Découverte d’un « os » du squelette de la Voie Lactée

Os galactique

Long filament sombre tel un boa nageant dans le fleuve d’étoiles de la Voie Lactée

Des astronomes étudiant l’infrastructure de notre galaxie ont probablement découvert l’un de ses “os” de gaz et de poussières étendu dans le plan de la Voie Lactée.

Pour nous terriens qui habitons une petite planète rocheuse en orbite autour de l’une des 100 milliards ou peut-être 200 milliards d’étoiles – le Soleil, caractérisé comme naine jaune, est une étoile banale – qui peuplent la galaxie, connaître la structure de celle-ci reste une tâche très difficile. Enfermé à l’intérieur, nous ne pouvons qu’en deviner et déduire sa forme à partir de méticuleuses observations et se contenter de dresser un portrait-robot de son anatomie au miroir de ses semblables.

Celle que l’on nomme la Voie Lactée, “chemin de lait” en apparence, dans lequel se baigne des nuées d’étoiles, élancée par de belles nuits noires d’été, est en quelque sorte une immense galette d’étoiles gonflée au centre (bulbe galactique). De longs bras spiraux s’enroulent autour. Plus que des cités d’étoiles, les galaxies renferment de grandes quantités de gaz et de poussières, terreau fertile pour de nouvelles générations stellaires.

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Panorama très détaillé du centre de la Voie Lactée

Image mosaïque du centre de la Voie Lactée

Image mosaïque du centre de la Voie Lactée peuplée d’un minimum de 84 millions d’étoiles ! (lien version HD plus bas)

Impressionnant panorama du “centre-ville” de notre galaxie dans l’infrarouge.

Voici l’une des plus grandes et extraordinaires images astronomiques de tous les temps ! Vaste de quelques 108 200 sur 81 500 pixels (8,8 milliards de pixels !), elle dévoile la partie centrale de la Voie Lactée — le bulbe galactique — sur une surface de 315 ° carrés dans la voûte céleste, soit 1 % de la totalité (hémisphère austral et boréal réunis) …
Produite dans le cadre de l’ambitieux sondage à large champ Variables VISTA in the Via lactea (VVV), à travers 5 filtres dans le proche infrarouge au foyer du télescope de 4,1 mètres de diamètre VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy), elle offre un panorama aux détails inégalés de cette région centrale de notre galaxie ordinairement masquée (dans le visible) par d’épais et sombres nuages de poussières. Pas moins de 173 millions objets célestes différents ont été recensés. Parmi eux, 84 millions ont été identifiés avec certitude comme étant des étoiles. Beaucoup sont des naines rouges, étoiles de faible masse, peu lumineuses et autour desquelles il peut être facile de détecter la présence d’exoplanètes. Une grande majorité des autres corps célestes demeure indistinctes ; peu lumineux, ils se confondent avec leurs voisins et demeurent difficiles à interpréter. Quelques-uns, à la silhouette étendue et diffuse, apparaissent toutefois comme de lointaines galaxies vues à travers ce dense “rideau d’arbres” stellaires …

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En vidéo, plongée vertigineuse dans le ciel austral !

Le ciel d’Australie dans toute sa splendeur. Lumière zodiacale et Voie Lactée ventrue se disputent la scène nocturne australe.

Cette “timelapse video” réalisée par le photographe Alex Cherney nous propulse dans le ciel austral, à la découverte de ses trésors. Les images sont à couper le souffle ! On ne se lasse pas d’admirer la Voie Lactée se déployant dans toute sa splendeur, escortée par les deux galaxies naines du Petit et Grand Nuage de Magellan. Gorgée de milliards d’étoiles, grevée et assombrie d’épais nuages de poussières cosmiques, notre galaxie s’étale et remplit le ciel, l’inonde.
Comment ne pas ressentir de vertiges, comment ne pas s’abandonner dans la contemplation … ?! Plusieurs fois, le large “faisceau” de la lumière zodiacale (poussières interplanétaires) envahit le ciel dans le sillage du Soleil (impressionnant à la 2 mn 40). On distingue remarquablement les chenaux de poussières qui strient la majestueuse Voie Lactée comme le réseau de la nébuleuse de la Pipe et la nébulosité Rho Ophiuchi (surtout à partir de 1 mn 53 et à 3 mn 05).

