Diminution croissante des couches de glace aux pôles, concentration record de CO2 dans l’atmosphère
- le décembre 07, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Les pôles fondent et cela va même plus vite que prévu en Arctique. Pendant ce temps, les émissions de gaz à effet de serre dans le monde continuent de grimper et pulvérisent les précédents records. La concentration de CO2 dans l’atmosphère approche les 400 ppm !
Les données acquises sur 20 ans par les flottilles de satellites de l’agence spatiale américaine (NASA) et européenne (ESA) montrent une perte croissante de la glace dans les deux régions polaires, trois fois plus qu’au début des années 1990. Cela a contribué à une hausse du niveau de la mer de 11,1 mm depuis 1992. Environ les deux tiers proviendraient du Groenland.
Pour étonnant que cela puisse paraitre, ça ne représente qu’un cinquième de la hausse des océans. Le reste est imputable à la dilatation thermique des eaux qui se réchauffent et aussi à la fonte des glaciers des reliefs montagneux.
Lire la suite»Dégel de 97 % de la surface glacée du Groenland
- le juillet 27, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, NASA, Terre
0

En seulement 4 jours, la surface du Groënland en train de dégeler est passée de 40 à 97 % !
C’est du jamais vu depuis trente années d’observation par satellite de l’Arctique : la surface du Groënland en train de dégeler est passée de 40 % le 8 juillet à 97 %, quatre jours plus tard seulement ! Les valeurs moyennes habituellement constatées au mois de juillet sont de 50 à 55 % (pour les cas les plus exceptionnels) ! C’est une brutale et importante accélération du dégel qui concerne la quasi-totalité de l’île. Cela ne signifie pas que toute la glace a fondue, il s’agit d’un recul, début de fonte observé par 3 satellites pour 97 % de la surface. Une succession exceptionnelle de fronts d’air chaud, entre mai et juillet, est probablement responsable de ce processus impressionnant.
Lire la suite»Les grands incendies dans l’ouest américain photographiés de l’espace
- le juillet 01, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, ISS, Terre, Vidéos
0

Feux de forêts dans plusieurs états de l’ouest des Etats-Unis photographiés de l’espace, à bord d’ISS
Plus de 250 incendies ravagent les forêts de plusieurs états de l’ouest des Etats-Unis, région qui souffrent d’une terrible vague de chaleur depuis plusieurs semaines.
Le violent incendie qui touche le Colorado depuis plusieurs jours et menace à présent Colorado Springs, la deuxième ville de l’état, n’est pas le seul dans cette partie du monde. Les autorités dénombrent 250 feux de forêts (!) répartis dans le « ouest américain », notamment dans les états de l’Utah, Wyoming, Montana, Nouveau-Mexique, Arizona et aussi Alaska. Les fumées sont largement visibles de l’espace (voir photo et vidéo capturées de l’espace, à plus de 350 km d’altitude, à bord de la Station Spatiale Internationale), et montrent l’étendue de la désolation que laissent ces incendies ravageurs.
Lire la suite»Les effets du changement climatique prévus par James Hansen en 1981 sont en train de se produire
- le avril 09, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre, Time Lapse Video, Vidéos
0
Les observations d’Envisat montrent la désintégration rapide de grands glaciers en Antarctique. Une étude publiée en 1981 par James Hansen annonçait les effets du changement climatique comme ils sont en train de se produire aujourd’hui à travers le monde. Retrouvez son intervention au TED.
Les observations menées depuis 10 ans par le satellite Envisat (Agence Spatiale Européenne, ESA) montrent une accélération de la fonte des glaces dans les régions polaires provoquée par le changement climatique ou réchauffement global (global warming). L’un des exemples les plus impressionnants est le glacier Larsen B (voir images ci-dessus et ci-dessous). En 1995, il s’étendait sur 11 512 km². Sept ans plus tard (février 2002), le satellite Envisat qui effectuait ses premières orbites relevait une surface réduite de presque la moitié, vaste de 6 664 km2. Quelques jours plus tard, en mars 2002, l’immense plateforme se désintégrait et ne mesurait plus que 3 463 km². Quelques 10 ans plus tard, les observations montrent un glacier Larsen B qui ne s’étend plus que sur 1 670 km² ! Larsen A a totalement disparu en 1995 et Larsen C, longtemps stable, souffre désormais d’amincissements importants sur des périodes qui se prolongent au-delà de l’été.
Lire la suite»Lancement réussi du satellite NPP (étude du changement climatique)
- le octobre 28, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astronautique, Environnement, NASA, Terre, Vidéos
0
Lancement réussi ce matin (9h48 TU) du satellite américain NPP (National Polar-orbiting Operational Environmental Satellite System Preparatory Project).
Chargé d’étudier les changements climatiques à l’échelle de la planète, le satellite est une initiative de la NASA (agence spatiale américaine) et du NOAA (National Oceanic and Atmospheric administration). Pionier dans son domaine, il embarque une batterie de 5 instruments pour effectuer des mesures de la masse nuageuse, de la végétation, de la progression et regression des glaces et aussi pour suivre l’évolution des températures de surface des océans et de l’atmosphère.
Source : NASA/NOAA.
Formation d’un trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique
- le octobre 05, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Une équipe internationale de scientifiques a observé l’apparition d’un trou exceptionnel dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique, corrélé à une période de froid intense anormalement longue.
Au moment où l’on apprend que la surface de glace qui recouvre l’océan arctique est à son minimum et que, d’ailleurs, elle se rapproche du record de 2007, conséquence éloquente du changement climatique, des scientifiques nous apprennent qu’à présent, un grand trou s’est formé dans la couche d’ozone de cette région jusqu’ici peu touchée. Cela peut sembler paradoxal mais ce phénomène inquiétant trouve une explication dans une augmentation des périodes très froides dans la stratosphère … !
Dans les années 1980, on se souvient tous que, grâce à une forte mobilisation internationale, la production de chlorofluorocarbones (plus connus sous leur sigle CFC) était arrêtée, prenant conscience du danger que constituait la disparition de l’ozone pour toutes formes de vie sur Terre. La découverte d’un vaste trou au-dessus de l’Arctique formé durant l’hiver dernier fait resurgir l’inquiétude.
Lire la suite»[Image du jour] : Carte de la salinité des océans
- le septembre 30, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Image du jour, JPL, NASA, Terre
0
Première carte de la salinité des océans pubiée par le nouveau satellite Aquarius.
Le nouveau satellite Aquarius/SAC-D (americano-argentin), chargé d’observer et cartographier la salinité des océans, livre ses premières données, acquises depuis le 25 août.
Une première carte globale en haute résolution montre la répartition hétérogéne de la salinité des océans, recouvrant 70 % de la surface de la Terre. Les couleurs soulignent les densités différentes exprimées en parts par milliers (grammes de sel par litre d’eau de mer). Les taches jaunes, orangées et rouges trahissent les taux de sel les plus élevés et, à l’opposé, le vert et le bleu marquent les densités les plus faibles.
Lire la suite»Minimum des glaces d’été en arctique très proche du record de 2007
- le septembre 23, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Pour la deuxième fois depuis que notre civilisation humaine mesure l’étendue de la mer de glace en été, c’est-à-dire depuis 1972, le record du minimum a été atteint début septembre !
En septembre 2007, à l’apogée de l’été et plusieurs mois de douceur, la surface de l’océan arctique recouvert par la glace était au plus bas. De mémoire d’Hommes – et de satellites ! – on n’avait jamais vu cela ! Un record historique imputable aux perturbations climatiques à l’oeuvre, en particulier l’érosion des glaces par des changements des vents et un temps durablement clair et chaud pour cette région polaire.
