appréciée des cosmologistes pour leur intensité lumineuse égale. Elles figurent, en effet, de remarquables jalons pour la mesure de l’expansion de l’Univers laquelle est provoquée par une énigmatique énergie noire (estimée représenter 68,3 % de la masse-énergie de l’Univers … !), ce qui leur vaut par ailleurs le surnom de bougies (candels en anglais). La formation de ce type de supernova est encore méconnu et sujet à controverse. Les uns défendent l’hypothèse d’une naine blanche “détricotant” son étoile-compagnon jusqu’à ce que la première, plus petite mais plus dense atteigne une masse critique qui l’a conduit à son effondrement puis l’explosion ou, seconde explication, la violente explosion est créée par une collision/fusion de deux naines blanches.
Le cas étudié de SN UDS10Wil dans son contexte fait pencher les chercheurs pour la deuxième hypothèse. Le nombre de supernova de type Ia apparait en baisse au-delà de 7,5 milliards d’années-lumière. Cela peut s’expliquer par le fait que peu d’étoiles dans l’Univers encore jeune ont atteint le stade de naine blanche (le Soleil deviendra une naine blanche après 9 à 10 milliards d’années d’existence). Si elles explosaient après avoir vampiriser leur compagne, les explosions serraient alors plus nombreuses, selon les chercheurs.
Parachute de Curiosity déplacé par le vent martien
- le avril 05, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, MRO, NASA
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Sept images en sept mois d’observation depuis l’espace montrent le parachute remué par les alizés martiens.
Utilisé pour ralentir la capsule qui portait le rover Curiosity au cours de sa descente dans l’atmosphère martienne quelques instants avant qu’il ne fut déposé dans le cratère Gale, le parachute, abandonné à quelques dizaines de mètres du site d’atterrissage est toujours observable depuis l’espace par les satellites en orbite. Notamment par Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) qui, doté de sa caméra très haute résolution HiRISE, espionne régulièrement cette région et les mouvements du grand rover.
La séquence ci-dessus réunit sept images capturées entre le 12 août 2012 et le 13 janvier 2013. Manifestement un ou plusieurs épisodes éolien(s) ont déplacé la toile de ce parachute long de 50 mètres (avec les câbles), recouvrant même les éjactas sombres produit par l’impact du bouclier thermique.
Revivre/revoir en vidéo l’arrivée de Curiosity, le 6 août 2012.
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Version française du site dédié à HiRISE.
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona.
Magnifique portrait de la nébuleuse NGC 602 dans le Petit Nuage de Magellan
- le avril 04, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Chandra, Hubble, NASA, Nébuleuses, Spitzer
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Quand les grands télescopes spatiaux conjuguent leurs talents pour percer les secrets d’une nébuleuse dans le Petit Nuage de Magelllan.
Merveilleux et séduisant mariage/alliage des sensibilités de trois télescopes spatiaux différents. Surnommée “l’Aile” par les astronomes, cette nébuleuse se déploie à l’intérieur du Petit Nuage de Magellan (Small Magellanic Cloud, SMC), une galaxie naine voisine distante de quelques 200 000 années-lumière de la Voie Lactée. Evoquant aussi une coquille, NGC 602 abrite en son sein trois grappes d’étoiles très chaudes âgées de seulement quelques millions d’années. Trois fratries étincelantes dont l’une d’elles, NGC 602a rappelle de par sa taille, sa masse et son âge, la formation installée au creux de la nébuleuse d’Orion, nommée le “Trapèze” et qui nous est plus familière (beaucoup plus proche de nous).
Lire la suite»La galaxie Messier 77 photographiée avec splendeur par Hubble
- le mars 28, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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Hubble livre un superbe portrait de Messier 77, galaxie très lumineuse dite de « Seyfert » la plus proche de nous.