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Un immense halo de gaz chaud entourerait la Voie Lactée

Halo

Notre galaxie, la Voie Lactée serait entourée d’un halo de gaz chaud d’environ 300 000 années-lumière de diamètre.

La galaxie spirale à laquelle notre étoile le Soleil appartient, vaste de quelques 100 000 années-lumière, serait entourée, pour ne pas dire plongée, immergée, dans un halo de gaz chaud d’environ 300 000 années-lumière de diamètre. Sa masse serait comparable à celle de la Voie Lactée (estimée à 200 milliards de masses solaires). Les deux galaxies naines le Petit et Grand Nuage de Magellan évolueraient à l’intérieur de cette enveloppe gigantesque.

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Portrait de la Voie Lactée

milkyway photographiée par Russel Brown

Superbe photo de Russell Brown

Les nuits d’été vous ouvrent grandes leurs portes. Plongeon dans le grand fleuve d’étoiles de la Voie Lactée. Esquisse d’un portrait.

Sublime et élancée, traçant une pâle et délicate nuée blanche dans la nuit estivale, telle un chemin qui s’éveille au-dessus du nord pour grimper dans les hauteurs du firmament et plonger vers le sud, s’alanguir dans d’autres contrées … La Voie Lactée enjambe le ciel d’été, trace un pont de brume entre les horizons, déploie son long corps nébuleux. Notre galaxie vue de l’intérieur, dans sa chair, son épaisseur. Un tapis aux motifs riches et variés déroulé au-dessus de nos têtes curieuses.

On se régale de l’observer à l’oeil nu mais la parcourir avec une paire de jumelles est un envoutement dont il est difficile de se détacher. L’avantage des jumelles – quand elles ne sont pas trop lourdes – est la mobilité. Vissée sur un pied, il est possible alors de s’embarquer sur ces apparentes eaux brumeuses pour un voyage vertigineux. Mieux, on entre dans les eaux poissonneuses pour nager parmi des milliers et des centaines de milliers d’étoiles. Parfois blotties en petits groupes ou solitaires, dispersées et loin les unes des autres, loin de nous. William Herschel qui entreprit d’en faire l’inventaire, y renonça face à cette abondance stellaire.

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La Voie Lactée photographiée dans le ciel de l’Antarctique

La Voie Lactée photographiée par Alexander Kumar

La Voie Lactée traversant le ciel de l’Antarctique photographiée par Alexander Kumar

Image de la Voie Lactée capturée dans l’un des endroits les plus isolés et froid au monde : la base Concordia en Antarctique.

Située à quelques 1 670 km du pôle sud, à 3 200 mètres d’altitude, la base scientifique permanent franco-italienne Concordia vient d’entrer, comme chaque année, dans une longue nuit de presque 6 mois. Tandis que la température peut descendre jusqu’à – 70° C (proche du record), le docteur Alexander Kumar en mission au bout du bout du monde pour plusieurs mois a capturé de rares images de la Voie Lactée. C’est la moitié australe de notre galaxie. Plusieurs chenaux sombres de poussières transpirent de la région central. On reconnait également les taches colorées de la région Rho Ophiuchi qui nimbent la supergéante rouge Antarès dans la constellation du Scorpion. Plus haut, dans l’échancrure noire, plusieurs nébuleuses et amas ouverts.

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Collision de la galaxie d’Andromède avec la Voie Lactée prévue dans 4 milliards d’années

M31 Milky Way

Ciel terrestre dans environ 3,7 milliards d'années !

De nouvelles simulations et des mesures de la vélocité de la galaxie d’Andromède par Hubble estiment sa rencontre avec la Voie Lactée dans un peu moins de 4 milliards d’années !

Longtemps appelée “grande nébuleuse d’Andromède”, elle est l’objet le plus lointain visible à l’oeil nu. On la repère facilement en direction de la constellation d’Andromède telle un délicat nuage laiteux qui daigne se montrer par une belle nuit noire (milieu de l’été jusqu’au milieu du printemps). Bien connue de tous les observateurs, il est aisé d’en distinguer sa forme fuselée et surtout son bulbe lumineux, dans une paire de jumelle. Bien que distante d’environ 2,5 millions d’années-lumière, elle occupe dans le ciel une surface six fois plus vaste que la Pleine Lune !