Les données enregistrées par le satellite américain Aqua entre le 7 mars et le 9 septembre 2011 ont été traitées par le National Snow and Ice Data Center (NSIDC). Leurs calculs font état d’une couverture de glace de nouveau très réduite, proche du record de 2007. Il a été relevé que la glace ne recouvre plus qu’une surface de 4,33 millions de km2. C’est 2,38 millions de km de moins que la moyenne observée entre 1979 et 2000.
Lire la suite»La terrible sècheresse qui sévit dans l’Afrique de l’est observée par les satellites
- le août 01, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Les satellites américains Aqua, NOAA18 et l’européen SMOS montrent sur les cartes présentées ci-dessus et ci-dessous, l’évolution de la végétation et de l’humidité des sols sur la partie est du continent africain. On peut y voir la sécheresse s’installer durablement dans la région de la corne de l’Afrique et du Sud Soudan, un phénomène dramatique qui ne s’était pas vu depuis au moins 60 ans et qui affame prés de 12 millions de personnes ! L’ONU, très inquiet de la situation, a lancé un appel à l’aide à la communauté internationale qui tarde à agir. En outre, l’instabilité politique qui règne notamment en Somalie menace la sécurité de l’aide humanitaire et donc l’acheminement des vivres. Les régions les plus touchées sont le sud de l’Ethiopie, Djibouti, le Sud Soudan, le nord du Kenya et la Somalie. Les maigres récoltes résultent de l’absence prolongée et anormale de pluie dans une région pourtant proche de l’équateur.
Selon les météorologues, le phénomène est imputable à la séquence La Nina qui s’est développée dans l’Océan Pacifique en 2010.
Image du jour : glacier arctique en net recul et respiration du Mont Etna
- le juillet 11, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Après 16 années de bons et loyaux services, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) vient de mettre à la retraite le satellite European Remote Sensing (ERS-2), chargé d’observer les relations entre notre atmosphère, les continents, les régions polaires, etc.
Les dernières images acquises par le satellite européen confirment la tendance au changement climatique. Les données soulignent une accélération de la fonte des glaces accompagné d’un recul très net des glaciers qui, chaque année, bat le record précédent …
Lire la suite»Image du jour : nuages noctulescents au-dessus de la campagne anglaise
- le juillet 03, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Environnement, Image du jour
0
Des astronomes amateurs britanniques ont surpris et photographiés de rares nuages noctulescent flottant au-dessus de la verte campagne anglaise.
Visibles généralement au crépuscule en été, ces nuages filandreux peuplent de plus en plus le ciel, ces dernières années, comme l’observent astronomes et météorologues. Un phénomène qui se situe dans la mésosphère, au-delà des nuages les plus courants et que les scientifiques n’expliquent pas encore. Des études montrent que la vapeur d’eau engendrée par les fusées contribueraient à leurs développements. Le changement climatique pourrait ne pas y être étranger. La présence des nuages noctulescent trahirait le refroidissement de plus en plus important des hautes couches atmosphériques car les gaz à effets de serre piègent une grande partie du rayonnement solaire, prés de la surface du sol. Des recherches plus approfondies permettront de dire si il y a un lien ou non, entre ces nuages de glace de très haute altitude de plus en plus nombreux et le changement climatique qui s’opère sur notre planète.
D’autres photos sont à découvrir sur le blog de l’auteur Stu Atkinson et aussi celui de Will Gater.
Via Universe Today.
Crédit photo : Stu Atkinson.
Portfolio de l’éruption du volcan Puyehue
- le juin 09, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
[galleryview id=21]
Portfolio du volcan Puyehue, entré en eruption le 4 juin 2011 après 51 ans de sommeil. La colonne de cendres s’élève jusqu’à 14 kilomètres au-dessus du sol entrainant l’annulation de vols dans cette région de l’Amérique du Sud.
Les photos les plus spectaculaires sont sans nul doute celles où les éclairs exultent, évoquant des tableaux de l’enfer … !
Le volcan Puyehue culmine à 2 240 mètres d’altitude, dans la cordillère des Andes. Il est un des 500 volcans actifs du Chili qui en compte plus de 2 000 ! Le vent a poussé le nuage de cendres vers l’Argentine dont la frontière est à quelques kilomètres. Par endroit, les cendres ont recouvert le sol jusqu’à 30 centimètres d’épaisseur.
Actuellement, le volcan montre des signes d’accalmie.
Retrouvez plus de photos sur le site Big Picture du Boston Globe.
Preuves supplémentaires de l’origine anthropique du changement climatique
- le mars 13, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, NASA, Terre
0
Une nouvelle étude corrobore le rôle joué par les activités humaines dans le changement climatique. Les preuves sont apportées cette fois-ci par les recherches sur le noyau et le manteau terrestre qui influent sur la durée de la rotation de la Terre et donc, du jour.
Plusieurs recherches démontrent que la durée du jour peut varier au fil des années en raison, entre autres, des échanges étroits qui peuvent exister entre le globe terrestre et son enveloppe gazeuse, l’atmosphère (différences de pression, etc.). Nous avons coutume de vivre avec des journées comptant exactement 24 heures mais il s’agit, en réalité, d’une moyenne qui évolue constamment. Certes, ces variations sont infimes, de l’ordre d’une miliseconde par an, mais sont nullement insignifiantes pour les scientifiques.
Des études plus récentes, menées par des physiciens du globe de la NASA (Jean Dickey et Steven Marcus) et de l’Université Paris-Diderot (Oliver De Viron), établissent un lien entre le noyau en fusion, son enveloppe externe et les variations de la durée du jour observées sur une échelle de temps plus grande (4 millisecondes en plusieurs décennies …, 65 à 80 ans).
Ainsi, la rotation de notre planète est-elle modifiée au cours des âges par les échanges qui se produisent entre le noyau de métal liquide (fer) et l’épais manteau, là même où naît l’indispensable champ magnétique qui nous entoure.

Courbe des températures de l'atmosphère en noir, évolution de la durée du jour due au moment angulaire du noyau terrestre en bleu
Et le changement climatique dans tout cela ? Pourquoi l’évoquer dans ces questions de la durée de la rotation terrestre ?!
Il apparaît que ces variations de la longueur du jour ont un impact sur les températures moyennes globales (jusqu’à + 0,2° C ). L’évolution des courbes de températures relevées depuis 1880 indiquent qu’il existe une corrélation avec les changements de durée du jour et les variations de la température globale. Cependant, depuis 1930, les températures à la surface du globe commencent à diverger de ce que prévoient les modèles informatiques pour les prochaines décennies. Cette divergence, les scientifiques l’expliquent par l’apport massif de gaz à effet de serre (les plus connus sont le dioxyde de carbone – ou gaz carbonique, CO2 – , le méthane et la vapeur d’eau …) dans l’atmosphère depuis les débuts de l’ère dite industrielle …
Tout indique que le changement climatique observé partout dans le monde a une origine principalement humaine (anthropique), plus exactement, dues aux activités humaines qui utilisent des énergies fossiles particulièrement riches en gaz à effet de serre.
Source : NASA.
Crédit photo : NASA/JPL/Université Paris Diderot et Institut de Physique du Globe de Paris.
2010, année la plus chaude jamais enregistrée
- le janvier 17, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Les rapports de la NASA, NOAA et JMA indiquent que 2010 est l’année la plus chaude et aussi la plus pluvieuse depuis les premières mesures météoroliques il y a 131 ans !
Sans être une surprise, nombre de chercheurs et spécialistes (météorologues, climatologues, glaciologues, etc.) s’y attendaient : 2010 (ex-aequo avec 2005) est l’année la plus chaude enregistrée depuis 1880 !
