Regards croisés sur la nébuleuse Tête de Cheval

Portrait de la nébuleuse Tête de Cheval réalisé dans le proche infrarouge par Hubble

Portrait de la nébuleuse Tête de Cheval réalisé dans le proche infrarouge par Hubble

Toute la beauté de la nébuleuse Tête de Cheval ― et de son environnement ― révélée avec des détails époustouflants par les télescopes spatiaux Hubble et Herschel

Invisible à l’oeil nu et étendu au sein de la constellation d’Orion, un gigantesque complexe de gaz et de poussières désigné par les astronomes comme Nuage Moléculaire d’Orion (Orion Molecular Cloud, OMC) figure parmi les objets les plus observé et étudié du ciel boréal. Très photogéniques, les régions ou détails les plus lumineux comptent parmi les plus populaires auprès des astronomes amateurs du monde entier.

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Trois super-Terres potentiellement habitables découvertes par Kepler

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Découverte de trois super-Terres dans la zone habitable de leur étoile dont deux dans le même système. La recherche de planètes semblables à la notre s’accélère

Les planètes comme la Terre sont-elles l’exception ou la règle dans notre galaxie et, au-delà, dans l’Univers ? A cette question, nul astronome n’a encore trouvé de réponses mais l’enquête progresse à grands pas. Grâce au satellite Kepler chargé de surveiller les éventuelles baisses de luminosité ― méthode dite par transit, signe tangible du passage d’une (ou plusieurs) planète(s) devant leur étoile ―, aussi infime soit-elle, de 150 000 étoiles dans la direction des seules constellations de la Lyre et du Cygne, plus de 120 cas d’exoplanètes ont été identifiés auxquels s’ajoutent 2 740 candidats en attente de confirmation !

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Une galaxie très prolifique observée aux confins de l’Univers surprend les astronomes

Illustration de la galaxie hyper-active HLS3 distante de 12,9 milliards d'années-lumière

Illustration de la galaxie hyper-active HLS3 distante de 12,9 milliards d’années-lumière

Impressionnante et inattendue galaxie hyper-active, à croissance rapide débusquée dans la jeunesse de l’Univers.

La découverte, grâce au télescope spatial Herschel, d’une galaxie massive très prolifique aux confins de l’Univers, quelques 880 millions d’années après le Big Bang, surprend beaucoup les astrophysiciens. Les données recueillies dans le rayonnement infrarouge révèlent, en effet, un cas spectaculaire dont la seule existence remet en cause les modèles informatiques “cuisinés” ces dernières années. Un nouveau défi pour les cosmologistes.

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La supernova la plus lointaine jamais observée

Tapis de galaxies où est apparu une supernova de type Ia il y a 10 milliards d'années

Tapis de galaxies au milieu duquel est apparu une supernova de type Ia il y a 10 milliards d’années – Toile cosmique en trois dimensions

Nouveau record de distance d’une supernova découverte avec le télescope spatial Hubble

Dans le cadre du programme CANDELS+CLASH entamé il y a 3 ans, une équipe d’astrophysiciens vient de débusquer la supernova la plus lointaine jamais observée, battant le précédent record de plus de 350 millions d’années-lumière. Répondant au doux nom de SN UDS10Wil, le phénomène s’est produit à 10 milliards d’années-lumière de distance, quand notre Univers n’était âgé que de 3,8 milliards d’années ! Identifiée comme une supernova de type Ia, elle appartient à une “espèce” très appréciée des cosmologistes pour leur intensité lumineuse égale. Elles figurent, en effet, de remarquables jalons pour la mesure de l’expansion de l’Univers laquelle est provoquée par une énigmatique énergie noire (estimée représenter 68,3 % de la masse-énergie de l’Univers … !), ce qui leur vaut par ailleurs le surnom de bougies (candels en anglais). La formation de ce type de supernova est encore méconnu et sujet à controverse. Les uns défendent l’hypothèse d’une naine blanche “détricotant” son étoile-compagnon jusqu’à ce que la première, plus petite mais plus dense atteigne une masse critique qui l’a conduit à son effondrement puis l’explosion ou, seconde explication, la violente explosion est créée par une collision/fusion de deux naines blanches.
Le cas étudié de SN UDS10Wil dans son contexte fait pencher les chercheurs pour la deuxième hypothèse. Le nombre de supernova de type Ia apparait en baisse au-delà de 7,5 milliards d’années-lumière. Cela peut s’expliquer par le fait que peu d’étoiles dans l’Univers encore jeune ont atteint le stade de naine blanche (le Soleil deviendra une naine blanche après 9 à 10 milliards d’années d’existence). Si elles explosaient après avoir vampiriser leur compagne, les explosions serraient alors plus nombreuses, selon les chercheurs.