Poussée par l’attraction gravitationnelle, la galaxie d’Andromède connue aussi sous le nom de Messier 31, tombe sur nous … et vice-versa. Vu de la Terre ou même d’une planète gravitant autour d’une autre étoile de la Voie Lactée, la galaxie grandira dans la voûte céleste au fil du temps, d’année en année, de milliards d’années en milliards d’années … jusqu’à épouser totalement la nôtre ! Se précipitant vers nous à une vitesse estimée à 400 000 km/h, les astronomes ont calculé que les deux galaxies entreront en collision dans environ 4 milliards d’années (voir vidéo ci-dessous) ! La campagne d’observation réalisée depuis plusieurs années avec le célèbre télescope spatial Hubble à permis d’affiner l’étude du mouvement de cette grande galaxie de 250 000 années-lumière de diamètre. Les simulations de sa trajectoire supposent donc une interpénétration dans environ 4 milliards d’années à compter d’aujourd’hui puis une fusion complète, 2 milliards d’années plus tard … La galaxie du Triangle (visible dans la constellation du Triangle) ou M33, une voisine plus modeste que la Voie Lactée, sera de la partie. Selon les scénarios, soit elle se mêlerait d’abord à la nôtre ou elle rejoindrait la paire Voie Lactée/M31 après leurs premiers contacts … A l’instar de Centaurus A, cette union formerait une galaxie de type elliptique. Lorsque l’Univers était plus jeune et donc plus petit, les collisions entre galaxies (en majorité des galaxies naines) éteint beaucoup plus fréquentes. Notre Univers est aujourd’hui en expansion accélérée, les espaces et les galaxies s’écartent de plus en plus. Les collisions se produisent à l’échelle locale …

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[Image du jour] : Le duo Vénus Jupiter photographié sous la Voie Lactée

Vénus et Jupiter photographiée par Brad Goldpaint

Vénus et Jupiter photographiée par Brad Goldpaint

Partagée sur le blog Bad Astronomy, cette image polyphonique nous montre le serpent étoilé de la Voie Lactée, arcbouté, et aussi les grandes vedettes des soirées de la mi-mars : Jupiter et Vénus en conjonction (au centre de l’image, entre la Voie Lactée et l’horizon).

Sublime, comme d’ailleurs toute la collection de photos capturées par Brad Goldpaint dans divers grands espaces américains, Utah, Oregon, etc.

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[Timelapse video] : Aux portes du cosmos

Deux timelapses videos qui nous emmènent aux portes de l’Univers.

Pour Babak Tafreshi qui a crée la vidéo ci-dessus, tout comme d’ailleurs un grand nombre d’astronomes, le paradis sur Terre n’est peut-être pas le mythique jardin d’Eden mais davantage l’immense désert d’Atacama (Chili), le plus sec au monde qui acceuille le Very Large Telescope (VLT). Intitulée « An astromer’s Paradise », la vidéo invite à un fascinant voyage sur le rebord du monde. On pourrait presque caresser la Voie Lactée et aussi, effleurer les deux nuages de Magellan … Cela peut paraître étrange, une terre si désolée suspendue à 2 700 m. d’altitude, devenue en une quinzaine d’années, un eldorado convoité par les chercheurs du monde entier mais cette région bénéficie d’une qualité de ciel spectaculaire …
Les images capturées/collectées patiemment par l’astronome-photographe confirment la beauté de ce rivage qui invite au voyage, loin dans les profondeurs cosmiques.
L’affichage plein-écran est recommandé.

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Le télescope WISE « déshabille » la Voie Lactée

Une partie de la Voie Lactée déshabillée dans l'infrarouge

Une partie de la Voie Lactée déshabillée dans l'infrarouge

Dans les bras nébuleux de la Voie Lactée.

