Extinction des dinosaures : une comète plutôt qu’un astéroïde ?

mass_extinctions

Le taux d’iridium dans les couches sédimentaires remontant à 65 millions d’années suggère à une équipe de chercheurs que l’impact d’une comète et non d’un astéroïde de 10 km a été à l’origine de la dernière extinction de masse.

Lors de la quarante-quatrième conférence des sciences lunaires et planétaires (Lunar and Planetary Science Conference, LPSC) qui s’est déroulée du 18 au 22 mars 2013 à The Woodlands au Texas, des scientifiques ont avancé que l’impacteur qui a causé la disparition de l’immense majorité des dinosaures il y a 65 millions d’années ne serait pas un astéroïde mais plutôt une comète.

Lire la suite»

Vesta et la Lune, victimes en même temps d’un bombardement de météorïdes

MoonAsteroidsShareHistory

Vesta et la Lune auraient été bombardé par une même salve de météoroïdes il y a plus de 4 milliards d’années.

Une étude publiée le numéro de mars 2013 de la revue Nature Geoscience suggère un lien inattendu entre notre satellite naturel, la Lune et Vesta, le deuxième plus gros corps rocheux de la ceinture d’astéroïdes. L’analyse des échantillons lunaires rapportés par les astronautes des missions Apollo (environ 448 kg) et celle de météorites échouées sur Terre appartenant à des familles relativement communes, les “howardites” et les “eucrites” (environ 1,3 t.) ― par ailleurs considérés par les planétologues comme des fragments de Vesta ― révèlent des impacts violents par une même population de projectiles se déplaçant à très grande vitesse au cours d’une même période. C’était il y a plus de 4 milliards d’années et la Lune en porte toujours les cicatrices : vastes bassins sombres et cratères immenses que nous avons toujours plaisir à observer dans nos instruments. Appelé “cataclysme lunaire”, cet épisode douloureux ne semble pas avoir affecté uniquement notre satellite naturel. A plus de 300 millions de km de chez nous, Vesta n’a, apparemment, pas été épargné. Tous deux “[…] semblent partager le même historique du bombardement massif” commente Yvonne Pendleton qui dirige le NASA Lunar Science Institute (NLSI) à l’origine de ces recherches.

Lire la suite»

Premières images de l’astéroïde 2013 ET

Portrait de l'astéroïde 2013 ET qui s'est hasardé à 1,1 millions de km de la Terre le 10 mars 2013

Portrait de l’astéroïde 2013 ET qui s’est hasardé à 1,1 millions de km de la Terre le 10 mars 2013

Deux astéroïdes récemment découverts qui se sont aventurés dans notre voisinage.

On a beaucoup parlé de l’astéroïde 2012 DA14 qui a frôlé la Terre à une distance record (27 700 km !) le 15 février dernier sans pour autant nous menacer directement. Toutefois, le matin même le hasard a voulu qu’un corps plus petit (environ 17 m.) explose dans le ciel de Russie, non loin de la ville de Chelyabinsk. Depuis quelques décennies, les scientifiques prennent très au sérieux ces innombrables gros cailloux cosmiques, visiteurs inopportuns qui croisent l’orbite terrestre. Leurs tailles modestes et leurs compositions rendent assez difficiles leurs recensements pourtant nécessaires pour anticiper un quelconque danger (à une échelle régionale ou planétaire …).

Lire la suite»

Vidéo et images radar de l’astéroïde 2012 DA14

2012DA14-radar_NASA-JPL-Goldstone

Images radar de l’astéroïde 2012 DA14 qui a frôlé la Terre le 15 février 2013 compilées en vidéo.

Des chercheurs de la NASA qui ont suivi le passage de l’astéroïde 2012 DA14 à proximité de la Terre (à 28 000 km) le 15 février dernier viennent de publier un montage vidéo des images radar capturées avec la grande antenne de Goldstone (Californie). Elles ont été réalisées après que l’astéroïde ait dépassé notre planète sans danger, durant 8 heures, entre le 15 et le 16 février, à une distance comprise entre 120 000 km et 314 000 km. Même si les images apparaissent imprécises (résolution de 4 m. par pixel), les données recueillies permettent aux astronomes de mieux définir sa forme, sa taille, ses nombreuses irrégularités et aspérités, d’évaluer sa période de rotation avac davantage de précision, de même que son orbite. Ces observations suggèrent que ce gros “caillou” mesure quelques 40 m. dans sa plus grande longueur.
De nouvelles observations radar ont été programmées les 18, 19 et 20 février.

