Parachute de Curiosity déplacé par le vent martien

ParachuteCuriosity_fig1_thumb

Sept images en sept mois d’observation depuis l’espace montrent le parachute remué par les alizés martiens.

Utilisé pour ralentir la capsule qui portait le rover Curiosity au cours de sa descente dans l’atmosphère martienne quelques instants avant qu’il ne fut déposé dans le cratère Gale, le parachute, abandonné à quelques dizaines de mètres du site d’atterrissage est toujours observable depuis l’espace par les satellites en orbite. Notamment par Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) qui, doté de sa caméra très haute résolution HiRISE, espionne régulièrement cette région et les mouvements du grand rover.

La séquence ci-dessus réunit sept images capturées entre le 12 août 2012 et le 13 janvier 2013. Manifestement un ou plusieurs épisodes éolien(s) ont déplacé la toile de ce parachute long de 50 mètres (avec les câbles), recouvrant même les éjactas sombres produit par l’impact du bouclier thermique.

Revivre/revoir en vidéo l’arrivée de Curiosity, le 6 août 2012.

Suivez @HiRISE sur Twitter

Version française du site dédié à HiRISE.

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona.

Enfouies dans la nébuleuse d’Orion, les plus jeunes étoiles jamais observées

Proto-StarInOrion_Herschel-APEX-Spitzer

Le télescope spatial Herchel débusque des étoiles âgées de seulement quelques dizaines de milliers d’années, cachées dans leur cocons de poussières.

La constellation d’Orion (que l’on peut admirer chaque année de l’automne au printemps) abrite le plus proche nuage moléculaire (nuage moléculaire d’Orion ou Orion Molecular Complex, OMC) du système solaire. Distant de quelques 1 400 années-lumières, il est le plus lumineux et, par conséquent, le plus facile à observer dans un instrument (on distingue aisément la nébulosité à travers une paire de jumelles). Très connu sous le nom de nébuleuse d’Orion ou Messier 42 (M42), la région est tissée de filaments plus ou moins denses de gaz et de poussières. C’est une immense pépinière d’étoiles. Une matrice en pleine effervescence … Par ailleurs, ce sont les individus stellaires les plus massifs et bouillonnants, éclots il y a quelques millions d’années seulement, qui illuminent en partie le nuage. Celui-ci est gigantesque et s’étend, vu de la Terre, sur la quasi-totalité de la constellation … Seules quelques crêtes de ce vaste massif de matière se dévoilent … dans les longueurs d’onde visible. Tout autour, ce qui apparait obscur à nos yeux est en réalité un océan froid et langoureux, très fécond. Des milliers de corpuscules attendent de déchirer de leurs premières lueurs ces voiles de ténèbres. Comme autant de graines qui patientent leur germination dans le sol hivernal.

Lire la suite»

Curiosity : magnifique panorama du Mont Sharp !

Image composite (version RAW) du Mont Sharp capturée par Curiosity

Image composite (version RAW) du Mont Sharp capturée par Curiosity

Panorama en haute résolution du point culminant de la région qu’explore le rover Curiosity.

Panorama du Mont Sharp ou Aeolis Mons, culminant à plus de 5 000 mètres d’altitude au centre de l’immense cratère Gale (150 km de diamètre) où Curiosity a été débarqué le 6 août 2012. Plusieurs dizaines d’images ont été capturé avec l’une des caméras du mât (MastCam) munie d’un téléobjectif de 100 mm de focal lors de son quarante cinquième jour ― Sol 45 (le 20 septembre 2012 sur Terre) ― de présence. Comme on peut le voir, ce jours-là il faisait assez beau … Pas un nuage ne vient obscurcir l’horizon ! En réalité, la couleur du ciel a été extrapolée à partir de petits échantillons saisis le même jour.

Lire la suite»

Des échanges chimiques existeraient entre l’océan d’Europe et sa surface

EuropaOcean

Des chercheurs apportent les preuves d’échanges chimiques entre l’immense océan d’eau liquide d’Europe et sa surface gelée. Quelle habitabilité pour ce satellite de Jupiter ?

Gravitant autour de Jupiter, Europe — une des quatre lunes galiléenes — se dévoile petit à petit aux astronomes qui la contemple et la scrute avec intérêt afin d’en percer les secrets. Depuis les survols par la sonde spatiale Voyager relayés ensuite, au cours des années 1990, par ceux de la mission Galileo (exploration de Jupiter et de ses principaux satellites), les scientifiques ont de forts soupçons qu’un vaste océan d’eau liquide se cache sous une banquise épaisse de plusieurs kilomètres. Mieux, ce milieu pourrait abriter des formes de vie … Pour en avoir le coeur net, il n’y a pas de meilleures solutions que d’envoyer, au mieux, un engin submersible ou du moins, un robot capable de percer ou de gratter la glace en surface afin d’analyser les éléments présents.