Observant le cosmos exclusivement dans les longueurs d’onde infrarouge, le télescope spatial WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer) livre une gigantesque mosaïque de milliers d’images d’une partie de la Voie Lactée. Long parchemin où l’on peut y déchiffrer les turbulences interstellaires, cendres d’étoiles et multiples concentrations où se nouent le destin de futures étoiles.

Cette image inhabituelle de la Voie Lactée ne couvre que les régions des constellations de Cassiopée et de Céphée (reine et roi de l’Ethiopie dans le récit mythique), situées non loin de l’extrémité boréale du “chemin de lait”. Cet un écheveau de gaz et de poussières à basse température, un vaste réseau de filaments ici mis au jour par les caméras du satellite WISE, sensible aux infrarouges submilimétrique.

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Le prochain « encas » du trou noir supermassif au centre de notre galaxie

Nuage de gaz approchant du trou noir au centre de notre galaxie

Illustration du nuage de gaz en approche du trou noir supermassif qui se cache au centre de notre galaxie

Cela se passe à environ 25 000 années-lumière de nous, un nuage de gaz et de poussières s’apprête à “tomber” dans le trou noir supermassif au centre de notre galaxie !

Grâce à des observations menées dans l’infrarouge avec le VLT, une équipe d’astrophysiciens européens a pu identifier un sombre nuage de gaz et de poussières en approche du trou noir supermassif Sagittarius A* au centre de notre galaxie. Pour la première fois, les chercheurs vont pouvoir observer, en l’espace de quelques années, un (maigre) repas de trou noir !

Tapi au centre de la Voie Lactée, à quelques 25 000 années-lumière de nous, Sagittarius A* ou Sgr A* (il se cache au centre de notre galaxie, dans la direction de la constellation du Sagittaire) est un trou noir supermassif dont la masse est évaluée à 4 millions de fois celle du Soleil ! Impossible à observer directement, les chercheurs se sont résolus à scruter son environnement en quête de matière en mouvement. Loin d’être un ogre convié à un festin extraordinaire où des “montagnes” d’étoiles l’attendent, le trou noir « n’a pas grand chose à se mettre sous la dent » depuis quelques siècles ! Les étoiles attirées vers ce piège gravitationnel sont plus rares en ce moment (à l’échelle cosmique !), aussi “notre” trou noir doit-il se contenter de piètres repas et de quelques “en-cas” …

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[Image du jour] : Couronne d’étoiles au-dessus des Dolomites

Voie Lactée au-dessus des Alpes

Voie Lactée au-dessus des pré-Alpes italiennes

Somptueux paysage céleste : couronne tressée d’étoiles au-dessus des Dolomites.

La Voie Lactée enjambe quelques sommets montagneux du massif des Dolomites, dans les pré-Alpes italiennes (nord de l’Italie). Edoardo Brotto, l’auteur de ce superbe paysage réunissant la terre et le ciel, l’a très joliment nommé « la couronne des Dolomites ».

Ce grand serpent d’étoiles, qui n’est autre que les entrailles de notre galaxie vue de l’intérieur, apparait dans la réalité moins incurvé que sur cette photo. Un peu comme pour les cartes, il a fallu tricher et déformer l’image pour reproduire la Voie Lactée toute entière.

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En vidéo, promenades dans le ciel d’été nord-américain

Voie Lactée

Voie Lactée photographiée par Eric Hines

Superbe assemblage de photos montées en vidéo : crépuscules et nuits remplies, non ! gorgées d’étoiles, captés quelque part dans le Nebraska et le Wyoming par l’astronome et photographe Eric Hines. C’est l’été et la Voie Lactée est resplendissante, glissant dans la voûte céleste. On distingue les nébulosités et les amas ! A voir en HD et plein écran.

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Découverte de nouveaux amas globulaires cachés dans la Voie Lactée

Comparaison dans le rayonnement visible et infrarouge de la même région de la Voie Lactée

Comparaison dans le rayonnement visible et infrarouge de la même région de la Voie Lactée

Dans un océan stellaire gigantesque, obscurci par la poussière, au centre de la Voie Lactée, un sondage dans le rayonnement infrarouge mené avec le puissant télescope VISTA de l’ESO a révélé l’existante de deux nouveaux amas globulaires et d’un amas ouvert.