La NASA, la National Climatic Data Center (NCDC) de la NOAA, le Japanese Meteorological Agency (et bientôt le Met Office Hadley Centre) ont publié leurs rapports indépendants pour l’année 2010 écoulée. Les données relevées de par le monde convergent et montrent (voir graphique) qu’effectivement la température moyenne mesurée à la surface du globe au cours de l’année 2010 talonne 2005 (année la plus chaude jamais enregistrée) avec une différence de 0,01 °C.
Depuis 131 ans que des relevés de températures sont réalisés en plusieurs endroits du monde, c’est la décennie 2000-2010 qui est la plus chaude : 9 des 10 années figurent dans le top 10 des années les plus chaudes …
Les données de la NOAA indiquent que 2010 qui vient de s’achever était la 34e année consécutive à montrer une température moyenne supérieure à 13,9 °C (moyenne du XXe siècle). Les deux années ex-aequo les plus chaudes ont une température moyenne de 14,5 °C soit 0,6 °C au-dessus de la moyenne du siècle passé.
2010 a aussi été l’année la plus pluvieuse jamais enregistrée, nonobstant les pluies diluviennes qui ont frappé en ce début 2011, de vastes territoires du Brésil, de l’Australie, de l’Afrique du Sud …
En poursuivant la liste des données remarquables, on notera que les températures estivales dans la région de l’Arctique n’ont jamais été aussi douce (du moins depuis 800 000 ans !), idem pour une partie de l’automne et de l’hiver entamé. Que dire de la banquise et de l’épaisseur des glaces ? C’est la troisième année la plus basse en terme de surface recouverte par la glace (relevé au mois de septembre).

Courbes des progressions des anomalies de températures globales relevées par plusieurs agences indépendantes
N’en déplaise aux climato-sceptiques les plus farouches (lesquels s’accordent sur la réalité d’un changement climatique mais refusent de le corréler aux émissions d’origine humaine – anthropique – de gaz à effets de serre), la croissance de la température moyenne globale suit la progression du taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Comme le rappelle Sylvestre Huet (lire l’article ici) dans son blog {Sciences2}, la biosphère terrestre n’avait pas « dépassé les 300 ppm depuis au moins 800 000 ans », en atteste les relevés effectués dans les glaces de l’Antarctique. Actuellement nous en sommes à 389 ppm (parties par million). Et ce n’est, hélas, pas prêt de ralentir, et encore moins de s’arrêter, car les émissions de gaz à effet de serre ont augmentées de 41 % entre 1990 et 2008 ! En dépassant les 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère, la température globale pourrait alors s’élever de +3 °C à +6 °C, comme il y a environ 20 millions d’années (Miocène moyen). Prendre ce chemin peut conduire à une sixième extinction de masse (à lire « Une ancienne extinction de masse aurait pour origine un changement climatique’) si nous ne prenons pas de mesures pour réduire significativement nos émissions de gaz à effet de serre. N’oublions pas que le CO2 peut demeurer 100 ans dans l’atmosphère et aussi que le réchauffement actuel favorise la fonte des pergélisols, libérant de fait d’immenses quantités de méthane (CH4) stockées. Ce dernier est un gaz à effet de serre 23 fois plus redoutable que le gaz carbonique ! Il serait sage d’éviter un « emballement » climatique et donc d’atteindre le « point de non-retour ».
En écho au taux de CO2 dans l’atmosphère, une étude publiée la semaine dernière (13 janvier 2010) par Jeffrey Kiehl (NCAR) et reprise dans Astrobiology Magazine suggère que la « sensibilité » de notre planète au CO2 est sous-estimé. L’impact de celui-ci pourrait être deux fois supérieur à ce que l’on pensait jusqu’à maintenant. Chercheur au National Center for Atmospheric Research (NCAR) Jeffrey Kiehl fait référence aux effets de rétroaction (feedback process) qui pourrait survenir en atteignant les 1 000 ppm, ce vers quoi nous nous dirigeons sans nul doute selon lui. Le climat qui en résulterait serait alors similaire à celui qu’a connue la Terre il y a 35 millions d’années.
«L’espèce humaine et les écosystèmes du monde seront placé dans un état climatique jamais connu dans leur histoire évolutive et à un rythme sans précédent » estime l’auteur de l’article publié dans la revue Science.
Pour plus d’informations, lire « Earth’s sensitivity to CO2 may be twice what climate models show ».
Voir et re-voir : Evolution des températures globales de 1880 à nos jours (Global Temperatures).
A lire également : « 3/4 des glaciers des Alpes pourraient disparaître d’ici 2100″ ; Astrobiology Magazine : « Mass extinctions linked to loss diversity » ; SpaceRef : « Earth’s hot past could be prologue to future climate ».
Sources : Universe Today : « 2010 Tied for Warmest Year on Record say NOAA and NASA » ; Earth Observatory : « Different Records, Same Warming Trend » ; {Sciences 2} : « 2010 année record de chaleur » ; blog Le Monde-Ecologie : « Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, l’anthropocéne ».
Crédit photo : NASA/GISS/NOAA.
Déclin important du phytoplancton depuis 1950
- le juillet 31, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Dans un article de l’édition du Monde du 30 juillet 2010 : « Le déclin du phytoplancton met en péril la chaîne alimentaire », on découvre avec stupéfaction la menace qui pèse sur le phytoplancton et la biodiversité marine, en marche depuis plusieurs décennies. Le texte fait écho aux travaux sur ces organismes microscopiques à la base de la chaîne alimentaire, publiés dans la revue scientifique Nature.
Il a été relevé que depuis 1950, la population du phytoplancton a chuté d’environ 40 % … La moyenne annuelle de leurs disparitions est de 1 % ! Rappelons que cette vie microscopique présente dans les océans depuis la nuit des temps est à la base de la chaine alimentaire marine. En outre, ils absorbent une partie du CO2 présent dans l’atmosphère et rejettent 50 % de l’oxygéne terrestre !
Les soupçons des scientifiques pour expliquer ce péril vont sur le changement climatique. Les courbes de diminution coïncident avec la hausse des températures de surface des océans ce qui aurait pour conséquence une « stratification » des masses d’eau, empêchant une remontée des nutriments depuis les eaux profondes.
Pour en savoir plus : « Le déclin du phytoplancton met en péril la chaîne alimentaire ».
Lire aussi : « Multiplication des régions marines mortes depuis 50 ans ».
Crédit photo : NASA/Earth Observatory.
Multiplication des « régions marines mortes » depuis 50 ans
- le juillet 18, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, NASA, Terre
1
Les « régions marines mortes » se sont multipliées au cours de ces cinquante dernières années. Des baisses du taux d’oxygène dans l’eau de certaines régions océaniques y met en péril la faune sous-marine. A l’origine de ce phénomènes, les taux élevé d’engrais qui favorisent la surpopulation d’algues planctoniques dans certaines régions.
Dans un article publié dans la revue Science, repris par le site internet Earth Observatory de la NASA, les scientifiques dressent un inventaire global des « régions marines mortes » ou « dead zones » en anglais qui amputent nos océans d’une biodiversité aquatique. Les cartes qui ont été créées à partir d’observation depuis l’espace font état d’une très forte augmentation de ces zones dites « mortes » en une cinquantaine d’années !