A l’échelle de l’Univers, la galaxie Messier 77 (M 77) aussi désignée NGC 1068 n’est pas très éloignée de notre petit système solaire gouverné par le Soleil (étoile banale parmi plus de 100 milliards d’autres dans la Voie Lactée). Quelques 45 millions d’années-lumière nous sépare de cette galaxie visible en direction de la constellation de la Baleine (Cetus).
Lire la suite»Intrusion de « Space Invaders » autour d’un lointain amas de galaxies
- le mars 25, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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Petit échantillon d’Univers dévoilé par le télescope spatial Hubble. Certains effets de lentille gravitationnelle imitent remarquablement les figures de Space Invaders !
Image très impressionnante capturée dans le rayonnement infrarouge par le télescope spatial Hubble d’un grand troupeau de galaxies, l’amas Abell 68. Distant d’environ 2,1 milliards d’années-lumière au sein de la petite constellation du Petit Renard (Vulpecula), ce “village » réunit plusieurs centaines de galaxies, de masses et tailles variables. La plus lumineuse de toutes est la plus entourée. Elle régne démesurément sur une communauté en mouvement. Une galaxie elliptique dont la masse dépasse plusieurs dizaines de fois celle de la Voie Lactée (laquelle a une masse estimée à 100 milliards de soleils !). Plus bas à droite sur la même image, on découvre une autre grappe galactique, plus resserrée.
Lire la suite»Enfouies dans la nébuleuse d’Orion, les plus jeunes étoiles jamais observées
- le mars 23, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Etoile, Herschel, JPL, NASA
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Le télescope spatial Herchel débusque des étoiles âgées de seulement quelques dizaines de milliers d’années, cachées dans leur cocons de poussières.
La constellation d’Orion (que l’on peut admirer chaque année de l’automne au printemps) abrite le plus proche nuage moléculaire (nuage moléculaire d’Orion ou Orion Molecular Complex, OMC) du système solaire. Distant de quelques 1 400 années-lumières, il est le plus lumineux et, par conséquent, le plus facile à observer dans un instrument (on distingue aisément la nébulosité à travers une paire de jumelles). Très connu sous le nom de nébuleuse d’Orion ou Messier 42 (M42), la région est tissée de filaments plus ou moins denses de gaz et de poussières. C’est une immense pépinière d’étoiles. Une matrice en pleine effervescence … Par ailleurs, ce sont les individus stellaires les plus massifs et bouillonnants, éclots il y a quelques millions d’années seulement, qui illuminent en partie le nuage. Celui-ci est gigantesque et s’étend, vu de la Terre, sur la quasi-totalité de la constellation … Seules quelques crêtes de ce vaste massif de matière se dévoilent … dans les longueurs d’onde visible. Tout autour, ce qui apparait obscur à nos yeux est en réalité un océan froid et langoureux, très fécond. Des milliers de corpuscules attendent de déchirer de leurs premières lueurs ces voiles de ténèbres. Comme autant de graines qui patientent leur germination dans le sol hivernal.
Lire la suite»Curiosity : magnifique panorama du Mont Sharp !
- le mars 18, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, NASA
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Panorama en haute résolution du point culminant de la région qu’explore le rover Curiosity.
Panorama du Mont Sharp ou Aeolis Mons, culminant à plus de 5 000 mètres d’altitude au centre de l’immense cratère Gale (150 km de diamètre) où Curiosity a été débarqué le 6 août 2012. Plusieurs dizaines d’images ont été capturé avec l’une des caméras du mât (MastCam) munie d’un téléobjectif de 100 mm de focal lors de son quarante cinquième jour ― Sol 45 (le 20 septembre 2012 sur Terre) ― de présence. Comme on peut le voir, ce jours-là il faisait assez beau … Pas un nuage ne vient obscurcir l’horizon ! En réalité, la couleur du ciel a été extrapolée à partir de petits échantillons saisis le même jour.
Lire la suite»Kepler découvre une minuscule exoplanète de la taille de la Lune
- le février 27, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Kepler, NASA
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Découverte du plus petit système extrasolaire connu à ce jour grâce au satellite Kepler.