Comme le montre très bien la photo ci-dessus, dans le visible on ne compterait que quelques centaines d’étoiles dans cette région centrale de notre galaxie. La vision infrarouge montre qu’elles sont des dizaines de milliers et que des agglomérations d’étoiles sont présentes. Jusqu’à présent les astronomes du monde entier n’avaient identifié que 158 amas globulaire autour et dans la Voie Lactée. Le sondage VVV (VISTA Variables in the Via Lactea) vient d’en révéler deux nouveaux. Lointains et surtout enfouis, masqués par des monceaux de poussières trainant dans toute l’épaisseur de notre galaxie (qui n’est autre que la somptueuse Voie Lactée qui traverse le ciel). Nommés VVV CL001 et VVV CL002, ils sont probablement emplis de plusieurs dizaines de milliers d’étoiles âgées de 8 à 12 milliards d’années, à l’instar des célèbres M13 ou Omega Centauri. Il est encore difficile pour les chercheurs de receuillir de plus amples informations sur ces amas cachés. Idem pour l’amas ouvert VVV CL003 lequel, au contraire des deux précédents, regroupe quelques centaines d’étoiles jeunes, formées il y a quelques millions d’années.

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Superbe vidéo des nuits du VLT richement peuplées d’étoiles

Impossible de ne pas parler – et publier – de cette vidéo qui montre la beauté des nuits à laquelle assistent les gens vivant et travaillant sur le site de l’un des plus grand observatoire du monde, le VLT.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette vidéo est magnifique. On reste bouche bée à la découverte de ces images d’une intense beauté. A la gloire du grand observatoire européen de l’hémisphère sud – et l’un des plus grands du monde -, le Very Large Telescope (VLT) et de son ciel nocturne d’une incroyable limpidité … Rassemblées au sommet du Mont Paranal à 2 635 mètres d’altitude, les grandes coupoles cubiques abritent chacune un télescope géant de 8,20 mètres de diamètre (Antu, le Soleil – Kueyen, la Lune – Melipal, la Croix du Sud et Yepun, Vénus) paraissent seules et loin du monde … Rappelant les géants de pierre de l’île de Pâques, les coupoles sont face à l’Univers, sur le rivage du monde, devant l’immensité peuplée de milliards d’autres mondes qui nous éclairent la nuit !

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La Voie Lactée comme vous ne l’avez jamais vue

Superbe panorama de la Voie Lactée

Magnifique panorama de la Voie Lactée photographié par Nick Risinger - Cliquez pour la voir en plein écran !

Grandiose panorama de la Voie Lactée réunissant plus de 37 000 clichés réalisés par l’astronome et photographe Nick Risinger.

Nous sommes habitués à voir d’autres galaxies que la notre, de profil, par la tranche, vue d’au-dessus ou en collision, quelque soit son type ou la catégorie à laquelle elle appartient. Mais la Voie Lactée, impossible de la voir intégralement … Il faudrait nous éloigner de plusieurs dizaines de milliers d’années-lumière de la Terre pour découvrir notre galaxie spirale de 100 000 années-lumière de diamètre ! Nous sommes encore bien incapable de réaliser un tel voyage qui durerait des milliers d’années à la vitesse de lumière !
Cependant il existe une parade à cette grande frustration : réunir les photographies de la Voie Lactée réalisées à la fois dans l’hémisphère nord et dans l’hémisphère sud. Cela offre un aperçu de la galaxie qui nous abrite vue de l’intérieur, par la tranche, où des dizaines de milliards d’étoiles se bousculent parmi de sombres nuages de poussières et de gaz.

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Paysage céleste de l’hémsiphère sud en vidéo

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Splendide panorama du ciel de l’hémisphère sud enregistré à l’Observatoire du Mont Paranal.

