Hubble : fulgurant portrait d’une nébuleuse planétaire

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NGC 5189, nébuleuse planètaire enguirlandée photographiée par Hubble

A l’approche de Noël, l’équipe de “Heritage” du télescope spatial Hubble publie le portrait de NGC 5189, une nébuleuse planétaire singulièrement enguirlandée de gaz.

Quand une étoile de la même famille spectrale que le Soleil a “brulée”, après plusieurs milliards d’années, toutes ses réserves d’hydrogène, le noyau principalement composé d’hélium se contracte progressivement. L’étoile se refroidit en surface tandis que son coeur se réchauffe. Son existence routinière mue en une “fin de vie” tumultueuse. L’étoile âgée devient, dans un premier temps, une géante rouge qui gonfle et se dégonfle. Relativement lentement (plusieurs millions d’années) mais surement, le coeur brulant repousse les couches externes et entreprend de défaire l’étoile toute entière. Une nouvelle phase nommée nébuleuse planétaire. Souvent très belles à regarder, elles sont nombreuses au sein des galaxies. Elles arborent des formes très variées et étonnantes qui évoquent souvent à l’esprit humain des objets ou créatures terrestre : qui une “chouette”, qui “un trognon de pomme” (connu aussi comme les “altères”) ou encore un “oeil de chat”. En réalité, il n’y en a pas deux pareilles !

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Souffles chauds de nébuleuses planétaires révélés par Chandra

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Portraits de nébuleuses planétaires dans le visible et le rayonnement x (cliquez pour agrandir)

Le télescope spatial Chandra a sondé plusieurs nébuleuses planétaires dans le rayonnement x. Ces portraits particulièrement “cosmétiques” mettent en évidence les violentes ondes de choc émanant du coeur de ces étoiles en déshérence.

Ce ne sont pas des méduses photographiées dans les abysses mais quatre superbes portraits de nébuleuses planétaires — dont la célèbre “Oeil de Chat” (NGC 6543), en haut à gauche — distantes de moins de 5 000 années-lumière, dépeints par les télescopes spatiaux Hubble (dans le visible, en rouge, bleu, vert) et Chandra (rayonnement x, couleur rose-pourpre). Images composites singulièrement “cosmétique” d’une poignée d’étoiles en déclin. Contrairement à ce que leur nom pourrait suggérer, les nébuleuses planétaires n’ont rien à voir avec les planètes ou leur gestation (expression trompeuse qui est restée). Ces objets célestes, nombreux dans la galaxie, sont des étoiles de masse et taille comparables à notre Soleil mais déjà très âgées et en pleine déconfiture ! C’est donc un déclin voire une mue, une métamorphose. Durant des milliards d’années, elles ont brulé quasiment toutes leurs réserves d’hydrogène et sont “à présent” à bout de souffle. Un sort qui attend notre Soleil dans environ 5 milliards d’années. Les couches externes se dilatent tandis que le coeur se contracte, chauffe de plus en plus et “entame” la fusion nucléaire de l’hélium. C’est ce qui s’appelle la naine blanche, coeur ardent et résiduel de l’étoile qui marque une nouvelle étape, à la fois spectaculaire et dramatique. Quoique, à ce stade, l’étoile n’est pas “morte” : la naine blanche brillera des milliards d’années encore. C’est le naufrage lent d’une étoile ordinaire. Une partie de son existence — et de la matière qu’elle a transformé — se répand dans le cosmos.

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La nébuleuse de l’Hélice mise à nue dans l’ultraviolet et l’infrarouge

Helix Spitzer GALEX

Forte activité dans les entrailles de la nébuleuse planétaire de l’Hélice.

Les teintes bleues, lilas et roses peuvent surprendre. Cette image composite capturées dans l’infrarouge par le télescope spatial Spitzer (les extensions ont été photographiées par WISE) et l’ultraviolet par le satellite GALEX reflète, en réalité, l’activité intérieure de la nébuleuse de l’Hélice (Helix nebula).