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Un hameçon piqué d’étoiles

Portrait d’une « galaxie éclatante d’étoiles »

Toute écumeuse d’étoiles, étalée et se terminant par une courbe telle le dard d’un scorpion, J082354.96 280621,6 ― son petit nom est J082354.96 ― est une galaxie extrêmement active comme seule le télescope spatial Hubble sait nous les révéler. Le bleu dominant trahit la surpopulation d’étoiles très jeunes et chaudes. La galaxie connait en effet un “boom” dans la création stellaire. Un taux très élevé de formation qui est incomparable avec une galaxie comme la notre, la Voie Lactée. Les astronomes la considère comme “galaxie éclatante d’étoile” (starburst galaxy). Son émission Lyman-Alpha permet une étude en filigrane relativement détaillée de sa composition en poussières et en gaz dans le cadre du programme LARS (Lyman Alpha Reference Sample).

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Parachute de Curiosity déplacé par le vent martien

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Sept images en sept mois d’observation depuis l’espace montrent le parachute remué par les alizés martiens.

Utilisé pour ralentir la capsule qui portait le rover Curiosity au cours de sa descente dans l’atmosphère martienne quelques instants avant qu’il ne fut déposé dans le cratère Gale, le parachute, abandonné à quelques dizaines de mètres du site d’atterrissage est toujours observable depuis l’espace par les satellites en orbite. Notamment par Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) qui, doté de sa caméra très haute résolution HiRISE, espionne régulièrement cette région et les mouvements du grand rover.

La séquence ci-dessus réunit sept images capturées entre le 12 août 2012 et le 13 janvier 2013. Manifestement un ou plusieurs épisodes éolien(s) ont déplacé la toile de ce parachute long de 50 mètres (avec les câbles), recouvrant même les éjactas sombres produit par l’impact du bouclier thermique.

Revivre/revoir en vidéo l’arrivée de Curiosity, le 6 août 2012.

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Version française du site dédié à HiRISE.

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona.

Magnifique portrait de la nébuleuse NGC 602 dans le Petit Nuage de Magellan

Young stars in the Small Magellanic Cloud (SMC), one of the closest galaxies to our Milky Way.

Quand les grands télescopes spatiaux conjuguent leurs talents pour percer les secrets d’une nébuleuse dans le Petit Nuage de Magelllan.

Merveilleux et séduisant mariage/alliage des sensibilités de trois télescopes spatiaux différents. Surnommée “l’Aile” par les astronomes, cette nébuleuse se déploie à l’intérieur du Petit Nuage de Magellan (Small Magellanic Cloud, SMC), une galaxie naine voisine distante de quelques 200 000 années-lumière de la Voie Lactée. Evoquant aussi une coquille, NGC 602 abrite en son sein trois grappes d’étoiles très chaudes âgées de seulement quelques millions d’années. Trois fratries étincelantes dont l’une d’elles, NGC 602a rappelle de par sa taille, sa masse et son âge, la formation installée au creux de la nébuleuse d’Orion, nommée le “Trapèze” et qui nous est plus familière (beaucoup plus proche de nous).

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Giga-panorama du paysage autour de Curiosity

Image extraite du panorama réalisé par Andrew Godrow à partir des centaines d'images capturées par Curiosity

Image extraite du panorama réalisé par Andrew Godrow à partir des centaines d’images capturées par Curiosity

Le paysage qui entoure Curiosity en haute résolution. Mars comme si vous y étiez !

Ce giga-panorama nous emmène sur Mars, dans le grand cratère Gale, à la découverte du paysage désertique qu’embrasse du regard chaque jour le rover Curiosity et, bien sûr, les équipes d’ingénieurs et de scientifiques qui le pilotent.