Lire la suite»

Vidéo et images radar de l’astéroïde 2012 DA14

2012DA14-radar_NASA-JPL-Goldstone

Images radar de l’astéroïde 2012 DA14 qui a frôlé la Terre le 15 février 2013 compilées en vidéo.

Des chercheurs de la NASA qui ont suivi le passage de l’astéroïde 2012 DA14 à proximité de la Terre (à 28 000 km) le 15 février dernier viennent de publier un montage vidéo des images radar capturées avec la grande antenne de Goldstone (Californie). Elles ont été réalisées après que l’astéroïde ait dépassé notre planète sans danger, durant 8 heures, entre le 15 et le 16 février, à une distance comprise entre 120 000 km et 314 000 km. Même si les images apparaissent imprécises (résolution de 4 m. par pixel), les données recueillies permettent aux astronomes de mieux définir sa forme, sa taille, ses nombreuses irrégularités et aspérités, d’évaluer sa période de rotation avac davantage de précision, de même que son orbite. Ces observations suggèrent que ce gros “caillou” mesure quelques 40 m. dans sa plus grande longueur.
De nouvelles observations radar ont été programmées les 18, 19 et 20 février.

Lire la suite»

Mars : autoportrait de Curiosity dans la baie « Yellowknife »

curiosityselfportraitsol177

Curiosity sur le site de son premier forage

Nouvel autoportrait du grand rover Curiosity capturé par la caméra MAHLI (Mars Hand Lens Imager) située au bout de son “bras”articulé. L’image a été prise le 3 février 2013, au cours du 177 ème jour de présence sur Mars (Sol 177). Curiosity était alors dans la région de “Yellowknife Bay” à plusieurs kilomètres de son site de débarquement nommé “Bradbury Landing”. Sous ses roues s’étend le rocher “John Klein”, le premier à être sondé par le foret spécialement conçu pour ces opérations (animation ci-dessous).

Lire la suite»

Curiosity a réussi son premier forage d’une roche martienne

Curiosity1stSampleDrilling

Premier forage réussi d’une roche veinée de la région “Yellowknife Bay” sur Mars. Il faut patienter quelques jours les analyses des instruments CheMin et SAM pour découvrir ce qu’elle renferme depuis des milliards d’années.

Depuis son débarquement dans le cratère Gale, le 6 août 2012, au pied du pic central le Mont Sharp/Aeolis (5 500 m. d’altitude), le désormais célèbre rover Curiosity nous a régalé avec de sublimes et détaillés panoramas de son environnement désertique, des “macros” sur des roches qui furent jadis (il y a plusieurs milliards d’années) en contact avec de l’eau liquide, des prélèvements du sol, sans oublier ses autoportraits … Tout cela en l’espace de six mois terrestres, ce qui représente quasiment une saison martienne (orbite de deux ans autour du Soleil) !

Lire la suite»

En vidéo, survol de la Lune par la mission GRAIL

Site d'impact "Sally Ride"

Site d’impact de la mission GRAIL « Sally Ride », au nord de la Lune

Survol d’une région de la face cachée de la Lune, à 10 km d’altitude, comme si vous étiez à bord de la sonde spatiale de la mission GRAIL qui a capturé ces images.

Le couple d’orbiteurs Ebb et Flow de la mission GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory) chargée de mesurer et cartographier le champ gravitationnel de la Lune, s’est abimé volontairement sur la surface de notre satellite naturel le 17 décembre 2012. Faute d’énergie suffisante pour reprendre de l’altitude et occuper une orbite stable, la NASA a donc choisi cette option fatale pour les deux sondes spatiales de les descendre progressivement.

Lire la suite»

Observation météorologique d’une étoile de type naine brune

naine brune

Illustration de la naine brune étudiée avec Spitzer et Hubble

Les différentes couches de l’atmosphère tempêtueuse d’une naine brune étudiées avec les télescopes Spitzer et Hubble.