Pour qui l’observe pour la première fois ou la découvre en photo, la partie centrale et lumineuse peut évoquer un oeil géant posé dans les ténèbres. Une pupille rose, une iris dilatée. D’ailleurs, certains la surnomment abusivement “l’oeil de Dieu” ! Distante de 650 années-lumière, la nébuleuse de l’Hélice (également désignée par NGC 7293) est probablement la nébuleuse planétaire la plus proche de notre système solaire.

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Hubble photographie une rare nébuleuse pré-planétaire

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Nébuleuse de l'Oeuf mise à nu par le télescope Hubble

Portrait de la nébuleuse de l’Oeuf par le télescope spatial Hubble.

La nébuleuse dite de l’Oeuf (Egg Nebula) est un rare cas connu de nébuleuse pré-planétaire ou proto-planétaire. Cachée par la brume sombre, l’étoile à l’agonie expulse par vagues, son enveloppe externe. C’est en quelque sorte le stade intermédiaire entre l’étoile en fin de vie et la coquille de gaz de la nébuleuse planétaire. Le maillon manquant.

C’est le temps de la métamorphose. Selon les astrophysiciens, cette étape intermédiaire ne dure que quelques milliers d’années. Un laps de temps très court à l’échelle de vie d’une étoile comme celle qui se cache dans l’oeuf dont la longévité, à l’instar de notre Soleil, peut atteindre 10 milliards d’années. C’est pour cette raison qu’il est difficile d’en observer au sein de notre voisinage stellaire.

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Spectaculaire portrait de la nébuleuse planètaire Helix réalisé par VISTA

Nébuleuse Helix dans l'infrarouge

Superbe portrait de la nébuleuse Helix dans l'infrarouge. On distingue les extensions gzeuses et même de lointaines galaxies, à l'arrière-plan

Chef d’oeuvre de l’évolution stellaire, l’immense nébuleuse planètaire Helix se révèle un peu plus dans l’infrarouge.

Probablement l’une des plus proches nébuleuse planétaire de la Terre (entre 650 et 700 années-lumière), Helix ou NGC 7293 (il n’est pas rare qu’elle soit aussi surnommée “l’oeil de Dieu”) est aussi l’une des plus belles et l’une des plus grandes connue : 2,5 années-lumière de diamètre (voire plus) ! Observable dans la constellation du Verseau, l’orbe gigantesque occupe dans le ciel l’équivalent d’une demi Pleine Lune (soit 16 minutes d’arc).

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[Image du jour] : La « nébuleuse du Lion givré » photographiée par Hubble

Frosty Leo Nebula

Frosty Leo Nebula

Portrait d’une lointaine nébuleuse proto-planétaire surnommée « le Lion givré ».

Les astronomes l’a surnomment « Frosty Leo Nebula » qui se traduit par « la nébuleuse du Lion givré » ! Son véritable nom peut paraître encore plus énigmatique : IRAS 09371+1212. Le « Lion glacé/givré » c’est parce que les observations dans l’infrarouge ont révélé une présence abondante d’eau glacée et qu’elle se situe dans la constellation du Lion, plus précisément à 3 000 années-lumière de nous. Sa forme générale évoque aussi un grain de riz …

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La nébuleuse planètaire M27 dévoilée dans l’infrarouge

La célèbre nébuleuse planètaire Dumbelle dans l'infrarouge

La célèbre nébuleuse planètaire Dumbell dans l'infrarouge

La nébuleuse planètaire M27 ou Dumbell déshabillée par la camèra infrarouge du télescope spatial Spitzer.

L’image acquise dans le rayonnement infrarouge avec le télescope spatial Spitzer surprend beaucoup l’astronome amateur, habitué à une autre forme pour cette célèbre nébuleuse planétaire !

Surnommée « Dumbell » (« les altères ») ou encore « le trognon de pomme » … (voir photo ci-dessous, réalisée dans le visible), Messier 27 (M27) est une superbe nébuleuse planétaire que beaucoup d’observateurs du ciel connaissent (débutant ou « confirmé »). Située à environ 1 350 années-lumières de nous, dans la petite constellation du Petit Renard (Vulpecula), elle paraît semblable à un léger flocon égaré dans le cosmos. Après quelques instants, l’oeil devine ses contours et une structure caractéristique en haltère … !