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Détection d’un excès d’antimatière qui pourrait trahir la nature de l’insaisissable matière noire

Installation de l'expérience AMS sur la Station Spatiale Internationale

Installation de l’expérience Alpha Magnetic Spectrometric (AMS) sur la Station Spatiale Internationale

Les premiers résultats de l’expérience AMS-02 pourraient lever un coin du voile sur la nature de l’énigmatique matière noire. Nouvelle avancée.

Traquée par les astrophysiciens depuis de nombreuses années, sa composition énigmatique lui vaut de passer à travers les mailles du filets des détecteurs, d’échapper à toute observation hormis celles, indirectes, d’une présence devinée par les interactions gravitationnelles des amas de galaxies. Une matière si “exotique » que certains chercheurs ont parfois mis en doute son existence (mais ils sont assez rares). Nommée matière noire ou matière sombre (en anglais dark matter) car invisible et insaisissable, elle compte ― selon les récentes estimations de la mission Planck ― pour environ 26,8 % de la masse-énergie de notre Univers. C’est cinq fois plus que la matière dite ordinaire (matière baryonique) que nous observons et habille (des milliards de milliards d’étoiles, de planètes, poussières, gaz, des milliards de trous noirs, etc.) le cosmos dans toute son immensité !

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« Généalogie de la matière » au sein de la vaste nébuleuse W3

Vaste réseau de gaz et de poussières dévoilé par Herschel

Vaste réseau de gaz et de poussières dévoilé par Herschel

Ebauches d’étoiles dans la tourmente d’ainées plus massives au sein de l’un des nuages moléculaires les plus actifs de la galaxie.

Paysage cosmique tourmenté. Voici le nuage moléculaire W3, l’une des régions de formation stellaire les plus actives de la galaxie. Distante d’environ 6 200 années-lumière, elle s’étale sur plus de 200 années-lumière dans le bras spiral dit de Persée (le système solaire est proche du bras d’Orion).

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La galaxie Messier 77 photographiée avec splendeur par Hubble

Messier 77 (M 77), galaxie très lumineuse et active dépeinte par Hubble

Messier 77 (M 77), galaxie très lumineuse et active dépeinte par Hubble

Hubble livre un superbe portrait de Messier 77, galaxie très lumineuse dite de « Seyfert » la plus proche de nous.

A l’échelle de l’Univers, la galaxie Messier 77 (M 77) aussi désignée NGC 1068 n’est pas très éloignée de notre petit système solaire gouverné par le Soleil (étoile banale parmi plus de 100 milliards d’autres dans la Voie Lactée). Quelques 45 millions d’années-lumière nous sépare de cette galaxie visible en direction de la constellation de la Baleine (Cetus).

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Intrusion de « Space Invaders » autour d’un lointain amas de galaxies

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Petit échantillon d’Univers dévoilé par le télescope spatial Hubble. Certains effets de lentille gravitationnelle imitent remarquablement les figures de Space Invaders !

Image très impressionnante capturée dans le rayonnement infrarouge par le télescope spatial Hubble d’un grand troupeau de galaxies, l’amas Abell 68. Distant d’environ 2,1 milliards d’années-lumière au sein de la petite constellation du Petit Renard (Vulpecula), ce “village » réunit plusieurs centaines de galaxies, de masses et tailles variables. La plus lumineuse de toutes est la plus entourée. Elle régne démesurément sur une communauté en mouvement. Une galaxie elliptique dont la masse dépasse plusieurs dizaines de fois celle de la Voie Lactée (laquelle a une masse estimée à 100 milliards de soleils !). Plus bas à droite sur la même image, on découvre une autre grappe galactique, plus resserrée.

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Enfouies dans la nébuleuse d’Orion, les plus jeunes étoiles jamais observées

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Le télescope spatial Herchel débusque des étoiles âgées de seulement quelques dizaines de milliers d’années, cachées dans leur cocons de poussières.