Grâce à une observation simultanée avec les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, une équipe de chercheurs a pu étudier pour la première fois avec autant de détails, plusieurs couches de l’atmosphère d’une étoile de type naine brune. Sans doute très nombreuses dans la galaxie, les naines brunes sont des corps célestes relativement petits et froids, qui brillent peu. Leurs masses est supérieure toutefois à celle d’une planète géante et inférieures à celle d’étoiles comme les naines rouges (plus petites que le Soleil). Leurs températures en surface n’excèdent pas les 600° à 700° C, ce qui est dix fois moins élevé que celle de notre Soleil, environ 6 000° C. Qualifiées par certains d’”étoiles ratées”, les naines brunes n’ont pas acquis au cours de leur genèse au sein de nébuleuses, de masse suffisante pour que l’hydrogène fusionne. A défaut de briller intensément, leur manque de luxure est compensé par une longévité de plusieurs milliards d’années.

Lire la suite»

L’étoile massive Zeta Ophiuchi surprise dans sa fuite en avant

Massive Star Makes Waves


Zeta Ophiuchi photographiée dans l’infrarouge par le télescope spatial Spitzer

Tel un navire qui fend les eaux, Zeta Ophiuchi comprime dans sa course effrénée, les nuages de gaz et de poussières sur son chemin.

Autrefois en couple, Zeta Ophiuchi est désormais une étoile solitaire qui se déplace rapidement dans le milieu interstellaire. Sans doute très proche de feu son compagnon, l’explosion qui mit fin à celui-ci a éjectée la survivante dans les affres du cosmos. Tel un navire fendant les eaux, l’étoile de 20 masses solaires (80 000 fois plus brillante que le Soleil) qui vogue à une vitesse de croisière de 24 km/s., bouscule les dépôts de poussières et de gaz flottant dans l’espace.

Sur cette image capturée dans le rayonnement infrarouge par le télescope spatial Spitzer, les couleurs mettent en relief deux aspects de cette matière en déshérence. En vert, on distingue un délicat brouillard composé de poussières sombres et froides. Comme on peut le voir, les rayonnements violents de Zeta Ophicuhi — vents stellaires — déchirent et effilochent ces nuages.
La région en rouge, quant à elle, trahit des températures plus élevées. Compressés et comprimés par les ondes de chocs, la matière se dévoile en  s’échauffant.

Lire la suite»

Saturne en contre-jour

Saturne côté nuit (fausse couleur)

Saturne côté nuit (fausse couleur)

La sonde spatiale Cassini livre un magnifique portrait de Saturne côté nuit.

C’est probablement l’une des plus belles photos de l’année 2012. Saturne photographiée à contre-jour et en fausse couleur (visible et infrarouge) par la sonde spatiale Cassini.

En orbite depuis 2004 autour de la belle planète géante, le vaisseau et ses caméras ont profité d’un éloignement de plus de 800 000 km pour capturer une mosaïque de 60 clichés de sa partie nocturne sous un angle de 19° d’inclinaison par rapport au plan des anneaux. Anneaux superbes et multiples qui, par réflexion, éclairent (en vert) la nuit de Saturne. Nuit qui les tranche d’une ombre nette et épaisse.

Lire la suite»

Images impressionnantes du pôle nord de Saturne

Gros plan sur le vortex du pôle nord

Le vortex du pôle nord de Saturne photographié par la sonde spatiale Cassini.

Ces images, presque encore brutes, acquises ce 27 novembre 2012 par Cassini nous dévoile comme rarement, le pôle nord de Saturne. Plongé dans la nuit glaciale jusqu’en 2009 (équinoxe pour Saturne), l’immense vortex a été photographié dans l’infrarouge à plus de 360 000 km. On y découvre de savoureux et époustouflants détails ; on a presque envie d’y plonger le doigt comme si il s’agissait d’une pâte à gâteau (…) qui vient d’être touiller. La rotation rapide (un peu plus de 10 heures) de la planète géante remue et brasse la matière, créée des turbulences, creuse de larges et profonds sillons. L’ouragan central s’étend approximativement sur 2 000 km et, au contraire de ceux qu’essuient certaines régions terrestres, il est permanent.

Lire la suite»

Est-ce que le rover Curiosity a fait une découverte « historique » ?

Autoportrait de Curiosity

Autoportrait de Curiosity sur le site de « Rocknest » où il effectua plusieurs prélèvements

Les propos de l’un des scientifiques qui dirige la mission Curiosity laissent entendre que le rover a fait une découverte qui restera dans « les livres d’histoire” !