Lire la suite»

Passage de l’astéroïde 2012 DA14 en photos et vidéos

Passage de l'astéroïde devant la nébuleuse de la Carène photographié en Australie par Aaron Kingery

Passage de l’astéroïde devant la nébuleuse de la Carène photographié en Australie par Aaron Kingery

Quelques images et vidéos du passage furtif de l’astéroïde 2012 DA14 à 28 000 km de la surface de la Terre.

L’astéroïde 2012 DA14 d’une taille estimée entre 45 et 50 mètres pour une masse de 130 000 tonnes a frôlé la Terre sans danger le 15 février 2013 à 20h29 TU. Passant à seulement 28 000 km de la surface (plus particulièrement l’Indonésie, au plus près), soit 13 fois moins que la distance qui nous sépare de la Lune, il a défrayé la chronique pour cette approche record. Tout du moins depuis que nous commençons sérieusement à fouiller les cieux et l’espace alentour à la recherche de ces corps rocheux “potentiellement dangereux”. 

Lire la suite»

Météorite ? Astéroïde ? Que s’est-il passé dans le ciel de Russie ?

Les chercheurs en savent un peu plus sur le petit astéroïde qui a explosé dans le ciel de Russie.

Aucune corrélation entre le “météoroïde » qui explosa dans le ciel de Russie et le survol à une distance record de l’astéroïde 2012 DA14 (40 m. de long).

Le météorite ou plutôt le petit astéroïde qui est entré dans l’atmosphère terrestre au-dessus de la région de l’Oural, en Russie, le 15 février 2013 à 9 h 20, heure locale (il était 4 h 20 du matin en France métropolitaine) était l’événement météorique le plus puissant enregistré depuis celui de 1908 lequel coucha les arbres sur des dizaines de kilomètres dans la région de Tunguska !

Lire la suite»

Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14

latest_2012DA14_shoulder_673

Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14 qui frôlera la Terre dans la soirée du 15 février 2013. Comment l’observer ?

Il est rare qu’un astéroïde de type géocrosieur passe aussi prés de la surface de la Terre et cela, sans danger aucun !

2012 DA14 (découvert en février 2012) fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. D’une taille estimée à 45 mètres (dans sa plus grande longueur), il s’approchera de la surface de notre planète bleue à environ 27 700 km (13 fois plus prés que la Lune). C’est en deçà de la flottille de satellites de communications et de météo qui sont en orbite géostationnaire à quelques 35 800 km d’altitude. Les autres satellites tels les télescopes spatiaux ou la Station Spatiale Internationale (ISS) qui nous survolent à plus de 400 km d’altitude n’ont absolument rien à craindre. Fort heureusement, cet astéroïde de dimension relativement modeste dont la masse est évaluée à 130 000 tonnes n’est pas sur une trajectoire de collision. Il ne représente donc pas une menace pour l’ensemble de la vie sur Terre !

asteroid 2012 DA14 en approche

Animation créée à partir de 3 images de l’astéroïde 2012 DA14 capturées à l’observatoire Faulkes Telescope South en Australie le 14 février 2013. La distance de l’astéroïde était alors de 748 000 km.

Lire la suite»

Un astéroïde frôlera la Terre le 15 février à une distance record

Illustration de l'astéroïde 2012 DA14 lors de son passage au plus près de la Terre, vendredi 15 février 2013

Illustration de l’astéroïde 2012 DA14 lors de son passage au plus près de la Terre, vendredi 15 février 2013

L’astéroïde géocroiseur 2012 DA14 frôlera notre planète à moins de 28 000 km.

Le 15 février prochain, un astéroïde va frôler notre planète à environ 27 700 km de la surface ! Une altitude inférieure à celle des satellites géostationnaires (orbite à 36 000 km). “Depuis les sondages réguliers du ciel commencés au début des années 1990, nous n’avons jamais vu un objet aussi gros passé aussi prés de la Terre” déclarait Don Yeomans du programme de la NASA Near Earth Object (NEO), . “Il s’agit d’une approche record” !

Lire la suite»

L’astéroïde Toutatis photographié par la sonde spatiale Chang’e 2

Toutatis

Toutatis frôlé par la sonde spatiale chinoise Chang’e 2 à environ 3,2 km

Rares images de l’astéroïde Toutatis qui nous a frôlé le 12 et 13 décembre 2012, capturées par la sonde spatiale chinoise Chang’e 2.