Une équipe d’astronomes a découvert avec le satellite Kepler dédié à la recherche d’exoplanètes, le plus petit ensemble planétaire connu : trois minuscules planètes gravitant autour d’une étoile semblable à notre Soleil (un peu plus petite et moins chaude). Leurs orbites sont inférieures à celle de Mercure, petite planète de “chez nous” qui tourne autour du Soleil en 88 jours à une distance moyenne de 58 millions de km.
Lire la suite»[Soleil] Magnifique pluie coronale photographiée par SDO
Même si elle n’était pas d’une intensité extraordinaire, cette éruption solaire enregistrée par le satellite SDO (Solar Dynamics Observatory) le 19 juillet 2012 est, outre sa beauté saisissante, très intéressante par son caractère multiple. Le phénomène se produit régulièrement à la surface du Soleil. Ils ont même tendance à être plus nombreux à l’approche du pic d’activité (quoique l’actuel cycle 24 a du mal à monter en puissance et se révèle plutôt « mou » en comparaison avec le précédent … ; la durée moyenne d’un cycle solaire est de 11 ans), lequel est prévu pour cette année 2013, peut-être pour cet été …
Lire la suite»Vidéo et images radar de l’astéroïde 2012 DA14
- le février 20, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, JPL, NASA, Vidéos
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Images radar de l’astéroïde 2012 DA14 qui a frôlé la Terre le 15 février 2013 compilées en vidéo.
Des chercheurs de la NASA qui ont suivi le passage de l’astéroïde 2012 DA14 à proximité de la Terre (à 28 000 km) le 15 février dernier viennent de publier un montage vidéo des images radar capturées avec la grande antenne de Goldstone (Californie). Elles ont été réalisées après que l’astéroïde ait dépassé notre planète sans danger, durant 8 heures, entre le 15 et le 16 février, à une distance comprise entre 120 000 km et 314 000 km. Même si les images apparaissent imprécises (résolution de 4 m. par pixel), les données recueillies permettent aux astronomes de mieux définir sa forme, sa taille, ses nombreuses irrégularités et aspérités, d’évaluer sa période de rotation avac davantage de précision, de même que son orbite. Ces observations suggèrent que ce gros “caillou” mesure quelques 40 m. dans sa plus grande longueur.
De nouvelles observations radar ont été programmées les 18, 19 et 20 février.
Deux galaxies qui s’embrassent
- le février 18, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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Un grand “V” cosmique dessiné par deux galaxies en collision.
Loin de nous, dans les profondeurs inter-galactiques, deux galaxies se dévoilent de profil à la caméra WFC2 (Wide Field Camera 2) de Hubble (dans le visible et l’infrarouge). Leurs ébats dessine un délicat “V” cosmique, exclusivement perceptible dans un grand télescope, au sein de la constellation de la Girafe (Camelopardalis). L’objet est nommé IC 2184.
Lire la suite»Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14
- le février 14, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, Ephémérides, NASA, Observation, Terre, Vidéos
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Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14 qui frôlera la Terre dans la soirée du 15 février 2013. Comment l’observer ?
Il est rare qu’un astéroïde de type géocrosieur passe aussi prés de la surface de la Terre et cela, sans danger aucun !
2012 DA14 (découvert en février 2012) fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. D’une taille estimée à 45 mètres (dans sa plus grande longueur), il s’approchera de la surface de notre planète bleue à environ 27 700 km (13 fois plus prés que la Lune). C’est en deçà de la flottille de satellites de communications et de météo qui sont en orbite géostationnaire à quelques 35 800 km d’altitude. Les autres satellites tels les télescopes spatiaux ou la Station Spatiale Internationale (ISS) qui nous survolent à plus de 400 km d’altitude n’ont absolument rien à craindre. Fort heureusement, cet astéroïde de dimension relativement modeste dont la masse est évaluée à 130 000 tonnes n’est pas sur une trajectoire de collision. Il ne représente donc pas une menace pour l’ensemble de la vie sur Terre !