Ces « régions marines mortes » sont appelées ainsi car l’oxygène dissous dans les eaux vient à y manquer, condamnant ainsi la faune et la flore sous-marine qui y réside. L’usage intensif des engrais chimiques est le premier responsable incriminé. Celui-ci favorise le développement, ou plutôt, la prolifération de la matière organique à la surface de l’eau … Un problème dont on a tous entendu parler en France avec le danger que peuvent représenter les algues vertes quand elles se décomposent (…). Les fleuves et les rivières drainent les molécules chimiques dispersées en excès dans la nature puis les déversent dans leurs estuaires et le long des rivages océaniques. Ces fameuses algues vertes et autres phytoplanctons prolifèrent dans ces régions côtières. Quand elles meurent, elles tombent alors au fond des océans et les bactéries s’en emparent. Celles-ci consomment de l’oxygène pour les décomposer. Evidemment, plus il y a de la matière, plus elles absorberont d’oxygène. La surpopulation de ces algues planctoniques peut donc avoir des conséquences dramatiques sur cette faune sous-marine.
Sur la carte ci-dessus réalisée par R. Diaz et R. Rosenberg, on peut voir en bleu foncé les régions où les concentrations de matières organiques sont les plus fortes. Les écosystèmes y sont fragilisés voire menacés. Les zones marquées de cercles rouge indiquent les principales « dead zones » dont la taille est connue (la taille des cercles est relative à leur étendue). En revanche, les points noirs sont des « dead zones » de taille non connue.
Pour connaitre ces régions menacées, les scientifiques ont observé la surface des océans avec le satellite Aqua, traquant les nuances de bleus. Les plus foncés trahissent une plus grande densité de la matière organique. Les teintes beiges et brun sur les continents montrent la densité de population. On remarquera que la plupart des « régions marines mortes » apparaissent et grandissent le long des côtes, à proximité des zones urbaines les plus peuplées de la planète et aussi, à l’embouchure de grands fleuves américains, asiatiques et européens.
Télécharger la carte en haute-résolution (856 Kb).
Source : Earth Observatory.
Crédit photo : NASA.
[amazon-product align="center" region="fr" tracking_id="lecosm-21"]2747532763[/amazon-product]
Evolution des masses de glace au Groenland entre 2003 et 2008
- le mars 09, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Lancé en 2002, le satellite américain Gravity Recovery and Climate Experiment (GRACE) s’emploie à observer la répartition des masses à la surface de notre planète et étudie également l’évolution des couches de glace dans les régions polaires.
L’animation ci-dessous témoigne des changements importants dans la couverture de glace de la grande île du Groenland entre 2003 et 2008. Composée d’images acquises au mois de septembre de chaque année – il s’agit de la période où les glaces d’été sont à leur minimum -, les couleurs marquent les différentes épaisseurs constatées. Exprimées en centimètres (voir l’échelle), les zones en vert sont celles qui sont les plus stables tandis qu’en bleu et en violet, on observe les pertes les plus fortes. En même temps que les fontes sont spectaculaires et croissantes dans les régions du littoral sud, d’abondantes précipitations ont augmenté la masse de glace au nord, ici en rouge et blanc. Les proportions ne sont pas les mêmes. Les scientifiques ont calculé que le Groenland a perdu 1 500 gigatonnes de glace entre 2000 et 2008. Une fonte progressive qui représente une élévation des mers et des océans de 0,46 millimètres par an !
Le Groenland concentre à lui seul, 8 % de l’eau douce de notre planète. Si toute cette glace venait à fondre, le niveau des océans s’élèverait de 7 mètres ! De l’avis de nombreux experts, ces grandes quantités d’eau douce déversées dans les eaux salées des océans arctiques et atlantiques perturberaient le fameux « Gulf Stream ». Mais ce n’est pas tout, les changements de masses sur la croûte terrestre induisent des modifications de répartition des masses et, donc, de la tectonique des plaques (voir « rebond postglaciaire »). Sans oublier, le méthane accumulé au fond des océans (ainsi que dans le permafrost sibérien, entre autres) qui se voit libéré par la fonte de ses cages de glace.
Humeur
Des phénomènes aux conséquences planétaires que beaucoup persistent à ignorer. Je fais allusion bien sûr aux climato-sceptiques qui se sont unis dans la bataille. Depuis le semi-échec de la conférence de Copenhague en décembre 2009, les attaques contre le GIEC n’ont de cesse et se succèdent. Le but de la manœuvre est bien évidemment de discréditer le long travail scientifique des experts nommés par l’ONU. Les détracteurs ont le vent en poupe et la presse s’en fait les échos ces dernières semaines, parfois sans approfondir (certains intervieweurs veulent faire du sensationnel et leurs questions ressemblent trop à des affirmations).
Parce que trois erreurs ou coquilles ont été relevées dans un rapport de plus de 600 pages, beaucoup se permettent de critiquer rageusement le groupe d’experts, de ridiculiser le travail de 25 années, les recherches menées aux quatre coins du globe par des milliers de scientifiques. Ce n’est pas très sérieux, d’autant que ces sceptiques emploient des méthodes d’espionnage douteuses, financées par les grands lobbys pétroliers et des arguments faibles et infondés.
On retrouve le même zèle que naguère, lors des campagnes anti-tabac. Les fabricants de cigarettes n’hésitaient pas à engager des scientifiques pour vanter le bienfait de leurs produits, histoire de faire oublier les ravages du tabac. Il était question de moquer les thèses de sa nocivité …
Si on prête l’oreille à leurs propos et idées : il est évident que nous ne rejetons pas massivement du dioxyde de carbone (CO2) depuis plus 150 ans et que, d’ailleurs, ce n’est pas un gaz à effet de serre. Aussi, le nombre de particules par million (ppm) de CO2 n’a pas augmenté depuis Adam et Eve (il faut savoir qu’il n’est pas question pour les créationnistes de parler de changement climatique à l’école …), son absorption par les forêts et les océans n’a pas varié. Si il y a un changement climatique, c’est naturel, cela a toujours existé … On ne sait pas à quoi cela est dû mais c’est normal et on n’a rien à craindre. Cette augmentation d’énergie dans l’atmosphère n’a aucune conséquence sur notre mode de vie. Et, surtout, on peut continuer d’exploiter le pétrole, les forêts, le gaz, les métaux précieux, indéfiniment et même de plus en plus. Vive la croissance perpétuelle, n’est-ce pas ! Nous n’avons qu’une planète mais elle est inépuisable !
Voilà la pensée sous-jacente diffusée par la plupart de nos climato-sceptiques et qui pénètre dans l’opinion. L’idée que le rapport du GIEC est truffé d’erreurs fait son chemin et cela est, malheureusement, dit et répété à travers des titres en raccourcis (et aussi des articles courts) dans plusieurs journaux ou sur l’antenne des radios. Le doute est semé pour la plus grande satisfaction de leurs principaux détracteurs tels Claude Allégre et autres Vincent Courtillot (climato-sceptique made in France). Malheureusement, leurs arguments ne tiennent pas debout (lire par exemple : « Le cent fautes de Claude Allègre« ) et cela ne se dit pas assez !
Voir et écouter (podcasts) Sir Nicholas Stern, conférences au Collège de France de février 2010 : « Les deux grands défis du XXIéme siècle, vaincre la pauvreté et gérer le changement climatique » et aussi, « Gérer les changements climatiques », « L’éthique du changement climatique ».
Voir « L’action de l’Homme sur le climat » par Hervé Le Treut, Université de Tous Les Savoirs et plein d’autres encore au rayon développement durable et environnement.
Vous pouvez aussi réécouter l’émission La Tête au Carré du 2 mars 2010, « les controverses du climat » avec Jean Jouzel et Martine Tabeaud.
Crédit photo : NASA/JPL.