La mission lunaire Chang’e 2 de l’agence spatiale chinoise profita du passage de l’astéroïde Toutatis à un peu moins de 7 millions de kilomètres de la Terre, le 13 décembre dernier, pour l’approcher et produire des images inédites de sa morphologie encore mal connue. Long d’environ 4 kilomètres, Toutatis est un géocroiseur “potentiellement dangereux” qui ne devrait pas entrer en collision avec notre planète à court et moyen terme.

Lire la suite»

Astéroïde Apophis : pas de collision à craindre en 2036

Apophis photographié le 6-7 janvier 2013 par le télescope spatial Herschel

Apophis photographié le 6-7 janvier 2013 par le télescope spatial Herschel

Potentiellement dangereux, l’astéroïde Apophis ne représente plus une menace pour son passage de 2036, selon de récents calculs de son orbite.

A l’occasion du passage à environ 14,4 millions de km de la Terre, le 9 janvier 2013, de l’astéroïde Apophis, plusieurs chercheurs ont pointé leurs  radiotélescopes et radars sur cette cible mouvante encore mal caractérisée. Découvert en 2004, cet astéroïde reçut très vite (en partie à cause des médias) une mauvaise réputation. Les calculs initiaux évaluaient en effet à 2,7 % les risques d’une collision avec notre planète le vendredi 13 avril 2029. Il n’en faillait pas plus pour y voir un astéroïde-tueur capable de nous anéantir. Outre le 21 décembre 2012, la prochaine date de la “fin du monde” était déjà connue ! Puis, après correction, ce serait plutôt le 13 avril (aussi !) 2036, avec toutefois des risques d’impact beaucoup plus faibles. Finalement, les dernières estimations — plus solides encore que les précédentes, appuyées par les observations affinées de ces derniers jours — excluent une collision avec la Terre à ces dates-là. En 2036, les risques ne sont plus que d’un sur un million ! Ouf !

Lire la suite»

Une double ceinture d’astéroïdes découverte autour de l’étoile Véga

Illustration des ceintures de débris qui entourent Véga

Illustration des ceintures de débris qui entourent Véga

Familière des observateurs du ciel d’été, l’étincelante Véga posséderait deux ceintures d’astéroïdes à l’instar de Fomalhaut ou du Soleil.

Par une belle nuit d’été, nul doute que vous l’ayez déjà remarqué. Son éclat bleu-blanc transperce l’atmosphère. Etincelante et haute dans le firmament, Véga (Alpha Lyrae) domine sans vergogne en compagnie d’Altaïr et Deneb (elles forment toutes les trois le célèbre “Triangle de l’Eté” ou “Trois Belles de l’Eté”). Dans le ciel boréal, seule Sirius — visible durant les soirées d’hiver — lui “fait de l’ombre ».

De récentes observations menées avec les télescopes spatiaux Herschel et Spitzer, sensibles au rayonnement infrarouge, suggèrent fortement que l’étoile âgée d’environ 600 millions d’années (elle est encore jeune en comparaison avec le Soleil) possède une double ceinture d’astéroïdes. Suspectée depuis quelques années, les données font apparaitre deux vastes couronnes ou bandes constituées de poussières et d’astéroïdes et séparées par un grand espace vide. Bien entendu, celle qui est la plus proche du foyer stellaire, la ceinture intérieure, est la plus chaude tandis que la seconde, extérieure, est la plus froide. Cette configuration n’est pas sans rappeler le cas Fomalhaut, une autre jeune étoile (âgée d’env. 400 millions d’années) de 2 masses solaires, également distante de 25 années-lumière de la Terre. D’ailleurs, Véga, Fomalhaut et aussi Castor (constellation des Gémeaux) ont la même dynamique. Des indices qui suggèrent une même origine au sein d’un amas ouvert, aujourd’hui éparpillé.

Lire la suite»

Nouvelles données sur l’astéroïde Apophis

Apophis photographié le 6-7 janvier 2013 par le télescope spatial Herschel

Apophis photographié le 6-7 janvier 2013 par le télescope spatial Herschel

Les données collectées par le télescope spatial Herschel sur l’astéroïde Apophis qui nous rend visite ce 9 janvier montrent qu’il est plus grand que prévu et moins réfléchissant.

Il y a environ un mois, le 12-13 décembre 2012, l’astéroïde portant le nom du dieu celte, Toutatis, s’invitait — comme il en a pris l’habitude tous les 4 ans environ — dans le voisinage de notre planète sans pour autant, et fort heureusement, nous menacer directement … Long de plus de 4,4 km, (4179) Toutatis est passé ce jour-là non pas à un cheveu de la Terre mais à 6,9 millions de km de distance (18 fois la distance Terre-Lune).