Animation créée à partir de 3 images de l’astéroïde 2012 DA14 capturées à l’observatoire Faulkes Telescope South en Australie le 14 février 2013. La distance de l’astéroïde était alors de 748 000 km.
Mars : autoportrait de Curiosity dans la baie « Yellowknife »
- le février 13, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, NASA
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Nouvel autoportrait du grand rover Curiosity capturé par la caméra MAHLI (Mars Hand Lens Imager) située au bout de son “bras”articulé. L’image a été prise le 3 février 2013, au cours du 177 ème jour de présence sur Mars (Sol 177). Curiosity était alors dans la région de “Yellowknife Bay” à plusieurs kilomètres de son site de débarquement nommé “Bradbury Landing”. Sous ses roues s’étend le rocher “John Klein”, le premier à être sondé par le foret spécialement conçu pour ces opérations (animation ci-dessous).
Lire la suite»Bon anniversaire (3 ans) à l’extraordinaire satellite d’observation solaire SDO !
- le février 13, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories NASA, SDO, Soleil, Vidéos
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Trois ans déjà que le satellite Solar Dynamics Observatory aka SDO offre aux physiciens solaires — et le grand public en profite beaucoup aussi — de multiples visions en haute résolution de notre étoile. Grâce à sa large panoplie d’instruments (HMI : Helioseismic and Magnetic Imager, AIA : Atmospheric Imaging Assembly et EVE : Extreme Ultraviolet Variablity Experiment), le Soleil, naine jaune de 1,4 millions de km de diamètre, se déshabille et livre aux chercheurs de savoureux détails de sa continuelle activité, dévoile un peu son infrastructure ! Depuis son lancement le 11 février 2010, on peut ainsi suivre l’évolution de l’actuel cycle solaire (chaque cycle dure en moyenne 11 ans) dont le pic d’activité est attendu dans le courant de cette année 2013 (pour l’instant, ce “cycle 24” se montre peu prolixe, avare en taches solaires et puissantes éruptions …).
Chaque jour et chaque heure, on peut le retrouver photographier dans de multiples longueurs d’onde, suivre les mouvements, les développements des taches sombres (régions actives), s’ébahir devant les soulèvements de plasma, les lignes de champ magnétique qui s’élèvent, s’arcboutent et se cassent. On observe ces fontaines flamboyantes tissées de fils magnétiques.
Curiosity a réussi son premier forage d’une roche martienne
- le février 12, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, NASA
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Premier forage réussi d’une roche veinée de la région “Yellowknife Bay” sur Mars. Il faut patienter quelques jours les analyses des instruments CheMin et SAM pour découvrir ce qu’elle renferme depuis des milliards d’années.
Depuis son débarquement dans le cratère Gale, le 6 août 2012, au pied du pic central le Mont Sharp/Aeolis (5 500 m. d’altitude), le désormais célèbre rover Curiosity nous a régalé avec de sublimes et détaillés panoramas de son environnement désertique, des “macros” sur des roches qui furent jadis (il y a plusieurs milliards d’années) en contact avec de l’eau liquide, des prélèvements du sol, sans oublier ses autoportraits … Tout cela en l’espace de six mois terrestres, ce qui représente quasiment une saison martienne (orbite de deux ans autour du Soleil) !
Lire la suite»Superbe portrait de la galaxie spirale Messier 106
- le février 05, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ESA, Galaxie, Hubble, NASA, Vidéos
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Image composite de la galaxie spirale Messier 106 – Liens pour télécharger l’image en HD en bas de l’article
Portrait étourdissant de beauté de la galaxie spirale voisine Messier 106.
Si vous pensez que 23 millions d’années-lumière est une grande distance à l’échelle de l’Univers, vous faites fausse route …Cela représente peu, en réalité … A cette distance, la belle galaxie Messier 106 (ou M106, NGC 4258) dépeinte ci-dessus est une de nos plus proches voisines.