2000, 2009 a été la décennie la plus chaude jamais enregistrée
- le janvier 23, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, NASA
0
Depuis 1880 et les premiers relevés des températures dans le monde, la décennie 2000-2009 qui s’achève a été la plus chaude jamais enregistrée. Quant à 2009, elle se distingue par sa deuxième position au classement des années les plus chaudes depuis 130 ans, juste derrière 2005 ! Quoiqu’il en soit, peu importe le classement car les années 1998, 2002, 2003, 2006 et 2007 talonnent de prés 2009 ! La tendance est nettement à la hausse depuis une trentaine d’années, n’en déplaise au climato-sceptique qui refusent toujours de voir une évidence (…).
Les observations et les mesures ont été menées par le Goddard Institute for Space Studies (GISS) et la NASA. Il faut rappeler qu’il s’agit de moyennes des températures relevées aux quatre coins du globe tout au long des années. Les scientifiques notent que la température globale a augmenté de 0,8 °C depuis la fin du XIX éme siècle. Ils soulignent qu’elles connaissent une forte hausse depuis 30 ans, avec en moyenne 0,2°C par décade. En dépit d’un hiver 2009-2010 assez rigoureux par endroit dans l’hémisphère nord, la température moyenne de notre planète continue d’augmenter. Idem pour le taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, gaz à effet de serre vraisemblablement responsable (ou en partie) du changement climatique, avec le méthane et la vapeur d’eau.
Les cartes ci-dessus montrent les anomalies de températures constatées à la surface du globe terrestre par rapport à la moyenne entre 1950 et 1980. Plus le rouge est foncé, plus l’anomalie est forte avec des écarts de 4° à 6°C. Il n’échappera à personne que l’Arctique est la région la plus touchée par la hausse des températures.
A lire aussi : « 2009: Second Warmest Year on Record, End of Warmest Decade » et « NASA Climatologist Gavin Schmidt Discusses the Surface Temperature Record ».
Via Earth Observatory.
Crédit photo : NASA.
Fonte des glaces d’été rapide en Antarctique
- le janvier 18, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement
0
Le satellite américain AQUA a observé depuis l’espace avec l’instrument MODIS une vaste étendue de glace (prés de 100 km de longueur) se détacher et se briser en plusieurs morceaux en l’espace de seulement 24 h ! C’était entre le 12 et le 13 janvier 2010 et cela témoigne de la rapidité de la fonte des glaces d’été.
Voir la série d’images de la banquise qui se détache sur le site internet Earth Observatory.
Autre image récente réalisée avec l’instrument MODIS du satellite AQUA : l’ombre de la Lune projetée sur une partie de l’Inde lors de l’éclipse annulaire du Soleil du 15 janvier 2010.
Crédit photo : NASA.
Perturbations des écosystèmes et du climat sur notre planète
- le décembre 31, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Sur internet
0
Evocation sommaire de quelques points chauds de la planète affectés par le changement climatique en cours. Quand le sommet de Copenhague accouche d’une souris pour la plus grande satisfaction des négateurs, cyniques et autres climato-sceptiques ! Faut-il craindre un abandon des décisions de réduction d’émissions de gaz à effets de serre par les leaders politiques ? Le « court-termisme » l’emportera t’il sur les mesures à prendre pour éviter un réchauffement supérieur à 2° qui serait catastrophique pour la biodiversité ? Où nous conduit la surexploitation des ressources de notre planète ?
L’Amazonie est une immense forêt primaire vieille de plusieurs millions d’années. Surnommée « le poumon de la Terre », elle renferme une impressionnante biodiversité (à ce sujet, après 2009 Année Mondiale de l’Astronomie, 2010 sera l’Année Mondiale de la Biodiversité !) que l’Homme n’a toujours pas fini d’explorer ! Chaque jour, chaque heure la forêt mythique diminue. Des tribus se voient chasser de leur territoire, contraint à vivre dans un monde qu’ils ne connaissent pas du tout. Des milliers d’espèces végétales ou animales sont anéanties au passage des buldozers … A la place, des prairies s’étalent et des champs de monocultures (l’exact contraire de la biodiversité) de céréales. Celles-ci nourriront les animaux des élevages industriels de l’Europe ou des Etats-Unis ou encore seront converties en agro-carburants, une invention absurde au bilan environnemental affreux ! Les arbres qui, autrefois absorbaient une partie du dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, rejetaient de l’oxygène et transpiraient de l’eau sont anéantis ou, plutôt, bruler … Rejetant ainsi le gaz carbonique qu’ils avaient emmagasiner ! Outre cet ajout de gaz à effet de serre, la disparition progressive de la forêt amazonienne entraine une baisse des pluies lesquelles, bien sûr, réduisent le débit du géant Amazone. La culture massive des céréales nécessite un apport régulier d’eau douce. Les cultivateurs auront, pour cela, besoin de pomper dans les nappes phréatiques. Mais que feront-ils quand ces réserves souterraines seront épuisées par manque de pluie ? L’Amazonie est vouée à s’assécher, souffrant d’un important ensoleillement et d’une raréfaction des pluies. L’agriculture intensive épuisera les sols en dépit des tonnes d’engrais chimiques déversées. Leurs traces se retrouvent déjà dans les nappes phréatiques …
A l’ouest de l’ancien « océan vert », se dresse la colossale cordillère des Andes. Victime déjà d’un climat sec, ses montagnes de légende voient s’évanouir leurs derniers glaciers à une vitesse étourdissante. C’est dans cette région, plus précisément au sud du Pérou, qu’a vécue la civilisation Nazca. Nous la connaissons tous pour ses impressionnants témoignages laissés sur le sol aride et rocailleux : des géoglyphes ou dessins gigantesques représentant différentes figures mythologiques que l’on ne peut voir que depuis le ciel. De récentes études archéologiques nous apprennent que c’est à une importante déforestation que l’on doit, en majeur partie, la ruine de ce peuple … Là où des milliers d’arbustes poussaient dans une terre assoiffée, il ne reste plus aujourd’hui que quelques souches carbonisées … L’arbre, pourvoyeur d’eau et d’humidité est éffacé, emportant avec lui tout espoir de culture (en écho, on peut lire ou relire « L’Homme qui plantait des arbres » de Jean Giono et aussi écouter l’émission « CO2, mon Amour » du 19 décembre 2009 avec Phillipe Torreton). L’histoire des Nazca nous renvoient à celle des Mayas ou des habitants de l’Île de Paques. Deux autres peuples connus pour avoir détériorer leur milieu, surexploiter leurs ressources, succomber à leur soif insatiable de richesses.
De l’autre côté du globe, autre grande chaîne de montagnes, l’Himalaya. On l’appelle aussi « le château d’eau d’Asie » ou le « troisième pôle ». Cette région porte bien son nom. Elle alimente en eau tous les grands fleuves de Chine et du sous-continent indien. Des centaines de millions d’hommes et de femmes en dépendent. Seulement, avec la hausse des températures moyennes, les glaciers reculent. La fonte rapide de ces importants volumes de glace aura pour conséquence, d’abord, de gonfler les fleuves. Des inondations sont donc à craindre. Puis quand toute la glace aura disparue, les fleuves légendaires que sont le Gange ou le Mékong s’assécheront, plongeant les populations locales dans des famines épouvantables. Il ne leur restera que l’exil pour espérer survivre. Tout cela pourrait se produire avant 2050 !
La disparition des glaces d’été en Arctique pourraient avoir lieu avant 2030. Si le « réchauffement climatique » se poursuit, le Groenland perdrait définitivement son manteau de glace au cours du prochain siècle ! Et non, ce n’est pas ce qui est arrivé au Moyen-Age comme le prétendent d’habiles détracteurs-négateurs du changement climatique ! De mémoire d’hominidés, cela ne s’est jamais vu !