Depuis que l’un des principaux chercheurs de la mission Mars Science Laboratory (MSL) John Grotzinger a déclaré à la radio américaine NPR (écouter ou lire l’entretien ici), le 20 novembre dernier, que le rover Curiosity a fait une découverte digne de figurer dans “les livres d’histoire”, internet s’affole. “Cela a l’air vraiment bon” a t’il ajouté. Mais à quoi fait-il allusion ? Est-il question d’une détection de preuve d’une activité biologique passée ou présente sur Mars ?
Pour l’heure “les chercheurs veulent avoir toute confiance dans les résultats avant de les communiquer en dehors de l’équipe scientifique” a expliqué Guy Webster, porte parole du JPL (Jet Propulsion Laboratory). Il est nécessaire de vérifier et clarifier les résultats transmis par SAM (Sample Analysis at Mars). Ce mini et non moins performant laboratoire installé à l’intérieur du rover est capable de déceler l’existence éventuelle de molécules organiques dans les échantillons du sol et d’analyser l’atmosphère. C’est pourquoi la plupart des commentateurs de la petite phrase “lâchée” par Grotzinger pensent que la découverte à un rapport avec les molécules organiques voire la chimie du vivant. Présent pendant plus d’un mois sur le site de “Rocknest” (à l’intérieur du vaste cratère Gale), Curiosity y a effectué cinq prélèvements du sol. Deux ont été analysé avec le spectromètre CheMin (Chemical Mineral) et un avec SAM.
Détecter des molécules organiques ne signifie pas que la vie aie un jour existé — ou existe encore — sur Mars, tempèrent les scientifiques astro/exo-biologistes. Mais elles sont nécessaire pour fabriquer les briques du vivant tels que les acides aminés puis l’ADN, ARN. En observer signifierait que cette première étape vers le vivant a été franchie et que peut-être son développement a été encore plus loin … !
Rappelons que privée de champ magnétique et d’atmosphère depuis des milliards d’années, la surface de la planète rouge est sans cesse bombardée de rayons solaires ultra-violet. Des conditions hostiles au développement de la vie dans l’état actuel des choses. Mais son histoire géologique telle qu’elle est patiemment déchiffrée par les chercheurs révèlent un passé humide et beaucoup plus hospitalier dans sa jeunesse.

Lire la suite»

Autoportrait de Curiosity et sublime panorama

Autoportrait de Curiosity

Curiosity en pleine forme se tire le portrait. Panoramique en haute résolution du paysage qui entoure le rover.

Le 31 octobre dernier, lors de son 84 ème jour de présence (Sol 84) sur Mars, Curiosity a réalisé un autoportrait en haute-résolution (55 images). Utile pour les ingénieurs de la NASA/JPL qui souhaitent évaluer l’état général du rover et prévenir les dépôts importants de poussières, il a été capturé par l’une de ses 17 caméras, l’instrument MAHLI (Mars Hand Lens Imager) sur le lieu dit “Rocknest” où furent réalisés les premiers prélèvements du sol.
Autoportrait en haute résolution (3,8 Mb) ici

Lire la suite»

Les sables de Mars ressembleraient aux roches volcaniques d’Hawaï

Third giant scoop Sol69

Image capturée par la camèra du mât de Curiosity après un prélévement déchantillon du sol sur le site « Rocknest » (cliquez pour agrandir)

Les sables qui recouvrent en partie le sol martien dans le cratère Gale ont une origine basaltique d’origine volcanique similaire à celle d’Hawaï.

Doté de nombreux instruments performants pour accroitre notre connaissance de la planète rouge notamment sur le plan géologique, le rover Curiosity possède des moyens beaucoup plus importants que ses prédécesseurs pour mener des analyses minéralogiques assez fines du sol et des roches martiennes. Ainsi, le 17 octobre dernier (soit son 71 ème jour de présence sur Mars — ou Sol 71), pour la première fois l’instrument CheMin (Chemistry and Mineralogy) passa au crible de ses rayons x un échantillon de sable prélevé deux jours plus tôt sur le lieu dit “Rocknest”.

Lire la suite»

Observation d’une courte éruption du trou noir supermassif au centre de la Voie Lactée

Supermassive Black Hole Flare

Le télescope NuSTAR a observé une soudaine et inattendue éruption de quelques heures du trou noir supermassif installé au centre de notre galaxie.