Doté de qualités artistiques évidentes, ce magnifique portrait assorti de séduisantes couleurs, combine plusieurs images d’origine diverses. Ce superbe palimpseste a été orchestré de main de maître (on peut le dire) par le talentueux Robert Gendler, grand astro-photographe rompu au traitement des images astronomiques (voir absolument ses galeries photos). Le cliché acquis avec le célèbre télescope spatial Hubble a été marié aux impressionnantes photographies de Robert Gendler et Jay Gabany (l’astronome amateur les a obtenu avec ses télescopes terrestres de 12.5 et 20 pouces de diamètre installé au plus profond du Nouveau-Mexique !) qui révèlent ou, plutôt, soulignent une “anomalie” d’ordinaire peu distincte. Il s’agit tout particulièrement des effluves de gaz, en rouge, qui jaillissent comme deux “fumeuses” tentacules.
Lire la suite»Une galaxie qui s’éteint photographiée par Hubble
- le février 01, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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La collision et fusion de 2MASX J09442693+0429569 avec une autre galaxie a provoquée une forte poussée des naissances d’étoiles qui l’a vidée de ses réserves de gaz
Une galaxie en voie d’extinction.
Le télescope spatial Hubble livre un portrait d’une galaxie délestée de toutes ses ressources en gaz, matière nécessaire au renouvellement de sa population stellaire. Après sa rencontre et fusion avec une autre galaxie, celle que l’on découvre en image et qui répond au doux nom de 2MASX J09442693+0429569 a produit une flamboyante génération d’étoiles qui l’a littéralement vidée de sa “substantifique moelle” ! C’est un tournant dans l’histoire de cette galaxie qui s’est déroulé il y a moins d’un milliard d’années. On distingue une queue arrondie au-dessus de la masse lumineuse qui témoigne de sa “récente” activité.
Lire la suite»Un astéroïde frôlera la Terre le 15 février à une distance record
- le janvier 31, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, NASA
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Illustration de l’astéroïde 2012 DA14 lors de son passage au plus près de la Terre, vendredi 15 février 2013
L’astéroïde géocroiseur 2012 DA14 frôlera notre planète à moins de 28 000 km.
Le 15 février prochain, un astéroïde va frôler notre planète à environ 27 700 km de la surface ! Une altitude inférieure à celle des satellites géostationnaires (orbite à 36 000 km). “Depuis les sondages réguliers du ciel commencés au début des années 1990, nous n’avons jamais vu un objet aussi gros passé aussi prés de la Terre” déclarait Don Yeomans du programme de la NASA Near Earth Object (NEO), . “Il s’agit d’une approche record” !
Lire la suite»La grappe de jeunes étoiles NGC 411 photographiée par Hubble
- le janvier 28, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESA, Hubble, NASA
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NGC 411, l’amas ouvert qui ressemble à s’y méprendre à un amas globulaire.
Contrairement à ce que les apparences suggèrent, NGC 411 photographié ici par le télescope spatial Hubble, n’est pas un amas globulaire. Au nombre de 150 dans la périphérie de notre galaxie, ceux-ci concentrent plusieurs dizaines, voire même pour certains, plusieurs centaines de milliers d’étoiles. La plupart ont le double de l’âge du Soleil soit 10 milliards d’années et ont vu grandir notre Voie Lactée.
Lire la suite»Le « Grand Attracteur » photographié en partie par Hubble
- le janvier 19, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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Une partie de l’amas de la Règle connu aussi sous le nom de “Grand Attracteur” photographié dans le visible par Hubble.
Capturée dans le visible par le télescope spatial Hubble, cette image couvre un large champ en direction des constellations de la Règle (Norma) et du Triangle austral (Triangulum Australe), ouvre une fenêtre à travers la dense forêt d’étoiles de la Voie Lactée où apparait dans le paysage lointain une partie de l’amas de galaxies Abell 3627. Distant d’environ 220 millions d’années-lumière, il est le grand groupe de galaxies massives le plus proche de nous et de notre petit amas local qui compte une trentaine de galaxies dominées notamment par Andromède (galaxie d’) alias M31 et notre Voie Lactée.