Le photographe et astronome Stéphane Guisard nous fait partager une fois de plus  son amour et sa passion pour le ciel de l’hémisphère sud, en particulier celui que sonde et scrute les grands télescopes de l’Observatoire de l’European Southern Observatory (ESO) situé au sommet du Mont Paranal au Chili. La récente publication d’une vidéo (à voir en haute résolution) témoigne de son talent à saisir les beautés du ciel. Celle-ci, nous plonge dans un paysage sidéral limpide déployé entre le coucher et le lever du Soleil, au-dessus de l’une des régions les plus arides du monde. On peut voir, bordant l’image prise en « fisheye« , les quatre bâtiments principaux (aux dimensions de cathédrales) qui abrite chacun des télescopes de 8,2 mètres de diamètre. Embrassant la totalité de la voûte céleste, la vidéo a également été « déroulé », extrapolée, offrant ainsi un point de vue à 360°.

Les ingénieurs du VLT emploient des techniques d’interférométrie afin d’augmenter la résolution des télescopes. Le laser jaune jaillissant de l’une des « coupoles » est chargé de sonder les couches de l’atmosphère terrestre et d’évaluer la turbulence pour la « corriger » ensuite au moyen de l’optique adaptative.

Impossible de ne pas reconnaître, tels deux fantômes pâles voguant sur les rives de la Voie Lactée, le Petit et le Grand Nuage de Magellan, deux galaxies naines irrésistiblement attirée par notre grande galaxie spirale.

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Crédit photo/vidéo : Stéphane Guisard.

Collision violente dans le groupe local de galaxies il y a 6 milliards d’années

M31 et M32

La galaxie d'Andromède (M31) et un de ses compagnons, M 32 (cliquez pour agrandir)

Des chercheurs de l’Observatoire de Paris ont voulu reconstituer une partie de l’histoire du groupe local de galaxies dominé par la galaxie d’Andromède et la notre, la Voie Lactée. Les simulations mettent en évidence la collision entre deux galaxies il y a 5,5 milliards d’années, aboutissant à la formation de la galaxie d’Andromède. L’élaboration de ces modèles a demandée la puissance de calcul de super-ordinateurs pendant plusieurs jours.

Les simulations ont ainsi mis en scène entre 300 000 et 8 millions de particules figurant étoiles, gaz, poussières et matière noire présents au sein des deux galaxies protagonistes. L’une était un peu plus massive que la Voie Lactée, notre propre galaxie et la seconde, d’une masse trois fois inférieure. Pas moins de 20 jours de calculs furent nécessaires aux ordinateurs de l’Observatoire de Paris et de l’Académie des sciences de Chine (NAOC) pour élaborer des simulations convaincantes.

D’après les modèles, il apparait que notre grande voisine, la célèbre galaxie d’Andromède (Messier 31) aurait émergée il y a environ 5,5 milliards d’années après la collision violente entre les deux galaxies des modèles évoquées ci-dessus ! Dans la « bataille », de la matière fut dispersée, entrainant de surcroît la formation des deux galaxies naines dans notre voisinage, qui se précipitent sur la notre à la vitesse impressionnante de 350 kilomètres par seconde, soit environ 1 million de kilomètres par heure ! Visibles dans le ciel de l’hémisphère sud, nous les désignons sous les noms de Grand et Petit Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud et Small Magellanic Cloud). Deux « rejetons » issus de cette rencontre qui a débuté il y a environ 9 milliards d’années.

Les modèles éclairent les astrophysiciens sur les origines et l’évolution du « groupe local ». Celui-ci compte une quarantaine de galaxies dominées par la galaxie d’Andromède et la Voie Lactée. Ces recherches intéressent également les cosmologistes qui enquêtent sur le développement et les croisements des galaxies naines.

Pour plus d’informations et de détails, lire le communiqué de presse de l’Observatoire de Paris.

En vidéo, simulation de la rencontre brutale entre deux galaxies de masses différentes qui a débutée il y a 9 milliards d’années. Ce scénario prévoit l’émergence et la formation de la galaxie d’Andromède.

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Crédit photo : CFHT et GEPI, Observatoire de Paris/NAOC.

Gigantesques rayonnements gamma découvert dans la Voie Lactée

Renflement dans le rayonnement gamma

Renflements gigantesques dans la Voie Lactée observés dans le rayonnement gamma (illustration)

Une équipe d’archéologues de l’espace a découvert deux énormes formations de part et d’autres du centre de la Voie Lactée. Les observations du télescope spatial Fermi ont permis de les mettre en évidence.