Classé parmi les “objets potentiellement dangereux” (PHO pour Potentially Hazardous Objects), Toutatis est l’un des plus gros connus des astronomes. Bien entendu, il n’est pas le seul dans cette catégorie et plusieurs observatoires dans le monde s’emploient à recenser ces petits corps relativement sombres qui croisent notre orbite. Ils sont paradoxalement petits mais tout de même suffisamment gros (celui-ci équivaut à une montagne) pour causer des dégâts, au mieux à l’échelle régionale, au pire à l’échelle globale.
Grâce aux données collectées à chacune de ses visites, les chercheurs affinent les calculs de sa trajectoire. Tout indique qu’il ne représente pas une menace avant plusieurs siècles.

Lire la suite»

L’astéroïde Toutatis en vidéo

Toutatis

Toutatis le 11 décembre, image radar de l’Observatoire de Goldstone

Profitant du passage à 6,9 millions de km de la Terre de l’astéroïde Toutatis, des astronomes esquissent son portrait à partir des images radar obtenues à l’observatoire de Goldstone. Long de plus de 4 km, Toutatis est l’un des plus gros astéroïdes potentiellement dangereux à s’approcher de notre planète régulièrement. Selon les calculs, il n’y aurait aucun impact à craindre avant plusieurs centaines d’années.

La vidéo ci-dessous a été réalisée à partir de 64 images capturées les 12 et 13 décembre 2012 alors qu’il était au plus prés de nous.

Lire la suite»

Deux astéroïdes frôlent la Terre sans nous menacer

Toutatis images radar

Toutatis capturé par les radars de Goldstone

Par Toutatis !, le ciel va t’il nous tomber sur la tête ? La fin du monde tant annoncée ne devrait pas être pour le 21 décembre 2012 ni pour le 12/12/12, jour du passage du gros astéroïde potentiellement dangereux au plus près de la Terre.

C’est l’un des plus gros astéroïdes potentiellement dangereux à croiser régulièrement l’orbite de la Terre. Long d’environ 4,46 km et large de 2,4 km, (4179) Toutatis a probablement vu naître et grandir les planètes du système solaire avant de se retrouver captif de l’orbite terrestre. Repassant en moyenne tous les 4 ans dans les parages, les astronomes sont ravis de pouvoir l’étudier : cerner sa silhouette patatoïde, définir sa rotation, reconstituer son parcours depuis plusieurs milliards d’années et aussi, de déchiffrer les secrets des origines qu’il renferme …

D’après de récents calculs de sa trajectoire, Toutatis ne représente pas une menace pour la vie sur Terre, du moins pas avant plusieurs siècles.
Ce mercredi 12 décembre, l’astéroïde nous manquera (et tant mieux !) de quelques 6,9 millions de kilomètres, soit 18 fois la distance Terre-Lune. On est loin d’être frôlé et cela rien à voir avec celui, vraisemblablement deux fois plus gros, qui a percuté la surface de notre planète il y a 65 millions d’années et a presque totalement anéanti les dinosaures !

Lire la suite»

Les encas d’astéroïdes du trou noir central observés avec le satellite NuSTAR

Black hole sagitarrius a eating asteroids illustration 48503 600x450

Grâce aux données collectées avec le nouveau satellite NuSTAR, les astronomes en savent un peu sur les en-cas et les éruptions de haute énergie de Sagittarrius A*, le trou noir supermassif tapi au centre de la Voie Lactée.

Lancé en juin 2012, le satellite NuSTAR (Nuclear Spectroscopic Telescope ARray) sensible aux rayonnements x de haute-énergie est à ce jour, l’instrument le mieux qualifié pour étudier avec le plus de précisions possible le trou noir supermassif tapi au centre de notre galaxie. Situé à environ 26 000 années-lumière du système solaire dans la région la plus dense de la Voie Lactée, Sagittarius A* – ou Sgr A* — (présent dans la constellation du Sagittaire) est un poids lourd estimé à 4 millions de masses solaires ! On pourrait facilement imaginé que l’objet, en proie à un appétit d’ogre, n’a de cesse de dévorer et d’engouffrer les corps célestes qui s’aventurent trop de lui or les données recueillies ces dernières années témoignent d’une diète qui ne ressemble pas à celle d’un monstre de cette espèce. Il n’y aurait, en effet, point d’étoiles au menu ni même de planètes mais seulement des miettes, à savoir une pléthore d’astéroïdes (de tailles équivalentes à celui qui a frappé la Terre il y a 65 millions d’années ou plus modestes). Bref des en-cas jetés en pâture avec parcimonie ! C’est maigre pour un trou noir de cette importance en comparaison avec la plupart de ses congénères épiés au sein d’autres galaxies.
Les petits sursauts de haute-énergie observés ces derniers mois ont vraisemblablement été provoqués par quelques-uns de ces astéroïdes (ils seraient des milliards à attendre leur tour dans la banlieue de l’astre obscur …). Brisés, leurs débris emportés ont été chauffés à plus de 100 millions de degrés Celsius !