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[Image du jour] : Nébuleuse planétaire du Collier photographiée par Hubble

Singulière nébuleuse planètaire

Singulière nébuleuse planètaire

Portrait par Hubble d’une singulière nébuleuse planétaire en forme de collier.

La nébuleuse planétaire PN G054.2-03.4 vient de trouver un nouveau nom attribué par la NASA : la nébuleuse du Collier.

Il est vrai qu’à la découverte de cette superbe image capturée par la caméra grand champ WFC3 du télescope spatial Hubble, on devine les formes d’un collier arborant des perles rosées. Le bijou est nimbé d’un bleu turquoise étincelant. Une brume de jade s’est emparée de la partie centrale.

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Image du jour : « l’empreinte de Minkowksi » photographiée par Hubble

Minkowski 92 Hubble

Empreinte de Minkowski, rare nébuleuse proto-planétaire

Surnommée « empreinte de pied » (footprint), l’objet Minkowski 92 photographié par le télescope spatial Hubble est une rare nébuleuse proto-planétaire, observable dans la constellation du Cygne ! En réalité, pour le moment, il s’agit d’une nébuleuse par réflexion. Une étoile agonisante dont le coeur mute en naine blanche. Les lobes de gaz qu’elle répand de part et d’autre, renvoient l’intense lumière qui nous la révèle alors, à plus de 8 000 années-lumière de distance. Il faut attendre encore quelques milliers d’années pour que l’étoile centrale, plus chaude, rayonne davantage dans l’ultraviolet et mette littéralement le feu aux épanchements de gaz, lui conférant alors le statut plus commun de nébuleuse planétaire !

Crédit photo : NASA/ESA/Hubble.

La proto-nébuleuse planètaire « Westbrook » photographiée par le télescope Hubble

La proto-nébuleuse planétaire Westbrook

La proto-nébuleuse planétaire Westbrook

Portrait rare d’une proto-nébuleuse planétaire réalisé par le télescope Hubble.

Des « objets célestes » comme la nébuleuse « Westbrook » (Westbrook Nebula ou PK 166-06 1) sont extrêmement rares à observer dans la galaxie, une centaine seulement sont connues. Dans le bestiaire des étoiles, les astronomes le classent dans la catégorie des proto-nébuleuse planétaire.
Au terme d’une vie de plusieurs milliards d’années, l’étoile originelle a brulée toute ses réserves d’hydrogène, achevant ainsi une vie ordinaire comparable à celle du Soleil. Commence alors une transformation en plusieurs étapes intermédiaires qui conduiront à la formation d’une nébuleuse planétaire.
Ce que l’on découvre donc à travers cette image composite capturée dans le proche infrarouge par le télescope spatial Hubble, c’est la métamorphose d’une étoile. Avec force détails, nous assistons en quelque sorte, aux premières expulsions dans l’espace des couches externes de cette étoile. C’est un court épisode dans sa longue existence, un « tournant » qui va prendre seulement quelques années.
Il n’est donc pas très aisé pour les astrophysiciens de « mettre la main » – et étudier – des étoiles à ce stade, entre deux phases majeures de leur existence. Leurs faibles rayonnements car froides, les rend particulièrement difficiles à repérer dans les ténèbres du cosmos.

Source : spacetelescope.org.

Crédit photo : ESA/NASA/Hubble.


Sharpless 2-188, nébuleuse planétaire Firefox ?

Nébuleuse planétaire sh2-188

Nébuleuse planétaire Sh2-188 évoque le logo de Firefox

La nébuleuse planétaire Sharpless 2-188 (Sh2-188) ressemble à s’y méprendre au logo du fameux navigateur internet Mozilla Firefox ! Mais elle est nettement moins célèbre.