Insoupçonnées jusqu’à aujourd’hui, deux gigantesques bulles émettant dans le rayonnement gamma sont apparues sur les cartes de la Voie Lactée réalisées à partir des données obtenues avec le satellite Fermi. Peu connu du grand public, ce dernier est sensible aux émissions de très haute énergie. Après avoir épluché deux années d’observation, une équipe d’astrophysiciens a remarqué (par déduction) la présence de fantômes d’un rayonnement foisonnant.

Pour l’instant, bredouilles dans l’explication des origines du phénomène, les chercheurs-archéologues de la galaxie mettent en cause le trou noir supermassif qui trône dans l’invisible au centre de la Voie Lactée. Il pourrait s’agir des vestiges – ou rémanents – d’une éruption de particules à hautes énergies émises il y a plusieurs millions d’années … Une autre explication pointent d’antiques et puissantes émissions de toute une grande famille d’étoiles très jeunes.

Les deux jets formant de prodigieuses bulles, s’étendent sur plus de 25 000 années-lumière chacune. Perpendiculaires au plan de notre galaxie, ils semblent avoir pour « racine » commune le centre de la Voie Lactée.

La Voie Lactée observée avec Fermi.

La Voie Lactée observée avec Fermi. Traces de rayonnements gamma (rouge et orange) au-dessus et en-dessous du centre de la galaxie.

Crédit photo : NASA, DOE, Fermi Gamma-Ray Space Telescope, LAT detector, D. Finkbeiner et al.

Splendide panorama de la Voie Lactée et Rho Ophiuchi

Rho Ophiuchi et la Voie Lactée

Rho Ophiuchi et la Voie Lactée (cliquez pour agrandir)

Le photographe Rogelio Bernal Andreo offre une splendide prise de vue d’une partie de la Voie Lactée et de la région Rho Ophiuchi.

Les douces soirées d’été s’ouvrent avec les constellations « vedette » du Scorpion (Scorpius), suivi de près par le Sagittaire (Sagittarius), au-dessus de l’horizon sud. Une fois la nuit tombée, on distingue leurs principales étoiles comme Antares, rouge comme la braise … En l’absence de la Lune et dans un ciel de bonne qualité où la pollution lumineuse est réduite, on peut admirer le grand fleuve parsemé d’étoiles : la Voie Lactée qui traverse la voûte céleste du nord au sud. C’est cette région centrale de notre galaxie que le photographe Rogelio Bernal Andreo a braqué avec son appareil photo. Afin de voler un peu de sa beauté et des subtilités qui la jalonne. Le panorama est merveilleux. L’image ci-dessus est la combinaison de 52 cliches réalisés dans plusieurs régions du monde.

Nombre des étoiles présentes au centre de notre galaxie sont distantes de 25 000 années-lumière. Pareille à un brume légère, cette région est parfois zébrée de couloir sombre, des courants de poussières serpentant dans l’épaisseur de notre galaxie. On peut en voir un s’étirer depuis la région nommée Rho Ophiuchi, haute en couleur, jusqu’à la partie la plus dense de la Voie Lactée. Celle-ci apparait déchirée par endroit par l’abondance de poussières qui occulte d’innombrables étoiles. Des nébuleuses célèbres tachent de rouge et de rose ces régions parfois obscures. On reconnait, la nébuleuse de la Lagune (Messier 8), la nébuleuse Trifide ou du Trèfle (Messier 20) mélangée à du bleu et aussi la nébuleuse Patte de Chat (Cat’s Paw Nebula). Quelques amas globulaires sont également présents, en particulier Messier 4. Des dizaines de milliers de vieilles étoiles, blotties ensemble sur le rebord de notre galaxie. M 4 est visible sous la flamboyante Antares (Alpha Scorpii), « star » de la constellation du Scorpion. La supergéante rouge, rivale de Mars (Ares), semble baigner dans une symphonie de couleurs. Cette nébuleuse par émission enrobe une étoile double et forme le vaste ensemble Rhô Ophiuchus.