La constellation d’Orion (que l’on peut admirer chaque année de l’automne au printemps) abrite le plus proche nuage moléculaire (nuage moléculaire d’Orion ou Orion Molecular Complex, OMC) du système solaire. Distant de quelques 1 400 années-lumières, il est le plus lumineux et, par conséquent, le plus facile à observer dans un instrument (on distingue aisément la nébulosité à travers une paire de jumelles). Très connu sous le nom de nébuleuse d’Orion ou Messier 42 (M42), la région est tissée de filaments plus ou moins denses de gaz et de poussières. C’est une immense pépinière d’étoiles. Une matrice en pleine effervescence … Par ailleurs, ce sont les individus stellaires les plus massifs et bouillonnants, éclots il y a quelques millions d’années seulement, qui illuminent en partie le nuage. Celui-ci est gigantesque et s’étend, vu de la Terre, sur la quasi-totalité de la constellation … Seules quelques crêtes de ce vaste massif de matière se dévoilent … dans les longueurs d’onde visible. Tout autour, ce qui apparait obscur à nos yeux est en réalité un océan froid et langoureux, très fécond. Des milliers de corpuscules attendent de déchirer de leurs premières lueurs ces voiles de ténèbres. Comme autant de graines qui patientent leur germination dans le sol hivernal.

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Planck publie la carte la plus détaillée de l’Univers, 380 000 ans après le ‘big bang’

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Fond diffus cosmologique le plus précis jamais publié

Le satellite Planck dévoile “la plus vieille lumière de l’Univers” avec des détails inégalés.

Créée à partir des données collectées durant les 15 premiers mois d’exploitation du satellite Planck, voici la carte la plus précise jamais réalisée de notre Univers balbutiant, âgé de seulement 380 000 ans … C’est presque l’aube des temps ; nous découvrons la matière qui s’éveille … Cela se lit dans cette trame grésillante et frémissante, en apparence chaotique, remplissant la totalité de l’espace (en l’occurrence, la voûte céleste que Planck a patiemment scanné avec ses instruments sensibles au rayonnement hyperfréquence).

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Curiosity : magnifique panorama du Mont Sharp !

Image composite (version RAW) du Mont Sharp capturée par Curiosity

Image composite (version RAW) du Mont Sharp capturée par Curiosity

Panorama en haute résolution du point culminant de la région qu’explore le rover Curiosity.

Panorama du Mont Sharp ou Aeolis Mons, culminant à plus de 5 000 mètres d’altitude au centre de l’immense cratère Gale (150 km de diamètre) où Curiosity a été débarqué le 6 août 2012. Plusieurs dizaines d’images ont été capturé avec l’une des caméras du mât (MastCam) munie d’un téléobjectif de 100 mm de focal lors de son quarante cinquième jour ― Sol 45 (le 20 septembre 2012 sur Terre) ― de présence. Comme on peut le voir, ce jours-là il faisait assez beau … Pas un nuage ne vient obscurcir l’horizon ! En réalité, la couleur du ciel a été extrapolée à partir de petits échantillons saisis le même jour.

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Mars était une planète habitable

Comparaison de deux milieux aqueux - A gauche, une roche qui fut en contact avec une acide et très salée étudiée par le rover Opportunity ; à droite une roche récemment observée par Curiosity

Comparaison de deux milieux aqueux sur Mars – A gauche, une roche qui fut en contact avec une eau acide et très salée étudiée par le rover Opportunity ; à droite une roche récemment observée par Curiosity

Le site foré par le rover Curiosity fut autrefois habitable. Une vie microbienne aurait pu y trouver les ingredients nécessaires.

Déposé sur Mars le 6 août 2012, à l’intérieur du cratère Gale (150 km de diamètre), le rover Curiosity est chargé d’enquêter sur l’habitabilité de la planète rouge au moyen de ses instruments scientifiques. La région explorée a été identifiée par les sondes spatiales en orbite comme particulièrement riches en argiles, formées par la présence d’eau liquide. Un site vraisemblablement humide par intermittence. La découverte en septembre 2012 de ce qui ressemble à s’y mettre à un lit de rivière asséché tel qu’on en connait sur Terre où affleurent pléthore de galets dans les couches de sédiments — galets arrondis par les eaux qui les ont charriées durant au moins plusieurs milliers d’années — a bien sûr confirmé la présence de l’eau et même d’un réseau de canaux et ruisseaux.

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Des échanges chimiques existeraient entre l’océan d’Europe et sa surface

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Des chercheurs apportent les preuves d’échanges chimiques entre l’immense océan d’eau liquide d’Europe et sa surface gelée. Quelle habitabilité pour ce satellite de Jupiter ?