Comme tous les « objets célestes » du même type, Sh2-188 est l’enveloppe externe d’une étoile de type solaire, à présent en déclin. Après plusieurs milliards d’années de fusion thermonucléaire de l’hydrogène, le cœur de l’étoile a épuisée toutes ses réserves, précipitant ainsi sa fin ou plutôt sa transformation en naine blanche, par effondrement gravitationnel. Toutes les couches supérieures sont alors dispersées dans l’espace créant un superbe spectacle pour la plus grande joie de ses observateurs terrestres.
On remarquera que pour le cas de Sharpless 2-188, la luminosité est inégale sur l’ensemble de l’immense enveloppe gazeuse. Un cas atypique qui ne manque pas d’intéresser les chercheurs. Cette asymétrie de la luminosité (nettement visible sur la frange inférieure gauche) s’expliquerait par le mouvement rapide de la naine blanche tapie à l’intérieur. Celle-ci montre, en effet, un mouvement de fuite rapide à la vitesse de 125 kilomètres par seconde en direction de la partie luisante !

La nébuleuse planétaire Sharpless 2-188 se situe dans la constellation de Cassiopée et fut photographiée pour la première fois en 1965. Dans un premier temps, les astronomes pensaient observer les rémanents d’une supernova.

Relativement méconnue, Sharpless 2-188 a été « prise pour cible » par la nouvelle caméra CCD du télescope de 4 mètres Mayall à l’Observatoire de Kitt Peak.

Pour en apprécier toute la beauté je vous invite à la télécharger en haute-résolution (5,1 Mb).

Source : NOAO.

Crédit photo : NOAO.

Petite promenade dans une galerie photo du télescope Hubble

Fragment de la nébuleuse de l'Aigle

Partie nord de la nébuleuse de l'Aigle

Chaque semaine, le site internet spacestelescope.org – entièrement dévolu au plus célèbre de tous les télescopes spatiaux, Hubble – a la bonne idée de publier une nouvelle image encore jamais vue.

La rubrique nommée « pick of the week » partage des clichés, dans un ordre aléatoire, de nébuleuses, galaxies, nébuleuses planétaires, amas ouverts ou globulaires, etc., tous, plus ou moins connus.

Par exemple, le gros plan sur la partie « nord » de la nébuleuse de l’Aigle ou Messier 16 (voir ci-dessus), moins populaire que les piliers de gaz au centre de ce même nid d’étoiles et désigner par certains comme « piliers de la création » (photographiés en 1995), où l’on peut voir l’érosion de la matière par le rayonnement des jeunes étoiles.

Galaxie NGC 4452

La galaxie NGC 4452 observée par la tranche

L’image publiée le 8 novembre 2010 dévoile la galaxie NGC 4452 dans l’amas de la Vierge. Vue par la tranche à une distance de 60 millions d’années-lumière, on la croirait factice et tracée à la règle ! La galaxie est pourtant une spirale peuplée de plusieurs centaines de milliards d’étoiles dont une partie est massée au centre, distinct sur cet image obtenue avec la Advanced Camera for Surveys (ACS).

Télécharger l’image de NGC 4452 en haute résolution (3 Mb).

Amas globulaire NGC 1806

Amas globulaire NGC 1806

Toujours dans la même rubrique, le site proposait durant la semaine du 25 octobre 2010, une rencontre l’amas globulaire NGC 1806. Spectaculaire gerbe de plusieurs dizaines de milliers d’étoiles d’un âge moyen de 9 milliards d’années qui promet l’émerveillement ! L’amas est une des plus belles cibles d’observation dans l’hémisphère sud, situé dans la constellation de la Daurade, il appartient à la galaxie naine de notre banlieue, le Grand Nuage de Magellan.

Télécharger l’image de NGC 1806 en haute résolution (7 Mb).

Nébuleuse planétaire NGC 6210

La nébuleuse planétaire NGC 6210

Toujours aussi spectaculaire et magnifique, la nébuleuse planétaire NGC 6210. Ce que l’on pourrait prendre pour une méduse est, en réalité, une étoile un peu moins massive que le Soleil sur le déclin. Le gaz est expulsé dans l’espace tandis que la partie centrale est contractée sur elle-même.