En orbite depuis le 13 juin 2012, NuSTAR (Nuclear Spectroscopic Telescope ARray) est à ce jour le télescope le plus sensible aux rayonnements x de haute-énergie. Au cours d’une récente campagne d’observation de deux jours du trou noir supermassif tapi au centre de la Voie Lactée — en association avec Chandra (télescope spatial plus sensible aux rayonnements x de basses énergie) et le télescope terrestre Keck (infrarouge) — il a permis de relever un brutal sursaut d’activité. Une éruption intense qui a chauffée la matière à plus de 100 millions ° C selon les données collectées et accélérée les particules à une vitesse proche de celle de la lumière ! Plutôt inattendue pour les astronomes car, bien que très massif (4 millions de masses solaires), notre trou noir central découvert en 1974 est connu pour être passif voire en sommeil et peu gourmand … En effet, quand la plupart de ses congénères engloutissent de copieuses « bouchées » d’étoiles, Sagittarius A* (Sgr A*), c’est son nom, se contente de petits encas : nuages de gaz ou encore de modestes astéroïdes comme l’ont récemment relevé les observations de Chandra (février 2012). Bref, il grignote !

Lire la suite»

Impressionnants paysages martiens

20121011_mars_msl_sol50_pano_east-hills_0050mr0229039000e1_dxxx_f840

Mosaïque de 3 images capturées par la Mastcam-100, le Sol 50. On y distingue les collines qui bordent le cratère, en direction du nord-est

La beauté du paysage martien autour du rover Curiosity.

Partagées sur l’excellent blog d’Emily Lakdawalla de The Planetary Society, ces images extraites d’un panorama du rover Curiosity (voir les paysages dans leur contexte) sont à couper le souffle ! Acquises au cours des Sol 50 et 51 (jour de présence sur Mars), ces mosaïques de trois images chacune montrent le paysage qui entoure le robot explorateur.

Agrandies et affichées plein écran, elles sont hypnotiques, nous plongeant littéralement dans l’atmosphère (ténue) martienne. On a presque l’impression d’y être, d’y respirer l’air (dans une combinaison !) et d’être, peut-être, effleurer par une brise légère … Cela fait rêver ! Même si les teintes fauves, l’aridité manifeste et l’absence totale de végétaux nous renvoient à certains déserts terrestres, la température de ces paysages excédent rarement les + 6° C à midi. Un monde glacial et figé. Ou presque …

Lire la suite»

Un « étrange rocher martien » étudié par Curiosity

JakeMatijevicRock

Le rocher Jake Matijevic photographié par Curiosity le 22 septembre soit lors de son 46éme jour de présence sur Mars

Curiosity examine une roche magmatique encore jamais observée sur Mars.

Sur son chemin qui le conduit vers le site de “Glenelg”, le rover Curiosity s’est approché (fin septembre) d’”un étrange rocher martien” dont la nature plutôt inattendue n’a encore jamais été observée à la surface de la planète rouge ! Nommé “Jake Matijevic” en hommage à l’ingénieur récemment disparu qui a travaillé sur cette mission martienne et les précédentes (Pathfinder, Spirit, Opportunity), le rocher d’une taille équivalente à celle d’un ballon de football a d’abord été remarqué à distance par la ChemCam (installée sur le mât du rover) pour sa composition inhabituelle. Les données collectées par l’instrument Alpaha Particle X-ray Spectrometer (APXS), utilisé pour la première fois, ont permis de confirmer qu’il s’agit d’une roche, selon les propos du chercheur chercheur Ralf Gellert (Université de Guelph, Canada), “riche en éléments compatibles avec le feldspath et pauvre en fer et en magnésium”. Une roche ignée (magmatique) comme on peut en trouver dans de nombreuses régions volcaniques sur notre planète, issues des entrailles de la Terre d’un processus dans le manteau, par un refroidissement et une cristallisation d’un magma riche en eau soumis à de fortes pressions … “Jake” étant pour l’instant le seul cas connu sur notre planète voisine, il est encore trop tôt pour déterminer si c’est « le même processus impliqué sur Terre » estime Edward Stolper, chercheur à l’Institut de Technologie de Californie, ajoutant que c’est toutefois « un bon endroit pour commencer à réfléchir à ses origines« .

Lire la suite»

Curiosity observe d’anciens lits de rivères sur Mars

Link Curiosity

Affleurement rocheux « Link » photographié par la Mastcam de Curiosity le 2 septembre 2012 soit son 27 éme jour sur Mars (cliquez pour agrandir)

Plusieurs sites observés par Curiosity montrent des dépôts de graviers qui n’ont pu être érodé que par des écoulements d’eau dans le passé de Mars.