Lire la suite»En vidéo, survol de la Lune par la mission GRAIL
- le janvier 18, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories JPL, Lune, NASA, Vidéos
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Survol d’une région de la face cachée de la Lune, à 10 km d’altitude, comme si vous étiez à bord de la sonde spatiale de la mission GRAIL qui a capturé ces images.
Le couple d’orbiteurs Ebb et Flow de la mission GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory) chargée de mesurer et cartographier le champ gravitationnel de la Lune, s’est abimé volontairement sur la surface de notre satellite naturel le 17 décembre 2012. Faute d’énergie suffisante pour reprendre de l’altitude et occuper une orbite stable, la NASA a donc choisi cette option fatale pour les deux sondes spatiales de les descendre progressivement.
Lire la suite»Portrait de N 11, nid d’étoiles dans la galaxie naine du grand Nuage de Magellan
- le janvier 17, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA, Nébuleuses, Vidéos
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Gros plan sur une partie de la nébuleuse N 11 située en bordure de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.
Publiée dans le cadre du programme “Les Trésors Cachés de Hubble”, cette image capturée par le célèbre télescope spatial fut extraite des archives puis retravaillée par le professeur d’astronomie Josh Lake lequel a remporté le premier prix du concours. Elle nous emmène hors de la Voie Lactée, au bord de la galaxie naine — et voisine — du Grand Nuage de Magellan (LMC) distante de plus 180 000 années-lumière, pour découvrir l’une de ses nébuleuses procréatrices d’étoiles. Son nom exact est LHA 120-N 11 (ou N 11 pour faire court). Le nuage moléculaire vêtu de rose, accueille dans son âtre, deux grappes de flamboyantes étoiles bleues qu’il est difficile d’ignorer. Ce sont les amas ouverts NGC 1769 et NGC 1763, peuplé d’étoiles nées, il y a plusieurs millions d’années, de l’effondrement de poches de gaz denses et fécondes.
Lire la suite»En vidéo : évolution de la grande tache solaire AR 1654
- le janvier 16, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories NASA, SDO, Soleil, Vidéos
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S’étalant sur 190 000 km, la région AR 1654 est visible à la surface du Soleil à travers un léger voile nuageux – Photo de Göran Strand
La grande région active AR 1654 suivie par le satellite SDO.
Belle poussée d’acmé à la surface du Soleil. La région active AR 1654, paire de taches sombres apparue sur le limbe est de notre étoile vers le 7 janvier, a bien grandie en l’espace de quelques jours. Au gré de la rotation solaire, l’ensemble nous fait face. Peu à peu, il dérive vers limbe ouest tout en s’étiolant. Etalé sur presque 200 000 km (on pourrait aligner au moins 15 Terres !) le 12 janvier dernier, AR 1654 n’a pour l’instant produit qu’une éruption modérée (classée M).
Comme on peut le voir sur la photo de Göran Strand (prise le 14 janvier en Suède), le groupe de taches AR 1654 est si grand qu’il était visible à l’oeil nu sur la surface du Soleil au crépuscule ou à l’aube. Bien sûr, pour faire cette expérience, il est très important de s’assurer qu’un voile nuageux atténue la lumière aveuglante du Soleil.
Lire la suite»Observation météorologique d’une étoile de type naine brune
- le janvier 14, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Etoile, Hubble, JPL, NASA, Spitzer
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Les différentes couches de l’atmosphère tempêtueuse d’une naine brune étudiées avec les télescopes Spitzer et Hubble.