Galaxie elliptique NGC 3077

La galaxie elliptique active NGC 3077

A environ 13 millions d’années-lumière de la Terre, la galaxie de type elliptique NGC 3077 a l’air très calme. Or les observations avec la caméra ACS du télescope Hubble montrent que son noyau cache une très forte activité où de nombreuses étoiles sont en gestation ou déjà nées et en famille ! En témoigne les innombrables grappes d’étoiles jeunes dispersées au centre de la grande galaxie.

Télécharger l’image de NGC 3077 en haute résolution (9,6 Mb).

Comme d’habitude, ce sont des merveilles enfouies dans l’espace que le télescope spatial de 2,40 mètres de diamètres révèle à notre regard curieux et insatiable.

Crédit photo : Hubble/ESA/NASA.

Une étrange nébuleuse planétaire en spirale

Nébuleuse planétaire en spirale

Nébuleuse planétaire en spirale (cliquez pour agrandir)

Une équipe a observé avec le télescope spatial Hubble une étrange et rarissime nébuleuse planétaire en forme de spirale.

Ceci n’est pas un passage creusé dans l’espace-temps pour favoriser le voyage d’une légion de vaisseaux spatiaux venus d’une autre galaxie … ! Les observations menées avec la Advanced Camera for Suveys (ACS) du télescope spatial Hubble montrent qu’il s’agit des prémices d’une nébuleuse planétaire.

L’étrange et singulière structure en spirale du nuage de matière peut être expliquée par la succession de vagues émises depuis la partie centrale tous les 800 ans environ. Les astronomes ont pu mesuré que les gaz se déplacent à une vitesse de 50 000 kilomètres par heure. Nommé Iras 23166+1655, l’objet étudié s’enroule autour de l’étoile LL Pegasi qui est sans doute un système double.

Un objet curieux qui garde bien des mystères pour les chercheurs. C’est une très jeune nébuleuse planétaire ou, en d’autres termes qui peuvent paraître paradoxal, une étoile très âgée dont l’évolution la conduit à transformer son enveloppe … Une mutation qui forme un cocon autour de la naine blanche, restes extrêmement denses, chauds et lumineux de l’étoile qui fut ordinaire pendant des milliards d’années … Ainsi l’étoile exténuée s’achemine-t’elle vers une extinction lente et inexorable. Plusieurs cas de nébuleuses planétaires sont observables avec nos instruments. Parmi les plus célèbres, il y a Messier 57 ,« Anneaux de la Lyre », Messier 27, « Dumbell / le Trognon de Pomme » ou la superbe NGC 7293, « nébuleuse Hélix ». Notre Soleil connaitra ce même sort après avoir « brulé » toutes ses réserves d’hydrogène.

Pour l’heure, l’étoile centrale de Iras 23166+1655 reste invisible car cachée par d’importantes couches de poussières. Les chercheurs pensent que la période de rotation des deux étoiles et les vagues de projection de gaz sont liés. Le mouvement de l’étoile-compagnon pourrait ainsi provoquer la formation de ce motif en spirale dans les profondeurs de l’espace interstellaire. Une beauté qui intrigue tous les observateurs qu’ils soient professionnels ou non.

Télécharger l’image en haute-résolution (1,4 Mb).

Crédit photo : ESA/NASA & R. Sahai.

La nébuleuse planétaire NGC 3918 photographiée par le télescope Hubble

Nébuleuse planétaire NGC 3918

Nébuleuse planétaire NGC 3918

Superbe cliché de la nébuleuse planétaire NGC 3918e réalisé par le télescope spatial Hubble.

Située à 4 900 années-lumière de nous, dans la constellation du Centaure, NGC 3918 est une nébuleuse planétaire, c’est à dire une étoile géante rouge qui expulse dans l’espace une partie de la matière qui la composait. Cela n’a rien à voir avec les planètes mais la communauté scientifique en a conservé le nom attribué aux objets célestes de ce type, au risque de prêter à confusion … Notre Soleil connaîtra un sort comparable dans environ 4,5 milliards d’années, après avoir épuisé toutes ses réserves en hydrogène !