Lire la suite»

Portrait de l’astéroïde géocroiseur 2007 PA8

2007 PA8

Images capturées avec l’antenne de 70 m. de Goldstone en Californie

Premier portrait de l’astéroïde 2007 PA8 qui passait à moins de 10 millions de km de la Terre à la fin du mois d’octobre 2012.

Dans notre système solaire, la plupart des astéroïdes sont sagement “parqués” entre les orbites de Mars et Jupiter, à plus de 350 millions de km de la Terre. On trouve beaucoup aussi de ces témoins de la formation des planètes, au-delà de l’orbite de Pluton, dans la Ceinture dite de Kuiper et le vaste Nuage de Oort. Plusieurs dizaines de milliers, autant dire une minorité, se sont égarés entre les orbites des planètes, se heurtant parfois à l’une d’entre elles (il n’est pas rare qu’ils échouent dans le Soleil). Les géocroiseurs sont ceux qui se hasardent à croiser l’orbite de la Terre. Selon leurs tailles, ils sont évidemment craints par notre espèce qui les recherche activement depuis quelques années. En effet, au-delà d’une largeur de 140 mètres, l’impact peut être violent et occasionner des dégâts très importants à l’échelle régionale. Ces événements sont heureusement devenus rares (les choses étaient différentes il y a plusieurs milliards d’années) mais le risque existe toujours. Nos connaissances actuelles et plusieurs télescopes spatiaux et terrestres peuvent nous aider à anticiper et éviter de pareilles catastrophes.

Lire la suite»

Observation d’un nouvel impact à la surface de Jupiter

Nodebris

Impact d’un astéroïde dans l’atmosphère épaisse de Jupiter observé et enregistré par deux astronomes amateurs.

Le 10 septembre 2012, Dan Petersen qui avait braqué son télescope sur Jupiter, devint le témoin privilégié d’un nouvel impact dans l’atmosphère de la planète géante. En effet, à 11h35 TU précisément, l’astronome amateur observa un soudain flash lumineux durant une à deux secondes. L’impact probablement causé par un astéroïde ou une comète s’est produit à proximité du limbe est de Jupiter, juste en-dessous de la ceinture équatoriale nord. Au même moment, Georges Hall qui ne l’observait pas directement mais produisait des images au foyer de son télescope, a pu enregistrer le flash de la collision (vidéo ci-dessous). La nouvelle, colportée immédiatement après son observation par Dan Petersen, fit rapidement le tour des forums spécialisés sur internet, invitant chacun à guetter l’apparition, au cours des prochaines heures, d’un éventuel nuage sombre dans la zone touchée. C’est ce qui s’était produit, souvenez-vous, en 1994 après la chute (en plusieurs morceaux) de la comète Shoemaker-Levy 9. Cette fois-ci, plus de 48 heures après les faits et 2 à 3 rotations de la planète plus tard, nul nuage de débris n’est encore apparu. L’auteur de ce cataclysme était vraisemblablement un corps d’une relative petite taille (moins de 10 mètres ?). Un météore, en somme, “digéré” par la planète géante.

Lire la suite»

DAWN : « Hasta la vista, Vesta ! »

Dernière image de Vesta capturée par la mission Dawn en route vers Cérès. Le pôle nord de l’astéroïde est au centre

Départ de la mission DAWN vers Cérès. Dernier regard sur l’astéroïde Vesta et “Best-Of”.

Le 5 septembre, la sonde spatiale Dawn a quitté l’astéroïde Vesta pour s’élancer vers Cérès, planète naine et plus gros corps de la ceinture d’astéroïde, qu’elle devrait atteindre en 2015.