Il est vrai que les conséquences du réchauffement climatique ne sont pas directement perceptibles dans notre vie de tous les jours. Beaucoup pensent que quelques degrés de plus ne peuvent qu’agrémenter notre quotidien … Mais ce sont de grossières erreurs. Il faut bien rappeler que le terme réchauffement désigne avant tout une hausse moyenne de la température du globe (en anglais, on dit global warming). Ce phénomène inédit dans l’Histoire humaine entraine des changements dans les climats de la planète, des perturbations qui, à longs termes peuvent être catastrophiques pour les êtres vivants. Certains, comme l’astrophysicien Hubert Reeves n’hésitent pas à parler d’une sixième extinction de masse … C’est le risque majeur si la température du globe continue d’augmenter.
Avec 2° de plus, le climat risque ensuite de s’emballer. La Terre avec 6° de plus perdrait l’ensemble de ses éco-systèmes actuels, la vie serait durablement menacée. Et tout cela, après de longues souffrances à l’horizon de seulement un siècle ou deux. A titre de comparaison, avec 6° de moins qu’aujourd’hui, la Terre était entrée dans une longue ère glaciaire (des glaciers recouvraient un grande partie des continents). Des changements climatiques qui ont bouleversé tous les éco-systèmes, il y en a déjà eu beaucoup sur notre planète. Des causes naturelles comme l’inclinaison de la Terre ou de longs épisodes volcaniques (carbonifère) ont modifié et même redistribuer les espèces vivantes. Celles-ci pouvaient s’adapter, les changements s’opérant progressivement en plusieurs centaines de milliers d’années. La différence avec la perturbation actuelle est que cela évolue très vite ! En l’espace de 150 ans, nous avons libéré d’énormes quantités de gaz carbonique (CO2) qui dormaient depuis des millions d’années sous d’épaisses couches géologiques, dans l’atmosphère. Nous sommes aujourd’hui à 386 particules par million (ppm) de CO2 (c’est plus qu’il y a au moins 650 000 ans !). Il y a encore 150 ans, nous étions à 270 ppm ! N’oublions pas que c’est un gaz à effet de serre (GES) au même titre que la vapeur d’eau ou le redoutable méthane (23 fois les capacité du CO2 !).
On parle beaucoup de l’effet de serre mais beaucoup ignorent que sans ce phénomène, il ne pourrait pas y avoir de vie sur Terre, il ferait trop froid ! Il suffit de regarder Mars, l’absence d’atmosphère et d’effet de serre l’a rendue froide, glaciale et stérile en surface (rayons UV qui atteignent le sol). Mais, a contrario, l’excès d’effet de serre entraine des températures très élevées à l’instar de notre jumelle Vénus où la température est de 480° à sa surface. La Terre bénéficie d’un certain équilibre qu’il ne vaudrait mieux pas ignorer. Nous pillons, exploitons, surchauffons notre planète (la seule que nous ayons) pour quelques satisfactions éphémères et superficielles. Ce n’est pas du catastrophisme que de prévenir des dangers que l’on risque si nous ne faisons rien et attendons que cela passe. C’est exactement cela « le syndrome du Titanic », attendre, ne rien faire, ricaner, agir à court-terme et seulement à court-terme. J’en entends moquer l’écologie en prétextant que c’est une nouvelle mode sur laquelle se greffe des acteurs du capitalisme peu scrupuleux (il y en a qui en profitent, c’est vrai). D’autres prennent une attitude cynique et se fichent éperdument de ce qui peut arriver, du moment que leur capital est à l’abri. Puis il y a ceux qui nient tout en bloc, refusent de s’ouvrir à la science et d’ignorer les rapports du GIEC qui pointent, après de nombreux débats internes, la responsabilité humaine dans l’augmentation des émissions de gaz à effets de serre. Ils répètent les arguments tronqués ou falsifiés des principaux détracteurs (en France, on a Claude Allègre et Vincent Courtillot. A propos, lire « la muse des climato-sceptiques, un scientifique au service des industries polluantes » dans Marianne). Après tout, il y en a encore qui pensent que fumer est bon pour la santé … !
L’Homme est face à trois problèmes de nature écologique importants : la bio-diversité menacée, les changements climatiques et l’épuisement des ressources naturelles. Si on continue de raisonner à court-terme, nous allons vraiment droit dans le mur ! Nous avons besoin de la grande diversité des êtres vivants. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où la météo se déchaine, essaimant famines, faillites, misère, maladies, réfugiés, etc. sur son passage. De même qu’un monde épuisé, vidé, assoiffé serait invivable. Il y a bien une urgence climatique que beaucoup de pays riches (et/ou en voie de développement) ont lamentablement ignoré au cours du récent sommet de Copenhague (lire « le bilan décevant du sommet de Copenhague » paru dans Le Monde). Sommes-nous stupide ? (voir « The age of Stupid »). Nous avons jusqu’à 2015 nous disent les experts pour réduire significativement nos émissions de gaz à effets de serre et enrayer l’emballement d’un changement climatique avant qu’il ne soit devenu irréversible.
Quelques sites internet :
- Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ou GIEC
- 2010, Année Internationale de la Biodiversité
- Le changement climatique, conférence de Jean Jouzel
- 350.org
- Notre-Planète.info
- Copenhague COP15
- GoodPlanet.info
- Fondation Nicolas Hulot
- Act on Copenhagen, carte du monde avec 4° de plus
- Le changement climatique sur Google Earth
- GLOBAL CLIMATE CHANGE, NASA’s eyes on the earth
Crédit photo : JPL/NASA.
Notre monde avec 4°C de plus
- le octobre 23, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement
0
A quelques jours de l’important sommet international de Copenhague sur les changements climatiques, le gouvernement britannique, en tête desquels le premier ministre Gordon Brown, le ministre de l’énergie Ed Miliband et son frère David Miliband, chef de la diplomatie, sont à l’origine de la publication de la carte ci-dessus. Elle est l’œuvre du Bureau Météorologique Britannique et veut sensibiliser le grand public aux transformations qui nous attendent si la température globale venait à augmenter de 4°C. « La raison de la publication de cette carte que beaucoup de gens, non seulement dans notre propre pays mais aussi dans le monde, n’ont pas encore compris que ce défi du changement climatique est réel et se passe maintenant » précise David Miliband, co-initiateur du projet.
De nombreuses questions environnementales se poseront aux milliards d’individus vivants sur notre petite planète dans les décennies à venir si rien n’est fait. Le rendez-vous de Copenhague 2009, du 7 au 18 décembre, est l’occasion pour les différents pays du monde d’engager des mesures de réductions des émissions de gaz à effets de serre, avant qu’il ne soit trop tard, avant que cela ne devienne insupportable … Des mesures nécessaires pour limiter les dérèglements climatiques aux quatre coins de la planète, pour ne pas les amplifier. Des experts prédisent une disparition définitive de la glace d’été en Arctique avant 2030, peut-être même pour dans une dizaine d’années ! La banquise fond plus vite que prévu et cela n’est pas sans conséquence : diminution de l’albédo, la glace réfléchit une partie de la lumière solaire et sa disparition entraine une absorption de cette énergie par les eaux, plus sombres, de l’océan Arctique … On peut craindre alors un emballement : accélération de la fonte des glaces, montée des eaux, fonte du permafrost et libération d’un puissant gaz à effet de serre, le méthane (23 fois le CO2 !), plus grande évaporation de l’eau, etc. et donc, encore un emballement ! Il est préférable de ne pas en arriver là, de se contenter d’une hausse de la température moyenne de seulement de 2°C, telles sont les prévisions actuelles avec les mesures et observations effectuées ces dernières années. Il ne faudrait pas continuer sur ce rythme d’émissions de gaz à effets de serre. Alors que la Terre devrait connaître un léger refroidissement progressif, c’est la situation inverse qui se prépare. Pour retrouver la même concentration de CO2 dans l’atmosphère (386 ppm), il faut aller au moins 650 000 ans en arrière !