Grâce à une observation simultanée avec les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, une équipe de chercheurs a pu étudier pour la première fois avec autant de détails, plusieurs couches de l’atmosphère d’une étoile de type naine brune. Sans doute très nombreuses dans la galaxie, les naines brunes sont des corps célestes relativement petits et froids, qui brillent peu. Leurs masses est supérieure toutefois à celle d’une planète géante et inférieures à celle d’étoiles comme les naines rouges (plus petites que le Soleil). Leurs températures en surface n’excèdent pas les 600° à 700° C, ce qui est dix fois moins élevé que celle de notre Soleil, environ 6 000° C. Qualifiées par certains d’”étoiles ratées”, les naines brunes n’ont pas acquis au cours de leur genèse au sein de nébuleuses, de masse suffisante pour que l’hydrogène fusionne. A défaut de briller intensément, leur manque de luxure est compensé par une longévité de plusieurs milliards d’années.
Lire la suite»Une double ceinture d’astéroïdes découverte autour de l’étoile Véga
- le janvier 10, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, ESA, Etoile, Herschel, NASA, Spitzer
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Familière des observateurs du ciel d’été, l’étincelante Véga posséderait deux ceintures d’astéroïdes à l’instar de Fomalhaut ou du Soleil.
Par une belle nuit d’été, nul doute que vous l’ayez déjà remarqué. Son éclat bleu-blanc transperce l’atmosphère. Etincelante et haute dans le firmament, Véga (Alpha Lyrae) domine sans vergogne en compagnie d’Altaïr et Deneb (elles forment toutes les trois le célèbre “Triangle de l’Eté” ou “Trois Belles de l’Eté”). Dans le ciel boréal, seule Sirius — visible durant les soirées d’hiver — lui “fait de l’ombre ».
De récentes observations menées avec les télescopes spatiaux Herschel et Spitzer, sensibles au rayonnement infrarouge, suggèrent fortement que l’étoile âgée d’environ 600 millions d’années (elle est encore jeune en comparaison avec le Soleil) possède une double ceinture d’astéroïdes. Suspectée depuis quelques années, les données font apparaitre deux vastes couronnes ou bandes constituées de poussières et d’astéroïdes et séparées par un grand espace vide. Bien entendu, celle qui est la plus proche du foyer stellaire, la ceinture intérieure, est la plus chaude tandis que la seconde, extérieure, est la plus froide. Cette configuration n’est pas sans rappeler le cas Fomalhaut, une autre jeune étoile (âgée d’env. 400 millions d’années) de 2 masses solaires, également distante de 25 années-lumière de la Terre. D’ailleurs, Véga, Fomalhaut et aussi Castor (constellation des Gémeaux) ont la même dynamique. Des indices qui suggèrent une même origine au sein d’un amas ouvert, aujourd’hui éparpillé.
Lire la suite»Nouvelles données sur l’astéroïde Apophis
- le janvier 09, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, ESA, Herschel, NASA
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Les données collectées par le télescope spatial Herschel sur l’astéroïde Apophis qui nous rend visite ce 9 janvier montrent qu’il est plus grand que prévu et moins réfléchissant.
Il y a environ un mois, le 12-13 décembre 2012, l’astéroïde portant le nom du dieu celte, Toutatis, s’invitait — comme il en a pris l’habitude tous les 4 ans environ — dans le voisinage de notre planète sans pour autant, et fort heureusement, nous menacer directement … Long de plus de 4,4 km, (4179) Toutatis est passé ce jour-là non pas à un cheveu de la Terre mais à 6,9 millions de km de distance (18 fois la distance Terre-Lune).
Classé parmi les “objets potentiellement dangereux” (PHO pour Potentially Hazardous Objects), Toutatis est l’un des plus gros connus des astronomes. Bien entendu, il n’est pas le seul dans cette catégorie et plusieurs observatoires dans le monde s’emploient à recenser ces petits corps relativement sombres qui croisent notre orbite. Ils sont paradoxalement petits mais tout de même suffisamment gros (celui-ci équivaut à une montagne) pour causer des dégâts, au mieux à l’échelle régionale, au pire à l’échelle globale.
Grâce aux données collectées à chacune de ses visites, les chercheurs affinent les calculs de sa trajectoire. Tout indique qu’il ne représente pas une menace avant plusieurs siècles.