Depuis son arrivée, le 16 juillet 2011, Dawn a recueilli de précieuses informations sur cet îlot rocheux qui enferme des lambeaux de la mémoire du système solaire primitif. La vidéo ci-dessous, en retrace les moments forts.

Lire la suite»

En vidéo, portrait d’adieu de la mission Dawn à Vesta

Fin de la mission de Dawn autour de Vesta le 4 septembre

Survol virtuel de l’astéroïde Vesta créée à partir des images collectées durant un an par la sonde spatiale Dawn.

Après un périple de 4 ans qui l’a conduit à l’intérieur de la ceinture principale d’astéroïdes (entre Mars et Jupiter) au plus prés de Vesta, Dawn “reprend la route” le 4 septembre pour la deuxième cible de sa mission : la planète naine Cérès qu’elle devrait atteindre en 2015.

Arrivée le 16 juillet 2011 dans le giron de Vesta (déesse romaine du foyer, Hestia pour les Grecs), la sonde spatiale a révélée avec force détails des paysages jusque là insoupçonné du plus grand astéroïde de la région (560 km dans sa plus grande longueur). Toutes ces images et données collectées durant cette campagne de 13 mois ont permis aux astronomes et planétologues de mieux le caractériser. Prés de la proéminence du pôle sud, la région baptisée RheaSilvia est un immense bassin d’impact de 505 km de diamètre formée il y a moins de deux milliards d’années ! Il semblerait que Vesta est essuyé – et survécu – non pas à une mais deux violentes collisions. Sa surface a fondue et enrobe un noyau de fer.

Lire la suite»

Le télescope WISE traque les astéroïdes potentiellement dangereux

Cartographie partielle des astéroïdes géo-croiseurs et potentiellement dangereux

Cartographie partielle des astéroïdes géo-croiseurs et potentiellement dangereux

Plusieurs milliers d’astéroïdes potentiellement dangereux gravitent autour de la Terre, à moins de 8 millions de km.

Tout le monde a déjà entendu parler des dinosaures, qui régnaient sur Terre il y a environ 65 millions d’années, anéantis vraisemblablement par l’impact d’une comète ou d’un astéroïde. Bien plus tôt dans l’histoire du système solaire, les astéroïdes, planétésimaux et débris de planètes s’abattaient par millions sur la Terre, Mars, Jupiter, … Un bombardement intensif dont témoigne, 4 milliards d’années plus tard, la surface lunaire par ses cicatrices. Plus rares aujourd’hui, les plus gros d’entre eux, toujours en circulation, représentent de sérieuses menaces pour la biosphère terrestre. Plus petits qu’une planète, ils n’ont aucune difficulté pour se cacher dans l’immense et sombre maquis interplanétaire, échappant de fait, à notre vigilance. Pour les débusquer, les scientifiques-chasseurs d’astéroïdes, scannent les cieux dans l’infrarouge. Seule possibilité de mettre en évidence ces petits corps rocheux – de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de kilomètres de long – faiblement rayonnant dans un milieu froid et sombre.

Lire la suite»

En vidéo, voyage virtuel autour de l’astéroïde Vesta

Paysages contrastés pour le deuxième plus gros astéroïdes du système solaire. Visite virtuel à partir des données collectées par la sonde spatiale DAWN.

Intriguée par les astéroïdes “parqués” en grand nombre entre les orbites de Mars et de Jupiter, et surtout, curieuse de comprendre la genèse de notre planète, l’espèce humaine a choisie de lancer en 2007 la mission DAWN. En visite autour de Vesta depuis la mi-juillet 2011, la sonde spatiale se dirigera ensuite vers la planète naine Cérès.

Après plusieurs mois de collectes de données (cartographies, altimétrie, images infrarouges), les chercheurs viennent de faire un premier point sur ce petit monde, vestige de notre jeune et turbulent système solaire. Vesta montre un visage nouveau, insoupçonné auparavant, fait de contrastes saisissant. Il y a d’abord cette double ride parallèle qui suit presque l’équateur. Nommée Divalia Fossa, les deux tranchées semblent souder les deux coques d’une noix (vu de l’espace, Vesta ressemble à une noix). Autre relief remarquable : Aricia Tholus. Une immense montagne de l’hémisphère sud, culminant à 5 000 mètres. Dans cette même région, les scientifiques ont découvert Rheasilvia, le plus grand bassin d’impact et aussi l’un des plus jeunes (1 milliard d’années) de l’astéroïde.