La structure de cette immense nuage de gaz fait songer à un œil. Une impression qui est renforcée par le point central, qui n’est autre que la naine blanche, le cœur restant de l’étoile après s’être contracté. Il a atteint taille approximative à la Terre avec une densité très élevée. Une nébuleuse planétaire est constituée d’enveloppes de gaz ou de boursoufflures, propulsées par l’étoile en déclin. Celle-ci se gonfle puis se dégonfle dans l’espace interstellaire. Dans le cas de NGC 3918, on observe surtout les cernes composés de deux enveloppes. Les astrophysiciens ont d’abord pensé qu’il y eut deux vagues d’expulsion de gaz or son étude récente indique que les deux expansions se sont faites en même temps mais à des vitesses différentes. La poussée la plus puissante déplace la matière à 350 000 kilomètre par heure !

L’image ci-dessus a été obtenue avec la caméra Wide Field Planetary Camera 2 (WFC2) du télescope spatial Hubble dans le visible et le proche infrarouge.

Télécharger l’image ci-dessus en haute-résolution (0,6 Mb).

Crédit photo : ESA/Hubble/NASA.

Magnifique bestiaire d’objets cosmiques dans le Grand Nuage de Magellan

Détails du Grand Nuage de Magellan

Image grand champ d'une partie du Grand Nuage de Magellan (cliquez pour agrandir)

Image grand champ d’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan où sont visibles de nombreux objets célestes de différentes catégories.

La caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla offre des images grands champs qui sont magnifiques. Au-delà du spectacle certain, ces images permettent aux astrophysiciens une exploration approfondie de/des espace(s) proches et lointains !

Récemment, une équipe d’astronomes s’est intéressée à la galaxie naine proche de nous, le Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud). Située à environ 160 000 années-lumière seulement de nous, elle ne représente qu’un dixième de la masse de la Voie Lactée et s’étend sur 14 000 années-lumière. De nombreux indices indiquent que cette petite galaxie a connue des hausses d’activité dans un passé relativement récent (à l’échelle cosmique s’entend !), avec des vagues impotantes de formations stellaires. En témoignent, par exemple, l’existence d’amas globulaires dense et plutôt jeunes comme NGC 1978 dont l’âge est estimé à 3,5 milliards d’années. C’est peu comparativement à ceux que l’on connaît dans la périphérie de la Voie Lactée.

Autre signe évident de flambées d’activités : la présence de nombreux amas ouverts, tous peuplés de très jeunes étoiles. En parcourant attentivement cette image, on peut en relever des dizaines, de belles grappes lumineuses de quelques centaines à quelques milliers d’étoiles.

Les astronomes ont également repérés des étoiles en lambeaux, vestiges de supernovæ. Parmi elles, l’impressionnante N 49 (visible en haut à droite de l’image), vaste de 30 années-lumières, elle cache en son sein un magnetar, noyau résiduel de l’étoile possédant un champ magnétique extrêmement puissant !

L’image, que pouvez télécharger en très haute résolution (voir ci-dessous), couvre une région du ciel de l’hémisphère sud aussi grande que quatre pleine lune, ce qui ne représente qu’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

Télécharger l’image avec les annotations en très haute résolution (7,8 Mb).

Télécharger l’image sans annotations en très très haute résolution (243,2 Mb ou 14,3 Mb).

En vidéo, zoom sur la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

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Crédit photo : ESO.

La nébuleuse du Papillon photographiée par le télescope Hubble

Nébuleuse planétaire du Papillon

La nébuleuse planétaire du Papillon ou NGC 6302

Parmi la toute dernière livraison du télescope spatial Hubble figure cette impressionnante image de la nébuleuse planétaire NGC 6302, connue aussi sous le nom de la Nébuleuse du Papillon ou Bug Nebula. L’image ci-dessus fut réalisée le 27 juillet 2009 avec la toute nouvelle WFC3, fraîchement installée dans le télescope par les astronautes, au mois de mai dernier.