Ce paysage est devant nous tout l’été cependant nos yeux sont incapables d’en saisir la richesse de la palette spectrale … Des heures d’impressions de la lumière sur nos rétines, qui plus est sous un ciel limpide, seraient nécessaires pour en goûter toutes les nuances. Nos pupilles minuscules ne laissent voir que peu de choses de l’Univers. Il nous faut le talent d’un Rogelio Bernal Andreo pour en appréhender la beauté.

Télécharger l’image en haute-résolution (2,2 Mb).

Inutile de vous dire que je recommande la visite du site internet du photographe Rogelio Bernal Andreo. Les images sont toutes somptueuses et à couper le souffle !

Crédit photo : Rogelio Bernal Andreo.

La Voie Lactée photographiée dans toute sa splendeur

Panorama de la Voie Lactée

Magnifique panorama de la Voie Lactée (cliquez pour agrandir)

L’European Southern Observatory (ESO) vient de publier, dans le cadre de l’Année Mondiale de l’Astronomie 2009 (AMA 2009) et de son ambitieux projet GigaGalaxy Zoom, une sublime mosaïque de photographies de la Voie Lactée (1ére d’une série de 3). Cela permet un regard à 360° sur ce gigantesque ensemble d’étoiles, de gaz et de poussières. Plus de 300 champs furent couverts et photographiés 4 fois par l’excellent Serge Brunier, intarissable et brillant chasseur d’images du firmament. Il sillonna le désert d’Atacama, le Mont Paranal et La Palma dans les îles Canaries où sont basés les plus grands observatoires de l’ESO (La Silla, VLT, La Palma) durant une période allant de août 2008 jusqu’à février 2009. La Voie Lactée visible dans l’hémisphère nord est ainsi jointe à celle visible dans l’hémisphère sud. Il s’agit de toute notre galaxie vue de l’intérieur, depuis la Terre. Des dizaines de milliards d’étoiles peuplent cette impressionnante image qui comptent pas moins de 800 millions de pixels !

En se rendant sur le site internet du fabuleux projet GigaGalaxy Zoom, le visiteur est invité à cliquer dans de multiples zones pour se fondre dans l’immensité de ce paysage stellaire. Un régal. C’est à la fois contemplatif et très instructif : des dizaines d’objets célestes sont passés en revue, un peu partout dans ce très large champ visuel. Une deuxième image sera publiée le 21 septembre.

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Serge Brunier à La Palma

Les photos de Serge Brunier ont été soigneusement et laborieusement traitées sur ordinateur par Fredéric Tapissier avec la participation de plusieurs professionnels de l’ESO.
Sur le site internet du photographe, vous pouvez découvrir bien d’autres images encore, en savoir plus sur leur réalisation et sa démarche humaniste. Qualités d’un grand voyageur du ciel, à l’affut de l’atmosphère la plus limpide et transparente, des nuits les plus grandioses et spectaculaires.

Télécharger l‘image en très haute résolution (1,7 Mb).

Crédit photo : Serge Brunier, Frédéric Tapissier, ESO.

Le trou noir supermassif au centre de notre galaxie

Trou noir au centre de la Voie Lactée

Trou noir au centre de la Voie Lactée

Le trou noir supermassif dissimulé au centre de notre galaxie a une masse de 4 millions de fois celle du Soleil ! De récentes observations avec le VLT font apparaître les danses et éruptions de gaz de plusieurs dizaines d’étoiles, parfois très jeunes, qui gravitent autour. Dans cette région de la Voie Lactée, à proximité du trou noir nommé Sagittarius A*, le temps peut s’écouler entre 45 et 60 millions de fois plus vite !

Les astronomes allemands qui ont travaillés sur le trou noir ont assistés à plusieurs éruptions, probablement les étoiles déchirées. Les jeunes étoiles, agées de moins de 10 millions d’années, surprennent beaucoup les chercheurs. Elles n’ont pas pu naître là et ne peuvent appartenir à des amas ouvert. Une hypothése suggére qu’elles proviennent de couples attirés et disloqués par l’énorme force gravitaionelle. Les compagnons auraient été expulsé de la Voie Lactée, corroborant ainsi certaines observations d’étoiles fuyant la partie centrale de notre galaxie.

Crédit photo : ESO/APEX/2MASS/A. Eckart et al. , ESO/L. Calçada.

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