Image de prévisualisation YouTube
Lire la suite»

Découverte d’un astéroïde qui frôlera la Terre en 2013

L'astéroïde 2012 DA 14 photographié par ses découvreurs à l'observatoire de La Sagra, en Espagne

L’astéroïde 2012 DA 14 photographié par ses découvreurs à l’observatoire de La Sagra, en Espagne

L’astéroïde 2012 DA14 découvert en février 2012 lors de son passage au plus prés de la Terre devrait frôler à nouveau notre planète le 15 février 2013 à une distance record !

Quand les astronomes de l’Observatoire de La Sagra (Espagne) l’ont découvert le 22 février dernier, l’astéroïde 2012 DA14 était déjà 4,3 millions de km de la Terre alors que 6 jours auparavant, il était au plus près de la Terre, à 2,6 millions de km (6 fois la distance Terre-Lune). Son orbite elliptique est inclinée par rapport à celle de la Terre. Le petit astéroïde dont la taille est estimée entre 40 et 45 mètres de diamètre peut croiser la trajectoire de notre planète deux fois dans l’année !

2012da14

Prévision de la trajectoire de l’astéroïde 2012 DA 14, le 15 février 2013

Lire la suite»

En vidéo 3D, un fabuleux voyage autour de l’astéroïde Vesta

Vesta en 3D

Vesta, un astéroïde qui ressemble à une noix !

Chaussez vos lunettes 3D et embarquez pour un sensationnel survol de Vesta, le deuxième plus gros astéroïde du système solaire !

Arrivé mi-juillet à proximité de Vesta, la sonde spatiale DAWN envoie régulièrement des images de la surface du deuxième corps rocheux le plus important de la ceinture principle d’astéroïdes. Large d’environ 500 km, Vesta est probablement le vestige d’un antique planétoïde, formé il y a 4,5 milliards d’années. Il gravite autour de notre étoile, entre Mars et Jupiter, à une distance moyenne de 184 millions de km de la Terre. 

Lire la suite»

L’astéroïde Lutetia, vestige du système solaire jeune

Lutetia frolant une jeune planète du systéme solaire

Lutetia frôlant une jeune planète du système solaire, il y a plus de 4 milliards d'années

Une récente étude de Lutetia révèle que l’astéroïde long de 100 km a été créé dans le système solaire interne en même temps que les autres planètes telluriques.

Intriguant les astronomes depuis longtemps par sa composition physique rare et sa densité élevée, (21) Lutetia fait figure de cas très particulier dans la ceinture d’astéroïdes.

En combinant les données amassées par la sonde spatiale Rosetta qui a visité (21) Lutetia au cours du mois de juillet 2010 avec celles recueillies par plusieurs observatoires terrestres et spatiaux (Spitzer, NTT, …), une équipe de chercheurs a obtenu le plus large et complet spectre jamais réalisé d’un astéroïde.

Lire la suite»

En vidéo, le passage de l’astéroïde 2005 YU55

2005YU55

Moissons de photos et de vidéos de l’astéroïde 2005 YU55 qui a beaucoup fait parlé de lui ces derniers jours.

Le désormais célèbre astéroïde 2005 YU55 qui a frôlé la Terre au cours de la nuit du 8 au 9 novembre, à une distance inférieure à 320 000 km (85 % la distance Terre-Lune) a été photographié et filmé des centaines fois dans le monde. Amateurs et professionnels ont tourné leurs télescopes et cameras vers les constellations que traversait ce gros rocher de 400 mètres de long afin d’en recueillir un maximum de données.

2005 YU55 capturé par le radiotélescope de Goldstone

2005 YU55 capturé par le radiotélescope de Goldstone

Lire la suite»

Image la plus récente de l’astéroïde 2005 YU55

L'astéroïde 2005 YU55

L'astéroïde 2005 YU55 photographié le 7 novembre

C’est l’image la plus récente de l’astéroïde 2005 YU55. Elle a été capturée par le radiotélescope de Goldstone, il y a seulement quelques heures. Le corps rocheux de type carboné de 400 mètres de long était alors à 1,38 millions de km de la Terre, soit 3,6 fois la distance qui nous sépare de la Lune.

Rappelons que cette nuit (8 novembre) vers 23h30, l’astéroïde ne passera qu’à 324 000 km de nous. C’est moins que la distance Terre-Lune ! Plus exactement 85 %. Mais pas de panique, les risques sont très faible que ce petit astéroïde échoue sur la surface terrestre. Géo-croiseur, il revient cependant régulièrement nous rendre visite, à l’instar des 8 000 autres objets connus du même acabit … (voir Near Earth Object Program).