Un affleurement rocheux observé à distance par le rover Curiosity au début de son périple, témoigne d’un écoulement d’eau sur une période assez longue. Cela s’est sans doute produit il y a plusieurs milliards d’années, dans la jeunesse d’une planète aujourd’hui rouge et qui devait être, alors … bleue (lire à ce sujet « Mars : Planète bleue ?  » de J. P. Bibring) ! En ce temps là, on pouvait entendre le murmure de l’eau mêlé à la brise … ! A moins que ce ne fusse de violentes et soudaines débâcles ?! Quoi qu’il en soit, les preuves du passé humide de Mars s’accumulent.

Lire la suite»

Sur Mars, Opportunity enquête sur de mystérieuses sphérules

Sphérules photographiées sur l’affleurement rocheux Kirkwood le 6 septembre, 3064 éme jour de travail d’Opportunity

Le rover Opportunity découvre de mystérieuses sphèrules très différentes des “myrtilles” observées sur d’autres sites martiens.

A plusieurs centaines de kilomètres de Curiosity — arrivé sur Mars le 6 août dernier — , l’un de ses petit cousin et prédécesseur toujours en activité, le rover Opportunity a fait une découverte sensationnelle dans l’affleurement rocheux nommé Kirkwood qu’il explore en ce moment sur le site de Cape York.

A la faveur d’un ensoleillement croissant (le printemps approche dans l’hémisphère sud), les panneaux solaires du rover dispose d’un niveau d’énergie très satisfaisant pour poursuivre sa mission d’exploration commencée il y a 8 ans et demi ! Intrigués par la présence de minéraux argileux détectés en orbite dans la région du cratère Endeavour, les scientifiques ont annoncé avoir découvert à travers le Microscopic Imager du rover Opportunity de petites billes de roches — ou sphérules — de moins de 3 mm de diamètre qui ressemblent à ce que les anglo-saxons surnomment “myrtilles” (blueberries). “Nous n’avons jamais vu une accumulation aussi dense de sphérules dans une affleurement rocheux sur Mars” indiquait Steve Squyres de l’Université Cornell. Celles-ci sont très différentes des autres concrétions martiennes observées auparavant. Grâce à l’instrument Alpha Particle X-Ray Spectrometer, les chercheurs ont relevé une teneur en fer plus faible que pour les précédentes “myrtilles” étudiées sur d’autres sites visités. Abimées et brisées par l’érosion, principalement l’action du vent, de nombreuses sphérules dévoilent leurs structures interne concentrique. “Elles semblent croustillantes à l’extérieur et plus douces au centre” décrit le chercheur. Formées en présence d’eau liquide chargée de minéraux qui ont ensuite précipité hors de l’eau, ces “myrtilles” n’ont pas encore révélée tout leurs secrets. “[…] Nous avons un magnifique puzzle en face de nous.” déclarait le principal investigateur de la mission. Pour ce qui est de leur nature “Nous avons plusieurs hypothèses de travail, et nous n’en avons aucune de favorite. Ca va prendre un certain temps pour travailler dessus, donc la seule chose à faire pour l’instant est de garder l’esprit ouvert et de laisser parler les roches.” Restons patient jusqu’aux premières conclusions sur leurs compositions et origines.

Lire la suite»

Eclipse de Soleil sur Mars photographiée par Curiosity

Photographié depuis le sol martien par le rover Curiosity, la lune Phobos passe devant le Soleil.

Le rover Curiosity a capturé sa première éclipse de Soleil.

Les martiens peuvent aussi voir des éclipses de Soleil ! Quoique … Ce ne sont jamais des éclipses totales. En effet, observées depuis la surface de Mars, ses deux satellites naturels Phobos et Deimos, ne sont pas suffisamment grands pour masquer entièrement l’astre solaire.

L’événement était attendue par une équipe d’ingénieurs en charge du rover Curiosity qui a donc préparée la caméra du mât (MastCam), le 13 septembre soit le 37éme jour (Sol 37) de présence du rover, pour enregistrer toute la scène. Le montage ci-dessus montre en accéléré le passage/transit de Phobos, plus grande lune de Mars, devant le Soleil. La durée réelle était de 15 minutes. Petit (27 km dans sa plus grande longueur) et de forme patatoïde, Phobos n’est distant que de 9 400 km de la surface de Mars et pourrait s’échouer sur la planète dans plusieurs millions d’années.

Lire la suite»

Les déplacements de Curiosity photographiés depuis l’orbite martienne

Curiosity on the move

Mouvements de Curiosity photographiés par la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter

Images en fausse couleur de Curiosity capturées depuis l’espace par la sonde spatiale MRO. Vue aérienne impressionnante qui permet aux scientifiques de restituer le rover dans son contexte. 

