Affluence de photos de la pluie des « Draconides »

Danish Draconids 2011 and Aurora.
Draconides et aurores boréales photographiées Jesper Gronne

Affluence de photos de la pluie des « Draconides » dont le pic d’activité est vraisemblablement survenu après 22 h.

La très attendue pluie météorique des « Draconides » eut bien lieu ce samedi 8 octobre. La plupart étaient de faible luminosité et la présence de la Lune gibbeuse nous a tous privé d’une partie du spectacle … Mais il y eut de beaux coup d’éclats, de belles étincelles qui jaillirent des forges interplanétaires !

Pic d'activité des Draconides
Pic d'activité des Draconides

Selon les estimations de l’International Meteor Organization (IMO) qui a recueilli ces dernières heures, les témoignages d’observateurs scrupuleux basés en Europe et en Asie, l’activité de l’essaim météoriques les « Draconides » a culminé, le soir du 8 octobre, à 20 h10 en temps universel (22 h 10, heure française). Le taux horaire aurait dépassé les 450 étoiles filantes ! C’est très proche des prévisions calculées par Jérémie Vaubaillon de l’IMCCE qui annonçait le pic entre 22 h et 23 h.

De nombreux photographes avisés ont réussi de belles moissons d’images, capturant des poignées de météores se précipitant dans l’atmosphère. Certains eurent la chance d’en photographier tombant dans les filets ou plutôt les draperies d’aurores polaires !

Draconids Aurora
Aurores boréales et Draconides photographiés en Suède par Antony Spencer

En Provence, le ciel était bien dégagé. Les nuages étaient déchiquetés et balayés par un mistral vigoureux qui a rappelé aux observateurs, la fraicheur de l’automne (on avait presque oublié qu’il pouvait faire froid … !) et le goût de cette terre séche où se mélangeait les fragrances du thym que l’on piétinait.
Après nous être frayer un chemin au clair de Lune et braver les rafales de vent (plutôt stimulant !), on se mit tous à l’abri – et à l’ombre de la Lune (et oui !) – sous un pin d’Alep. Nos regards orientés sur la constellation du Dragon, autour du radiant de l’essaim météorique situé dans sa gueule, on « scannait » cette partie du ciel, à l’affut du moindre météore, aussi furtif soit-il.

D’après les estimations, le pic d’activité pouvait survenir entre 21 h et 23 h. C’est vraiment à partir de 21 h 30 que tout s’est accéléré, les étoiles filantes fusant en grand nombre : 1 par ci, une deuxième par là, une petite à peine visible se faufile sous l’étoile Véga, etc. Il y avait des petits « breaks », accalmies (ou peut-être y en avait-il qui surgissait dans notre dos, sous la Lune, au sud, … ?!) puis soudain, un météore plus brillant soulevait des « oh ! » émerveillés … Le jeu semblait avoir commencé, il faut maintenant en capturer le plus possible du regard.

L’IMO a annoncé, en recoupant les données transmises par une soixantaine d’observateurs en Europe, que le maximum fut atteint à 22 h 10 (20 h 10 TU). Au cours de cette période, nous en vîmes, en effet, beaucoup. Une heure plus tard, les « Draconides » aussi appelées « Giacobinides » étaient beaucoup moins nombreux.

Source : Spaceweather, IMO et IMCCE.

Crédit photo : Jesper Gronne et Antonny Spencer.

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