NGC 6302 est située à environ 3 800 années-lumière de la Terre, en direction de la constellation du Scorpion. Il s’agit d’une étoile qui avait, il y a plusieurs milliers d’années déjà, 5 fois la masse de notre Soleil. Sur cette image, on remarque surtout les couches externes en formes d’ailes de papillon, expulsées dans l’espace interstellaire sur plus de 2 années-lumière ! La naine blanche – ou reste du cœur de l’étoile – présente au centre est très difficile à distinguer car en partie masquée par un anneau de poussières. Celui-ci étrangle la matière qui s’échappe et créée cette forme de sablier ou de papillon. La température de l’étoile centrale est estimée à plus de 200 000°C et celle du gaz qui s’échappe à environ 20 000°C, ce qui est beaucoup pour une nébuleuse planétaire. Les astronomes ont élaborés un scénario complexe pour expliquer sa formation qui s’est déroulée en plusieurs fois, plusieurs vagues successives avec des vitesses d’éjection des gaz très différentes.

Sur la vidéo ci-dessous, on peut voir la différence de résolution entre WFC2 (caméra de la génération précédente du télescope Hubble) et WFC3 (la toute dernière installée au mois de mai dans le télescope) pour la nébuleuse planètaire du Papilllon ou NGC 6302.

Image de prévisualisation YouTube

Télécharger l’image en très haute résolution (10 Mb).

Crédit photo : NASA, ESA, and the Hubble SM4 ERO Team.

La nébuleuse planétaire K 4-55 photographiée par le télescope Hubble

La nébuleuse planètaire K 4-55

La nébuleuse planètaire K 4-55

L’image ci-contre est la toute dernière réalisée avec la Caméra Wide Field Caméra 2 ou WFC2, en service dans le télescope spatial Hubble depuis ses débuts. Il s’agit de la nébuleuse planétaire Kohoutek K 4-55 ou K 4-55.

La super caméra à grand champ va être remplacée par une nouvelle génération, WFC3 qui obtiendra des images dans le visible, l’ultraviolet et le proche-infrarouge.

Ces jours-ci, les astronautes de la mission STS-125 vont s’employer à donner une nouvelle jeunesse au plus célèbre télescope du système solaire. Outre le remplacement de la caméra WFC2, de nombreuses réparations sont au programme : le spectrographe STIS en panne depuis 2004 et la caméra panoramique ACS qui ne fonctionne plus depuis 2007. Les 6 batteries seront, quant à elles, changées ainsi que les 6 gyroscopes qui sont indispensables pour la stabilité et au guidage du télescope, suspendu autour de la Terre à près de 600 km d’altitude. Si toutes les opérations ont pu se dérouler comme prévu, le télescope spatial bénéficiera d’instruments beaucoup plus performants et pourra livrer aux astronomes et au grand public de nombreuses informations et images de l’espace pour un maximum de 10 ans. L’heure viendra alors au télescope lancé en 1990 de laisser à la place à la nouvelle génération incarnée par le James Webb Space Telescope.

Retrouvez l’actualité du télescope Hubble en podcast avec Hubblecast.

Télécharger l’image en très haute-résolution (1 Mb).

Voir la vidéo du décollage de la navette spatiale Atlantis.

Crédit photo : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA).

La nébuleuse planètaire Medusa photographiée par le NOAO

Medusa nebula

Medusa nebula

La nébuleuse planétaire Medusa, photographiée à l’Observatoire National de Kitt Peak (KPNO) en octobre 2008 et publiée à l’occasion des 100 heures de l’astronomie.

La nébuleuse Medusa ou Abell 21 est visible dans la constellation des Gémeaux, à environ 1 500 années-lumière de la Terre. Son diamètre est estimé à 4 années-lumière. Il s’agit d’une étoile semblable au Soleil qui, après être devenue une géante rouge, expulse le gaz de ses couches externes à travers l’espace. Le cœur demeurre très chaud et dense, est une naine blanche qui illumine la nébuleuse de l’intérieur.

Télécharger l’image de la nébuleuse Medusa en très haute haute-résolution (6,3 Mo) ou en très très haute-résolution (52,9 Mo).

Crédit photo : NOAO.

Panorama et agrandissement de la nébuleuse planétaire Helix

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Superbe photo de la nébuleuse planétaire Hélix

La nébuleuse planétaire Hélix

La nébuleuse planétaire Hélix

Image très spectaculaire de la nébuleuse planétaire Hélix (qui se traduit par Hélice) récemment publiée par l’ESO.