La première image ci-dessus, capturée depuis l’orbite martienne de la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) montre, en fausse couleur, le grand et puissant rover Curiosity en déplacement. Du moins, pouvons-nous distinguer les traces qu’il a laissé sur le sol martien depuis le début de son périple vers le site de “Glenelg”. La caméra haute-résolution HiRISE a saisi de nombreux détails malgré sa distance. On distingue les six roues et le mât. Les traces bleutés sur le site d’atterrissage désormais nommé “Bradbury Landing” (en hommage à Ray Bradbury, l’auteur des “Chroniques Martiennes”) ont été créées par le souffle des rétro-fusées de la grue aéroportée qui l’a déposé sur le sol de la planète rouge, le 6 août 2012.

Curiosity dans son contexte géographique (cliquez pour afficher la version HD : 1,5 Mb)

Lire la suite»

DAWN : « Hasta la vista, Vesta ! »

Dernière image de Vesta capturée par la mission Dawn en route vers Cérès. Le pôle nord de l’astéroïde est au centre

Départ de la mission DAWN vers Cérès. Dernier regard sur l’astéroïde Vesta et “Best-Of”.

Le 5 septembre, la sonde spatiale Dawn a quitté l’astéroïde Vesta pour s’élancer vers Cérès, planète naine et plus gros corps de la ceinture d’astéroïde, qu’elle devrait atteindre en 2015.

Depuis son arrivée, le 16 juillet 2011, Dawn a recueilli de précieuses informations sur cet îlot rocheux qui enferme des lambeaux de la mémoire du système solaire primitif. La vidéo ci-dessous, en retrace les moments forts.

Lire la suite»

En photo, changements de saisons sur Saturne et Titan

obscuredrings

Titan tranché par les anneaux de Saturne

Images en couleurs naturelles de Saturne, marquée par les changements récents de saisons, et de son plus grand satellite naturel, Titan.

Arrivée dans le giron de Saturne en 2004 pour en affiner les connaissances et composer le meilleur portrait qui soit, la sonde spatiale Cassini explore sans relâche la planète et ses quelques 63 lunes — à commencer par Titan qu’elle survole régulièrement.
Huit années de moissons de données et de photos (spectaculaires) plus tard, le vaisseau spatial qui bénéficie d’une rallonge de sa mission, étudie les modifications provoquées par les changements de saisons. En témoin privilégié, Cassini a, en effet, enregistré le basculement progressif des teintes et des formations nuageuses, migrant d’un hémisphère à l’autre. C’est ainsi que le lavis azuré observé en 2004 dans la moitié nord est à présent passé à l’opposé où l’hiver s’installe. La révolution de Saturne autour du Soleil (29 années terrestres) fait son oeuvre et re-déploie les événements climatiques. Les scories de la tempête d’équinoxe qui avait envahi le nord, on s’en souvient, telle une tache de gouache blanche allongée au pinceau, touillant et agitant la haute atmosphère, sont encore visibles.

Lire la suite»

Curiosity : en route vers « Glenelg »

Paysage dans le cratère Gale, lors de son périple vers Glenelg à 400 m. de là – (Lien version HD plus bas)

Le rover Curiosity en route vers le site de Glenelg. 

Depuis la fin août, Curiosity “a pris la route” en direction du site de Glenelg, à 400 mètres de distance. Après un petit périple de 21 mètres, le 21 éme jour martien (Sol 21), la caméra de navigation (NavCam) a photographié le paysage et les traces laissées par les roues. A l’horizon, centré sur l’ouest, nord-ouest, on aperçoit les montagnes ou remparts qui bordent le grand cratère Gale (154 km de diamètre). Glenelg, situé à la croisée de terrains remarquables intrigue beaucoup les scientifiques de la mission. Curiosity devrait explorer cette région durant en mois puis devrait se diriger vers les argiles affleurant à la base du Mont Sharp.

Panorama en haute résolution (4 980 x 876 pixels) ici.

Lire la suite»

En vidéo, portrait d’adieu de la mission Dawn à Vesta

Fin de la mission de Dawn autour de Vesta le 4 septembre

Survol virtuel de l’astéroïde Vesta créée à partir des images collectées durant un an par la sonde spatiale Dawn.