Lire la suite»

L’astéroïde 2005 YU55 « frôlera » la Terre le 8 novembre

asteroid 2005 YU55

Image radar de l'astéroide 2005 YU55 prise en 2010 à l'observatoire d'Arecibo

Le 8 novembre, l’astéroïde géo-croiseur nommé 2005 YU55 passera très près de la Terre sans nous tomber dessus !

Il frôlera la Terre à une distance de 324 000 km, selon les estimations des spécialistes. C’est 0,85 fois la distance moyenne qui nous sépare de la Lune. C’est relativement proche et cela n’était pas arrivé depuis 1976. Il faudra d’ailleurs attendre 2028 pour le prochain passage d’un astéroïde – connu – de taille équivalente (environ 400 m.) dans la banlieue terrestre !

Le 8 novembre vers 23h30, 2005 YU55 devrait atteindre sa plus petite distance avec la Terre. Pour l’occasion, la NASA programme plusieurs observations avec des radiotélescopes (notamment Arecibo) et des télescopes optiques (Goldstone), espérant obtenir des images avec une résolution de 2 mètres par pixel ! Les données recueillies à l’observatoire d’Arecibo en 2010, suggèrent un corps sphérique de 400 mètres de diamètre, tournant sur lui-même en 18 heures. Sa surface serait aussi sombre que le charbon ! Profitant de ce passage à proximité (ne présentant pas de dangers pour la Terre), les chercheurs espèrent récolter plus d’informations sur sa densité, sa composition chimique, ses dimensions, afin, bien sûr, de mieux définir la menace potentielle qu’il représente dans le futur, proche ou lointain.

Lire la suite»

[Image du jour] : Une montagne trois fois plus haute que l’Everest sur Vesta

Montagne culminant à 22 km sur Vesta

Montagne culminant à 22 km sur Vesta

Le deuxième plus gros astéroïde connu du système solaire, Vesta possède une montagne immense qui est trois fois plus élevée que le Mont Everest.

Culminant à 22 km au-dessus du niveau moyen du sol environnant, la montagne règne sur le pôle sud de ce gros bloc de roche de 530 km. L’image a été capturée par la sonde spatiale Dawn, actuellement en orbite autour de l’astéroïde.

Afficher et/ou télécharger l’image en haute résolution.

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA/PSI.

En vidéo, voyage virtuel autour de Vesta

Pole sud de Vesta

Immense cratère de 460 km au pôle sud de Vesta

Attachez vos ceintures ! C’est parti pour la visite de Vesta, le deuxième plus gros astéroïde du système solaire !

Deux mois après l’insertion en orbite réussie de la sonde spatiale DAWN autour de Vesta, la NASA publie une vidéo sensationnelle créée à partir des nombreuses images collectées. Une invitation au voyage, à la découverte de ce grand représentant de la ceinture d’astéroïde dont la forme générale peut évoquer celle d’une noix (avec une ligne médiane de partage qui rappelle aussi Japet, satellite de Saturne) ! Un de ses signes particuliers est indéniablement l’immense cratère de 460 km de diamètre, visible dans sa partie sud. Le survol, accompagné des commentaires éclairés de Carol Raymond principale investigatrice de la mission, nous font découvrir un relief mouvementé, crevassé et rempli de dépressions, rythmé par des enchainements de cratères.

Lire la suite»

Visite de l’astéroïde Vesta

Pôle sud de Vesta

Pôle sud de Vesta

Tandis que l’exploration de Vesta commence, de nombreuses questions se posent déjà sur son relief et l’origine de certaines marques.

La sonde spatiale américaine Dawn chargée de visiter et étudier les deux plus gros corps rocheux de la ceinture d’astéroïdes, Vesta dans un premier temps (pendant environ un an) puis Cérès (une planète naine) en 2015, livre ses premières observations.

Depuis son insertion en orbite ce 16 juillet 2011, le vaisseau descend progressivement en spirale vers la surface de Vesta jusqu’à atteindre une altitude de 2 700 km, le 11 août prochain. Celle que le chercheur Chris Russell (UCLA) qualifie de  »plus petite planète terrestre » montre un visage parfois inattendu et posent plusieurs questions qui n’ont pas encore trouver de réponses ! De prime abord, ses paysages imitent ceux de la Lune ou encore de Mercure, très rythmés par les cratères. Mais la ressemblance est trompeuse et les astronomes ne sont pas au bout de leurs surprises.

Lire la suite»
Copyright © Dandelion by Pexeto