Réalisée avec le télescope Max Planck Society de 2,2 m de diamètre à l’Observatoire de La Silla, l’image nous laisse voir des galaxies à travers l’immense nuage, ce qui n’avait jamais été possible jusqu’à maintenant.

Située à environ 700 années-lumière de nous dans la constellation du Verseau, NGC 7293 est formé de plusieurs disques gazeux qui s’étendent à plus de 100 000 km/h dans toutes les directions, et ce depuis sa phase de transformation qui débuta il y a plus de 12 000 ans, selon les estimations récentes des astronomes.  La partie centrale, la naine blanche, visible comme un point blanc, illumine le nuage de l’intérieur. Elle est si chaude qu’elle pourra encore briller plusieurs milliards d’années !

Lorsque l’on regarde l’image de plus prés, on peut distinguer, en de nombreux endroits, des sortes de grumeaux appelés aussi « nœuds cométaires » avec une queue formée opposée à la naine blanche. Encore inexpliqués, ils sont du moins, plus vastes que notre système solaire et appartiennent à la nébuleuse planétaire. Ce qui n’est pas le cas, bien sûr, des galaxies perceptibles à travers le nuage, parfois regroupées localement dans cette direction.

Voir les images de la nébuleuse planétaire Hélix réalisées par le télescope spatial Hubble.

Télécharger l’image de la nébuleuse planétaire Hélix en haute résolution.

Crédit photo : ESO.

La nébuleuse planétaire NGC 2818 photographiée par le télescope Hubble

La nébuleuse planètaire NGC 2818

La nébuleuse planétaire NGC 2818

Le télescope spatial Hubble vient de publier cette image de la nébuleuse planétaire NGC 2818 visible dans la constellation de Pyxis ou Boussole.

NGC 2818, située à environ 10 000 années-lumière de nous, est une des rares nébuleuses planétaires connues dans notre galaxie, présente au sein d’un amas ouvert. En effet, ces derniers sont généralement composés d’étoiles très jeunes, enfants, âgées de quelques centaines de millions d’années si bien que de vieilles étoiles y sont rarement aperçues. Une nébuleuse planétaire, rappelons-le, marque le déclin d’une étoile qui a déjà vécue des milliards d’années. Notre Soleil connaitra ce destin, à la fin de sa vie, dans environ 5 milliards d’années. Il est donc étonnant d’observer la fin d’une étoile à l’intérieur d’une famille si jeune. Cependant, l’amas ouvert NGC 2818 a serait déjà âgé d’un milliard d’année. Autre aspect rarissime.

Les couleurs de ce vaste nuages de gaz qui sont soulignées par les différentes caméras du télescope spatial indiquent la présence d’hydrogène en vert, d’azote en rouge et d’oxygène en bleu.

Télécharger l’image en haute résolution (1,5 Mo).

Crédit photo : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA).

Nouvelle vision de la nébuleuse Oeil de Chat

La nébuleuse Cat's Eyes

La nébuleuse Oeil de Chat photographiée par Chandra et Hubble

La nébuleuse planétaire « Cat’s Eye«  ou « Oeil de Chat » est l’une des plus célèbre. On peut  la voir dans la constellation du Dragon. Sa distance est d’environ 3 000 années-lumière. La voici à la fois observée dans le visible par le télescope spatial Hubble et en rayons x avec le télescope spatial Chandra.

Apparaissent en bleu, les régions les plus chaudes de ce qui reste de cette étoile, autrefois semblable au Soleil.

Les astronomes nous apprennent que la matière présente au centre parvient à s’en échapper à la vitesse de 6,5 millions de km/h ! Dans quelques millions d’années, « Cat’s Eye«  ou NGC 6543 sera devenue une naine blanche au cours de cette transformation. Le Soleil aura probablement le même destin dans environ 5 milliards d’années, certainement sous d’autres formes encore.

Voir l’image uniquement en rayons x sur le site du télescope spatial Chandra.

Crédit photo : NASA/CXC/SAO/STScI.

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