Gravitant autour de Jupiter, Europe — une des quatre lunes galiléenes — se dévoile petit à petit aux astronomes qui la contemple et la scrute avec intérêt afin d’en percer les secrets. Depuis les survols par la sonde spatiale Voyager relayés ensuite, au cours des années 1990, par ceux de la mission Galileo (exploration de Jupiter et de ses principaux satellites), les scientifiques ont de forts soupçons qu’un vaste océan d’eau liquide se cache sous une banquise épaisse de plusieurs kilomètres. Mieux, ce milieu pourrait abriter des formes de vie … Pour en avoir le coeur net, il n’y a pas de meilleures solutions que d’envoyer, au mieux, un engin submersible ou du moins, un robot capable de percer ou de gratter la glace en surface afin d’analyser les éléments présents.

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Vénus photographiée depuis la banlieue de Saturne

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La sonde spatiale Cassini photographie Vénus à plusieurs centaines de millions de km de distance.

En orbite autour de Saturne depuis 2004, la sonde spatiale Cassini a profité d’un passage derrière la planète géante, du côté obscur à une distance de 802 000 km, pour photographier les multiples anneaux et aussi, à travers eux, la sublime Vénus. Voir aussi ce portrait de Saturne en contre-jour publié en décembre 2012.

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Kepler découvre une minuscule exoplanète de la taille de la Lune

Comparaison des exoplanètes du système Kepler-37 avec la Terre et la Lune

Comparaison des exoplanètes du système Kepler-37 avec la Terre, la Lune, Mars et Mercure

Découverte du plus petit système extrasolaire connu à ce jour grâce au satellite Kepler.

Une équipe d’astronomes a découvert avec le satellite Kepler dédié à la recherche d’exoplanètes, le plus petit ensemble planétaire connu : trois minuscules planètes gravitant autour d’une étoile semblable à notre Soleil (un peu plus petite et moins chaude). Leurs orbites sont inférieures à celle de Mercure, petite planète de “chez nous” qui tourne autour du Soleil en 88 jours à une distance moyenne de 58 millions de km.

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Curiosity prêt pour l’analyse de l’échantillon de roche

First Curiosity Drilling Sample in the ScoopFirst Curiosity Drilling Sample in the ScoopFirst Curiosity Drilling Sample in the Scoop

Curiosity est prêt à analyser le premier échantillon jamais prélevé dans la roche martienne.

Le rover Curiosity a réussi son premier forage martien — par ailleurs, le premier forage de notre histoire jamais réalisé sur une autre planète que notre berceau la Terre — le 8 février 2013. L’échantillon prélevé dans une roche sédimentaire et veinée nommée “John Klein” a été déposé, comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, dans une petite pelle (scoop), partie de l’instrument CHIMRA (Collection and Handling for In-Situ Martian Rock Analysis).

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[Soleil] Magnifique pluie coronale photographiée par SDO

Belle éruption solaire tissée par le champ magnétique de notre étoile.

Même si elle n’était pas d’une intensité extraordinaire, cette éruption solaire enregistrée par le satellite SDO (Solar Dynamics Observatory) le 19 juillet 2012 est, outre sa beauté saisissante, très intéressante par son caractère multiple. Le phénomène se produit régulièrement à la surface du Soleil. Ils ont même tendance à être plus nombreux à l’approche du pic d’activité (quoique l’actuel cycle 24 a du mal à monter en puissance et se révèle plutôt « mou » en comparaison avec le précédent … ; la durée moyenne d’un cycle solaire est de 11 ans), lequel est prévu pour cette année 2013, peut-être pour cet été … 

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La région d’Amenthes Planum photographiée par Mars Express

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Paysage martien prés de l’embouchure de Tinto Vallis.

Impressionnant cliché capturé en très haute résolution par les caméras de Mars Express, satellite de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) en orbite autour de Mars. Le paysage est certes désertique et comme figé depuis des milliards d’années mais il nous émerveille aussi de par ses ressemblances et ses résonances avec des régions terrestres.

Nous découvrons sur ces images vues du ciel et mise en perspective (3 D), la région de Amenthes Planum, bordée, à gauche, par le cratère Palos. A droite, on distingue une partie de l’embouchure de la Tinto Vallis (nom de la rivière andalouse, le Rio Tinto). Longue de 190 km, cette vallée s’est probablement formée il y a environ 3,7 milliards d’années. La multitude de petits affluents aux pentes raides qui la rejoignent ont vraisemblablement été creusé par des épanchements d’eau souterraine initié par l’activité volcanique qui fit fondre les glaces emprisonnées dans le sous-sol.