Nouvelle moisson d’exoplanètes découvertes par le satellite Kepler
- le janvier 09, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Kepler, NASA
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Débusquées avec le satellite Kepler, les astronomes ajoutent 461 planètes candidates aux 2 300 déjà identifiées. En extrapolant les données collectées, une étude estime que 17 % des étoiles de la galaxie — soit environ 17 milliards — auraient une planète comparable à la Terre.
Pour plusieurs astronomes auteur de récentes études des données collectées par le satellite Kepler, nous nous rapprochons à grand pas de la découverte d’une exoplanète comparable à la Terre (de préférence située dans la “zone habitable » de son étoile). Il ne s’agit plus de savoir si cela sera un jour possible mais plutôt quand cela aura t’il lieu ? Certains s’y attendent pour cette année 2013 …
Il faut dire que les connaissances dans ce domaine ont beaucoup progressé ces dernières années. L’un des instruments phares de cette quête d’autres mondes est le télescope spatial Kepler. Celui-ci s’emploie à débusquer les planètes lorsqu’elles passent devant leur étoile. Une baisse sensible de la luminosité de l’étoile qui trahit la présence d’un corps en orbite. Cette méthode “par transit” fonctionne exclusivement lorsque les systèmes extra-solaires sont dans le même plan que le satellite. C’est pourquoi il est nécessaire d’espionner des dizaines de milliers d’étoiles pour multiplier les chances de surprendre des planètes. Il arrive qu’il y est des faux-amis appelé “faux-positifs”, occasionnés par une étoile compagnon (les binaires sont nombreuses dans la galaxie) voire de fortes éruptions stellaires. Toutes les observations de Kepler sont vérifiées trois fois par différentes équipes de chercheurs. Se focalisant sur une petite région du ciel en direction de la constellation du Cygne, Kepler sonde au total 150 000 étoiles. Actuellement sur les 13 000 qui ont été analysées au minimum 3 fois, 2 036 posséderaient des planètes. Leur nombre s’élèverait donc désormais à 2 740 découvertes potentielles ou candidates soit 461 de plus qu’en février 2012 (précédente estimation). Parmi ces nouvelles arrivées, 4 auraient une taille inférieure à 2 fois celle de la Terre et graviteraient dans la zone habitable — nommée aussi “boucle d’or” — de leur étoile respective, c’est-à-dire la région où il fait ni trop chaud ni trop froid de sorte que l’eau puisse demeurer à l’état liquide (la Terre et Mars sont dans la zone habitable de notre système solaire).
Lire la suite»Une météorite martienne particulièrement riche en eau
- le janvier 08, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Mars, Méteorite, NASA
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La météorite martienne découverte en 2011 possède des caractéristiques uniques qui la différencie des autres roches de la même origine.
Les diverses et nombreuses météorites que l’on retrouve sur Terre (il en tombe en moyenne 100 tonnes par jour !) ont différentes origines. Il peut s’agir de de débris de comètes, d’éclats d’astéroïdes (env. 99,8 %) ou encore, de planètes. Un peu comme des messagères, leurs compositions témoignent de l’histoire du système solaire et dans certains cas, du passé géologique de voisins planétaires comme la Lune (satellite naturel) ou Mars.
Plutôt rares, les météorites d’origine martiennes sont les plus recherchées et bien sûr les plus chères. Parmi la centaine connue, il en est une, découverte en 2011 dans le grand désert du Sahara, qui fait exception … et sensation. Désignée NWA 7034 (NWA : North West Africa) et surnommée “Black Beauty”, il a été déterminée qu’elle renferme 10 fois plus d’eau que n’importe quelle autre météorite de même origine. Une équipe de chercheurs américains qui l’a étudiée durant un an, estime qu’elle a été arrachée à la surface de Mars, il y a environ 2,1 milliards d’années. Cela correspond à la récente période géologique dite “Amazonienne”. Cela en fait la plus vieille roche martienne connue, trouvée sur Terre !
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