Il ne faut pas oublier que le dioxyde de carbone (CO2) n’est pas l’unique gaz à effet de serre et qu’il n’est pas le seul problème environnemental. La biodiversité en péril, la destruction de biotopes uniques, la diminution des ressources en eau potable, la dégradation des terres arables, la raréfaction des énergies fossiles et de plusieurs minerais (…) sont autant de menaces pour l’avenir.
Voir la carte en grand format.
Voir le site du gouvernement britanique : Act On Copenhagen.
Voir le site Climate Change Conference COP15.
Signez l’Ultimatum Climatique, Copenhague 2009. Objectif : 1 million de signatures.
Quand la côte est de l’Australie ressemble à Mars
- le septembre 24, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Le 23 septembre, une grande partie de la côte est de l’Australie – la plus peuplée – fut en proie à une extraordinaire tempête de sable ! La pire que ce pays est connue depuis 70 ans. Depuis l’espace, le satellite américain d’observation terrestre Terra a photographié cette partie du monde. L’immense vague de sable s’étale sur plus de 600 km. Elle est si dense et opaque qu’il est impossible de voir le sol à travers ! Habituellement, on mesure entre 10 et 20 microgrammes de particules par m3 dans l’air de Sydney. Mardi dernier, il fut mesuré plus 15 000 particules par m3 pendant cette incroyable tempête !
Les images parlent d’elles-même (voir ci-dessus et la galerie sur Flickr « Red Dust »). la ville est plongée dans un épais brouillard de couleur rouge ocre. Vision étrange, on pourrait se croire dans une ville bâtie sur Mars, fascinante et aussi dangereuse.
Des vents violents ont charriés, soulevés et projetés sables et poussières depuis des régions agricoles souffrant de longues sécheresses pluri-annuelles !
Galerie photos sur ABC News de la tempête de sable.
En savoir plus, sur ABC NEws lire l’article « Dust settles as storm rolls north ».
Galerie Flickr de photos sur ce sujet « Red Dust ».
Télécharger l‘image de la tempête de sable au-dessus de l’Australie vue de l’espace en haute-résolution (6 Mb).
Crédit photo : image Flickr : Highranger, image NASA : Jeff Schmaltz, MODIS Rapid Response Team, Goddard Space Flight Center.
Tara Oceans, expédition de 3 ans pour étudier le plancton des océans
- le septembre 08, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Tara Oceans vient de quitter le port de Lorient pour une expédition scientifique de 3 ans sur les océans de la planète. Son but : étudier les « prairies de plancton » présentes sur les deux tiers de la surface terrestre. Important puit de carbone encore mal connu que les scientifiques, à bord de la goélette, vont étudier à travers plusieurs mers et océans. L’impact du changement climatique sur cet immense « réacteur » du climat doit être observé, de même qu’il est indispensable d’évaluer la diversité du vivant présent en surface. L’expédition tentera d’apporter quelques éléments de réponses – par ses observations – aux problèmes que pose le réchauffement climatique.
En savoir plus sur le site de l’expédition Tara Oceans.
Vous pouvez lire également l’article « Tara : en route pour 3 ans d’expédition » sur le site Actu-Environnement.
Ecouter ou ré-écouter l’émission CO2 mon Amour sur France Inter. Interview en fin d’émission de Eric Karsenti, directeur scientifique de l’expédition. Egalement au programme de cette excellente émission sur l’environnement : Hubert Reeves qui parraine cette nouvelle saison. L’astrophysicien connu de tous, parle de l’humanité et d’écologie. Vidéo-reportage avec Hubert Reeves dans sa maison de Malicorne sur Dailymotion.
Crédit photo : Tara Oceans.
Voyage à travers la cryosphère ou l’évolution des surfaces glacées de la Terre
- le septembre 02, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre, Vidéos
0
La NASA et le Goddard Space Flight Center ont publiés cette remarquable vidéo de la cryosphère terrestre. La cryosphère est l’ensemble des surfaces du globe recouvertes de glace. Le voyage que nous propose la vidéo nous emméne à travers le monde, dans ses terres froides ou à la limite, du pôle nord au pôle sud en passant par les glaciers « tropicaux » de l’Amérique du Sud. On peut y voir les fluctuations saisonnières de ces immenses surfaces gelées qui, les premières, subissent les modifications du climat. Les différents satellites d’observation américain qui ont permis l’acquisition de ces images et données offrent une vue imprenable sur l’évolution de ces manteaux de glaces et permet une meilleure compréhension et la visualisation de l’impact du changement climatique dans ces zones fragiles. Comme on peut le constater, bien des glaciers sont en recul. Le permafrost ainsi que les glaces estivales se réduisent en peau de chagrin, mollissent et disparaissent. C’est autant d’eau douce qui vont se mélanger aux eaux salées des océans et modifier ainsi leurs comportements. Cela suscite des questions aux scientifiques qui s’efforcent déjà d’éclaircir les mécanismes très complexes en place et d’obtenir des modéles des changements – et des défis – qui attendent l’humanité.
Rendez-vous sur le site du Goddard Space Flight Center pour télécharger la vidéo en différents formats et taille.
Crédit vidéo : NASA.
Extrait du film « Bella Gaia », la Terre vue de l’espace
- le août 18, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Autres, Environnement, Système Solaire, Terre, Vidéos
0
Extrait du film « Bella Gaia » qui dure 45 minutes dont la sortie dans certaines salles de cinéma aux Etats-Unis est prévue prochainement. Il s’agit d’un montage rassemblant des centaines d’images et de données collectées par de nombreux satellites artificiels. Un point de vue sur notre planète qui montre à la fois toute sa beauté et toute sa fragilité. On peut y voir l’évolution des glaces aux pôles, les changements de températures des océans au fil des saisons et des années, la circulation du dioxyde de carbone ou du souffre d’origine anthropique dans notre atmosphère, le traffic aérien à travers le monde et aussi le champ magnétique terrestre, le dévellopement des aurores polaires, etc.
Une sorte de condensé des données scientifiques relative à la Terre vues depuis l’espace. Kenji Williams composa la musique de ce film créé en collaboration avec le SCISS Uniview et la NASA. Celle-ci mis à disposition les données nécessaire. Un autre regard sur la planète laquelle, plus que jamais, demande toute notre attention et notre action pour la préserver – le plus possible – des bouleversements climatiques et des menaces sur la bio-diversité. Une terre, un îlot dans l’espace, un vaisseau spatial dans le système solaire, aux ressources qui ne sont pas inépuisables et dont les êtres vivants sont menacés par un déséquilibre important.
Via UniverseToday.
Crédit vidéo : Kenji Williams, SCISS Uniview et NASA.
Fonte rapide des glaces de l’Océan Arctique
- le juillet 09, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
Une importante étude sur l’épaisseur de la banquise arctique menée par la NASA avec le satellite ICESat (Ice, Cloud and land Elevation Satellite) a été récemment publiée dans le Journal of Geophysical Research-Oceans. Il est question d’une forte et rapide diminution de la banquise, été comme hiver.
Le constat est impressionnant : en l’espace de 4 ans (de 2004 à 2008), l’épaisseur de la glace pluri-annuelle (qui résiste à plusieurs étés) est tombée de 62 % à 32 % de la surface totale ! Pour la première fois, elles sont moins importantes que les glaces annuelles qui disparaissent durant l’été. Cela représente 1,54 million de km 2 de glaces, soit 3 fois la superficie de la France, qui auraient fondu en seulement 4 ans ! l’épaisseur a perdue 65 cm soit 18 cm par an !