Après un périple de 4 ans qui l’a conduit à l’intérieur de la ceinture principale d’astéroïdes (entre Mars et Jupiter) au plus prés de Vesta, Dawn “reprend la route” le 4 septembre pour la deuxième cible de sa mission : la planète naine Cérès qu’elle devrait atteindre en 2015.

Arrivée le 16 juillet 2011 dans le giron de Vesta (déesse romaine du foyer, Hestia pour les Grecs), la sonde spatiale a révélée avec force détails des paysages jusque là insoupçonné du plus grand astéroïde de la région (560 km dans sa plus grande longueur). Toutes ces images et données collectées durant cette campagne de 13 mois ont permis aux astronomes et planétologues de mieux le caractériser. Prés de la proéminence du pôle sud, la région baptisée RheaSilvia est un immense bassin d’impact de 505 km de diamètre formée il y a moins de deux milliards d’années ! Il semblerait que Vesta est essuyé – et survécu – non pas à une mais deux violentes collisions. Sa surface a fondue et enrobe un noyau de fer.

Lire la suite»

Pour leurs 35 ans, Voyager 1 et 2 approchent des frontières du système solaire

Illustration de l’héliosphère, sphère d’influence du Soleil, que Voyager 1 et 2 s’apprêtent à franchir

Les missions Voyager 1 et 2 qui fêtent leurs 35éme anniversaire approchent à grand pas du milieu interstellaire.

Le 20 août 2012, la NASA fêtait les 35 ans du lancement de la sonde spatiale Voyager 2. Après avoir survolée les quatre plus grandes planètes du système solaire — Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune — elle poursuit son périple, à l’aventure vers d’autres régions de la galaxie … Actuellement à 15 milliards de kilomètres du Soleil (soit 99 UA ou Unités Astronomiques, la distance moyenne Terre-Soleil), elle continue de transmettre alors qu’elle traverse l’héliosphère, immense poche magnétique crée par les particules chargées émises par notre étoile qui nous protège des violents rayons cosmiques. 

Lire la suite»

Splendide panorama autour du site d’atterrissage de Curiosity

panoramalandingsite

Panorama autour du site d’amarssissage « Bradbury Landing » (version HD à télécharger ci-dessous)

Panorama à 360° et haute résolution à l’intérieur du cratère Gale où s’est posé le rover Curiosity.

Le magnifique paysage ci-dessus est une mosaïque réunissant plus de 130 images capturées le 8 août avec la caméra de 34 mm – MastCam – située sur le mât. Une série supplémentaire capturée le 18 août compléte le tableau final de 29 000 pixels x 7 000 pixels. Au centre de l’image, étalé sur l’horizon, on reconnait le Mont Sharp alias Aeolis Mons qui se dresse à 5 500 m. au-dessus du plancher du cratère Gale. Le sommet, probable destination à moyen terme du rover, est distant d’environ 20 km. L’image a été traitée avec un éclairage solaire équivalent à celui de la Terre.

Lire la suite»

Curiosity : premiers déplacements et portraits du Mont Sharp

mastsharp_curiosity

Le Mont Sharp alias Aeolis Mons domine le cratère Gale (cliquez pour agrandir)

L’imposant Mont Sharp photographié et premiers déplacements de Curiosity.

Trois semaines après sa retentissante arrivée sur Mars (le 6 août dernier), le rover Curiosity qui a satisfait les ingénieurs dans les nécessaires tests de fonctionnements, est en excellente condition physique. Il est prêt pour l’exploration de son environnement.

Lors de son 16éme jour martien (Sol 16), Curiosity a quitté le site d’amarssissage désormais nommé “Bradbury Landing” (en hommage au célèbre écrivain de science-fiction Ray Bradbury disparu cette année) pour parcourir ses six premiers mètres.

stratesmtsharp1_mastcam

Strates sur les flancs du Mont Sharp photographié par Mastcam à environ 9 km de distance

Lire la suite»

Revivez la descente de Curiosity (images haute résolution)

Bouclier thermique de MSL

Revivez la descente du rover Curiosity (version HD). Dernières nouvelles de la mission qui commence.

Montage vidéo créé à partir des images capturées en haute-résolution par la caméra MARDI (MARs Descent Imager). Située sous le rover Curiosity, la caméra a enregistrée la descente dés l’abandon du bouclier thermique. A ce moment là, Mars Science Laboratory (MSL) est encore suspendu à son parachute.

[MàJ 23 août 2012] : Ci-dessous, version « Full HD ». Impressionnant ! A visionner en plein écran.

Image de prévisualisation YouTube
Lire la suite»
Copyright © Dandelion by Pexeto