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Vidéo et images radar de l’astéroïde 2012 DA14

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Images radar de l’astéroïde 2012 DA14 qui a frôlé la Terre le 15 février 2013 compilées en vidéo.

Des chercheurs de la NASA qui ont suivi le passage de l’astéroïde 2012 DA14 à proximité de la Terre (à 28 000 km) le 15 février dernier viennent de publier un montage vidéo des images radar capturées avec la grande antenne de Goldstone (Californie). Elles ont été réalisées après que l’astéroïde ait dépassé notre planète sans danger, durant 8 heures, entre le 15 et le 16 février, à une distance comprise entre 120 000 km et 314 000 km. Même si les images apparaissent imprécises (résolution de 4 m. par pixel), les données recueillies permettent aux astronomes de mieux définir sa forme, sa taille, ses nombreuses irrégularités et aspérités, d’évaluer sa période de rotation avac davantage de précision, de même que son orbite. Ces observations suggèrent que ce gros “caillou” mesure quelques 40 m. dans sa plus grande longueur.
De nouvelles observations radar ont été programmées les 18, 19 et 20 février.

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Deux galaxies qui s’embrassent

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Un grand “V” cosmique dessiné par deux galaxies en collision.

Loin de nous, dans les profondeurs inter-galactiques, deux galaxies se dévoilent de profil à la caméra WFC2 (Wide Field Camera 2) de Hubble (dans le visible et l’infrarouge). Leurs ébats dessine un délicat “V” cosmique, exclusivement perceptible dans un grand télescope, au sein de la constellation de la Girafe (Camelopardalis). L’objet est nommé IC 2184.

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Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14

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Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14 qui frôlera la Terre dans la soirée du 15 février 2013. Comment l’observer ?

Il est rare qu’un astéroïde de type géocrosieur passe aussi prés de la surface de la Terre et cela, sans danger aucun !

2012 DA14 (découvert en février 2012) fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. D’une taille estimée à 45 mètres (dans sa plus grande longueur), il s’approchera de la surface de notre planète bleue à environ 27 700 km (13 fois plus prés que la Lune). C’est en deçà de la flottille de satellites de communications et de météo qui sont en orbite géostationnaire à quelques 35 800 km d’altitude. Les autres satellites tels les télescopes spatiaux ou la Station Spatiale Internationale (ISS) qui nous survolent à plus de 400 km d’altitude n’ont absolument rien à craindre. Fort heureusement, cet astéroïde de dimension relativement modeste dont la masse est évaluée à 130 000 tonnes n’est pas sur une trajectoire de collision. Il ne représente donc pas une menace pour l’ensemble de la vie sur Terre !

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Animation créée à partir de 3 images de l’astéroïde 2012 DA14 capturées à l’observatoire Faulkes Telescope South en Australie le 14 février 2013. La distance de l’astéroïde était alors de 748 000 km.

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Mars : autoportrait de Curiosity dans la baie « Yellowknife »

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Curiosity sur le site de son premier forage

Nouvel autoportrait du grand rover Curiosity capturé par la caméra MAHLI (Mars Hand Lens Imager) située au bout de son “bras”articulé. L’image a été prise le 3 février 2013, au cours du 177 ème jour de présence sur Mars (Sol 177). Curiosity était alors dans la région de “Yellowknife Bay” à plusieurs kilomètres de son site de débarquement nommé “Bradbury Landing”. Sous ses roues s’étend le rocher “John Klein”, le premier à être sondé par le foret spécialement conçu pour ces opérations (animation ci-dessous).

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Bon anniversaire (3 ans) à l’extraordinaire satellite d’observation solaire SDO !

Like Painting on the Sun's Layers
Le satellite d’observation du Soleil en haute résolution SDO entre dans sa quatrième année d’activité.