C’est en été, précisément, que la banquise atteint son minimum, surtout à la fin de celui-ci, au mois de septembre.
Par ailleurs, ces dernières années, de nouvelles routes de navigation se sont ouvertes du fait de l’amoindrissement de la banquise ! Une première également. Certains scientifiques pensent que les glaces d’été pourraient avoir totalement disparues d’ici 2025. Lire également l’article « Fonte historique des glaces au pôle Nord ».
Les causes de cette fonte rapide de la couverture de glace sur l’océan Arctique sont imputables au changement climatique. Dans cette région du monde, tout semble aller plus vite. C’est aussi un avant-poste du réchauffement global. La diminution de la banquise signifie une surface réfléchissante du rayonnement solaire qui se désagrège. C’est aussi une fonte qui peut s’accélérer par l’écoulement de l’eau liquide suceptible de réchauffer et modifier les courants marins, régulateurs importants du climat.
Voir aussi la vidéo montrant l’évolution de l’épaisseur de la glace sur l’océan Arctique entre 2003 et 2008 à partir des données obtenues par le satellite ICESAt.
Crédit graphique : Ron Kwok, NASA/JPL.
Prédiction pour les températures moyennes globales pour la fin du 21éme siècle
- le avril 26, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0

Predictions des températures pour la fin du XXI éme siècle
Les changements climatiques avec hausse des températures moyennes ont déjà affectés plusieurs fois notre planète. C’est en général une conséquence de l’inclinaison changeante de l’axe de rotation terrestre ou encore les effets de l’activité volcanique qui fut, en des temps éloignés, très importante.
Ces derniers millénaires ont vu la Terre entrer dans une période de refroidissement climatique avec, parfois, 4°C en-dessous des moyennes ! Cependant le XXéme siècle qui s’est achevé a connu une hausse spectaculaire des températures qui se poursuit et même s’accélère. Un réchauffement climatique dont tout le monde a entendu parler qui est nettement visible dans les régions polaires où le recul des glaces est une évidence ainsi que pour les glaciers. Ailleurs, cela se traduit par une augmentation des pluies ou, au contraire, des sécheresses plus nombreuses et plus longues.
La carte ci-contre réalisée par Robert A. Rohde de Global Warming Art montre une prédiction de l’augmentation des températures pour les années 2070-2100 sur la surface du globe terrestre. Les régions les plus touchées, avec 7 à 8° au-dessus des moyennes, sont encore et toujours les pôles nord et sud et aussi une part importante de la forêt amazonienne (en espérant qu’une grande partie de cette vaste forêt primaire sera épargnée par la déforestation avide et irraisonnée actuelle pour le profit d’exploitants de soja ou colza, lequel l’un ou l’autre, nourrira les élevages intensifs de poulets, porcs, bœufs, etc. de l’Occident ou les 4X4 rutilants en agro-carburants … !). Par ailleurs, outre ces régions extrêmes, l’ensemble de la planète connaît une hausse sensible des températures, avec au minimum 2° de plus. Cela s’annonce comme le début d’un phénomène global qui modifiera beaucoup de paysages et mettra en péril de nombreuses espèces animales ou végétales qui ne sauront pas s’adapter assez vite, quand leur extinction n’est pas provoquée directement par l’Homme … C’est la première fois dans l’histoire de la planète qu’un dérèglement climatique se déroule si rapidement, avec des conséquences irréversibles.

Moyenne des températures globales annuelles depuis 1880
Il est temps d’agir et vite ! Lire à ce sujet : « C’est maintenant, 3 ans pour sauver le monde » de Jean_Marc Jancovici et Alain Grandjean.
Ecouter l’émission « CO2 mon Amour » sur les questions de l’environnement. Ce samedi 25 avril, émission sur l’impact du réchauffement sur les pôles et aussi sur les vignobles. Lien pour le podcast de l’émission.
Crédit photo : Robert A. Rohde/Global Warming Art.
La banquise en Arctique de plus en plus fine
- le avril 08, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement
0
De nouvelles données montrent des glaces en Arctique de plus en plus fine au fil des années.
En l’espace de deux ans, les glaces pluriannuelles présentes durant plusieurs saisons, que l’on appelle aussi la banquise pérenne, sont passées de 20 % à 10 % pour cet hiver ! Les scientifiques ont observés que la couverture de glace dans cette région était de 15,2 millions de km2, soit 720 000 km2 de moins que durant la moyenne enregistrée entre 1979 et 2000. Il est à souligner que les six plus petites superficies de la banquise ont été observées ces six dernières années.
Beaucoup de scientiques s’alarment de cette évolution rapide des glaces des régions arctiques et antarctiques. Ces grandes nappes blanches jouent un rôle non négligeable dans la réverbération des rayonnements solaires. Lorsque la glace disparait, les rayons du Soleil sont alors absorbés par les grandes étendues beaucoup plus sombres des océans, ce qui accentue le réchauffement climatique. Certains prédisent une disparition totale de la glace en été pour 2013 et plus probablement avant 2025.
La vidéo ci-dessus montre l’évolution de l’épaisseur de la banquise durant plusieurs automne, de 2003 jusqu’à 2008. Les couleurs indiquent les différentes épaisseurs, le blanc pour le plus épais et le bleu foncé pour le moins épais.
Plus d’informations sur le site américain du Scientific Visualization Studio.
Crédit vidéo : GSFC/NASA.
Augmentation du nombre de jours de fonte des glaces au pôle nord
- le février 26, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
0
La carte du Groenland ci-contre met en évidence les zones les plus touchées par le réchauffement climatique en 2008. Les parties colorées sont celles où le nombre de jours de fonte des glaces a été supérieur à la moyenne observée depuis 1979. En rouge, et cela concerne notamment le nord-ouest de l’île, la période atteint un nombre record de jours de fonte des glaces d’été, jusqu’à 30 jours supplémentaires. Les températures ont été plus élevées de 3°C par rapport à la moyenne entre juin et août 2008. Plusieurs records furent enregistrer dans de nombreuses stations météorologiques de cette partie du monde particulièrement sensible au dérèglement climatique.
Actuellement, le continent Antarctique connaît la même amplitude des fontes des glaces pluri-millénaires, d’autant plus que l’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud, marquant l’apogée du recul du manteau neigeux, à l’instar de l’Arctique qui voit chaque année les glaces d’été diminuer toujours davantage au mois de septembre, ouvrant ainsi de nouvelles routes qui profitent au navire de commerce dans les années à venir.
Crédit photo : Earth Observatory.
Les incendies en Australie vus de l’espace
- le février 10, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement
0
Les immenses incendies qui font rage depuis la fin du mois de janvier en Australie ont été photographiés depuis l’espace par le satellite américain Aqua (voir photo).
Des vents violents, la sécheresse, des températures records, 47 °C à Melbourne !, font qualifiés d’« incendies du siècle » ces feux qui ont faits plus de 130 morts dans la région de Victoria.

Incendies en Australie
La carte ci-contre, nous montre le continent australien en proie à des températures anormales : jusqu’à 10°C au-dessus des « normales saisonnières » dans la partie nord et 10°C au-dessous dans le sud où se situent les villes les plus importantes.
Ces feux ravageurs attirent une nouvelle fois l’attention sur les dérèglements climatiques, de plus en plus visibles sur notre planète, et dont ils sont l’une des manifestations les plus spectaculaires.
Crédit photo : ESA Observatory.




