Trois ans déjà que le satellite Solar Dynamics Observatory aka SDO offre aux physiciens solaires — et le grand public en profite beaucoup aussi — de multiples visions en haute résolution de notre étoile. Grâce à sa large panoplie d’instruments (HMI : Helioseismic and Magnetic Imager, AIA : Atmospheric Imaging Assembly et EVE : Extreme Ultraviolet Variablity Experiment), le Soleil, naine jaune de 1,4 millions de km de diamètre, se déshabille et livre aux chercheurs de savoureux détails de sa continuelle activité, dévoile un peu son infrastructure ! Depuis son lancement le 11 février 2010, on peut ainsi suivre l’évolution de l’actuel cycle solaire (chaque cycle dure en moyenne 11 ans) dont le pic d’activité est attendu dans le courant de cette année 2013 (pour l’instant, ce “cycle 24” se montre peu prolixe, avare en taches solaires et puissantes éruptions …).
Chaque jour et chaque heure, on peut le retrouver photographier dans de multiples longueurs d’onde, suivre les mouvements, les développements des taches sombres (régions actives), s’ébahir devant les soulèvements de plasma, les lignes de champ magnétique qui s’élèvent, s’arcboutent et se cassent. On observe ces fontaines flamboyantes tissées de fils magnétiques.

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Curiosity a réussi son premier forage d’une roche martienne

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Premier forage réussi d’une roche veinée de la région “Yellowknife Bay” sur Mars. Il faut patienter quelques jours les analyses des instruments CheMin et SAM pour découvrir ce qu’elle renferme depuis des milliards d’années.

Depuis son débarquement dans le cratère Gale, le 6 août 2012, au pied du pic central le Mont Sharp/Aeolis (5 500 m. d’altitude), le désormais célèbre rover Curiosity nous a régalé avec de sublimes et détaillés panoramas de son environnement désertique, des “macros” sur des roches qui furent jadis (il y a plusieurs milliards d’années) en contact avec de l’eau liquide, des prélèvements du sol, sans oublier ses autoportraits … Tout cela en l’espace de six mois terrestres, ce qui représente quasiment une saison martienne (orbite de deux ans autour du Soleil) !

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Superbe portrait de la galaxie spirale Messier 106

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Image composite de la galaxie spirale Messier 106 – Liens pour télécharger l’image en HD en bas de l’article

Portrait étourdissant de beauté de la galaxie spirale voisine Messier 106.

Si vous pensez que 23 millions d’années-lumière est une grande distance à l’échelle de l’Univers, vous faites fausse route …Cela représente peu, en réalité … A cette distance, la belle galaxie Messier 106 (ou M106, NGC 4258) dépeinte ci-dessus est une de nos plus proches voisines.

Doté de qualités artistiques évidentes, ce magnifique portrait assorti de séduisantes couleurs, combine plusieurs images d’origine diverses. Ce superbe palimpseste a été orchestré de main de maître (on peut le dire) par le talentueux Robert Gendler, grand astro-photographe rompu au traitement des images astronomiques (voir absolument ses galeries photos). Le cliché acquis avec le célèbre télescope spatial Hubble a été marié aux impressionnantes photographies de Robert Gendler et Jay Gabany (l’astronome amateur les a obtenu avec ses télescopes terrestres de 12.5 et 20 pouces de diamètre installé au plus profond du Nouveau-Mexique !) qui révèlent ou, plutôt, soulignent une “anomalie” d’ordinaire peu distincte. Il s’agit tout particulièrement des effluves de gaz, en rouge, qui jaillissent comme deux “fumeuses” tentacules.

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Une galaxie qui s’éteint photographiée par Hubble

La collision et fusion avec une autre galaxie a provoquée une forte poussée des naissances d'étoiles qui l'a vidée de ses réserves de gaz

La collision et fusion de 2MASX J09442693+0429569 avec une autre galaxie a provoquée une forte poussée des naissances d’étoiles qui l’a vidée de ses réserves de gaz

Une galaxie en voie d’extinction.

Le télescope spatial Hubble livre un portrait d’une galaxie délestée de toutes ses ressources en gaz, matière nécessaire au renouvellement de sa population stellaire. Après sa rencontre et fusion avec une autre galaxie, celle que l’on découvre en image et qui répond au doux nom de 2MASX J09442693+0429569 a produit une flamboyante génération d’étoiles qui l’a littéralement vidée de sa “substantifique moelle” ! C’est un tournant dans l’histoire de cette galaxie qui s’est déroulé il y a moins d’un milliard d’années. On distingue une queue arrondie au-dessus de la masse lumineuse qui témoigne de sa “récente” activité.

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